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Avec l’arrivée du nouveau propriétaire Franck McCourt, les supporters marseillais espèrent retrouver les sommets européens. Si les paroles de l’ancien de boss des Dodgers et de son bras droit Jacques-Henri Eyraud semblent avoir conquis les supporters, les actes sont maintenant attendus. En attendant l’arrivée de nouveaux joueurs, le premier gros chantier pour le futur board est de trouver une personne s’occupant de l’aspect sportif. L’objectif étant de partir sur des très bonnes bases, l’OM est dans l’obligation de récupérer une personne de renom pour espérer rentrer dans la cour des grands d’Europe.

La piste prioritaire : Monchi

Si le Paris Saint-Germain s’est cassé les dents sur le dossier Monchi, l’OM pourrait bien tenter sa chance l’été prochain. En effet, l’ancien gardien sévillan cherche toujours à quitter le club. Désirant découvrir un nouvel environnement, et surtout un nouveau pays, Monchi espère rallier la France rapidement. Si Monaco a favorisé l’arrivée de Antonio Cordon de Villarreal cet été, l’OM pourrait tenter de chiper Monchi. Le manager sévillan serait l’homme parfait pour lancer le projet McCourt. En effet, en plus d’un travail de scooting de qualité, le boss du triple champion d’Europa League est très à cheval sur la formation. Si la nouvelle direction à pour ambition d’investir de manière conséquente, la formation est un des piliers du projet McCourt. Ainsi l’OM pourrait enfin rattraper son retard vis-à-vis de Nice ou Monaco qui excellent dans la formation depuis des décennies. Ayant conscience du gros vivier autour de la région, Eyraud souhaite que le club forme désormais les meilleurs de la zone pour pouvoir compter sur eux dans le futur. Rien de mieux qu’un homme comme Monchi pour espérer cela. Concernant le recrutement,  le FC Séville a désormais un énorme réseau dans le monde avec des techniques révolutionnaires. Le seul bémol est dans l’attrait qu’a l’actuel boss sévillan pour la L1 et les joueurs français. Les joueurs français ont tendance à se reposer sur leurs lauriers quand ils sont en France ou quand ils reviennent, à quelques exceptions près (Kondogbia à Monaco transfuge du FC Séville). L’attirance pour la France de la part de Monchi est tellement forte qu’il parle déjà un français plus que correct. Après l’épisode parisien cet été, le club sévillan a prolongé le contrat de son manager tout en lui accordant un bon de sortie pour chaque été en échange de 5 millions, montant de sa clause. Autre bémol, le club Andalou ne laissera pas son directeur sportif quitter le navire en plein milieu de la saison. Eyraud voudrait boucler le dossier avant la fin novembre, le cas Monchi semble être le plus compliqué à gérer niveau contractuel.

Le scénario possible : Monchi rallie la Canebière en juin avec Bielsa. 50 scouts, 12 adjoints, 3 nutritionnistes, 2 traducteurs et une Rodania Mobile vont faire le bonheur des supporters. L’OM fait signer Imbula, Mendy, Ben Yedder, Mandanda, Beausejour, Valdivia, Aranguiz. Le duo fait fureur, toute l’Europe ne parle que d’eux mais les résultats ne suivent plus et Monchi finit par mettre Bielsa à la porte. Pour éviter tout problème, Eyraud nomme Bielsa directeur de la formation, Emery s’engage après avoir été viré par les médias français. L’OM gagne la première Europa League de l’histoire de la L1, à jamais les premiers.

La piste logique : Luis Campos

Il est, peut-être, le meilleur directeur sur le marché. Le Portugais est considéré par ses pairs comme un ovni tant son travail depuis une décennie est juste. Entraîneur précoce, dénicheur de talents, superviseur de Mourinho, conseiller du propriétaire de Monaco, Luis Campos a porté toutes ces casquettes durant sa carrière. Pas forcément connu avant son passage à Monaco en France, l’ancien coach avait fait parler de lui avec un système de recherche de jeunes joueurs qui avait révolutionné le scouting à l’époque. Si le travail de Campos a fait sensation du côté du Rocher, c’est surtout son professionnalisme et son flair qui ont marqué les esprits. Très proche des jeunes joueurs, il était comme un père de famille pour eux. Il n’avait pas hésité à en recadrer quelques uns en off lorsqu’il s’apercevait que certains baissaient le pied. Il est considéré comme un dénicheur de pépites. Il n’hésitera pas à faire venir un Bernardo Silva à Monaco alors qu’il n’avait disputé qu’une seule minute de jeu sous le maillot du Benfica, pareil pour Fabinho au Real Madrid. Il a interagi concernant la venue de James, Moutinho et Falcao en mettant en relation Jorge Mendes avec Rybolovlev. Les mauvaises langues diront qu’ouvrir la porte à Campos, c’est aussi l’ouvrir à Mendes. L’ancien boss de Monaco n’hésite pas à écouter Jorge Mendes lors qu’il lui conseille un joueur sans non plus lui faire de cadeau. Campos est très ouvert au dialogue, n’hésitant pas à écouter les avis des agents les plus puissants comme les moins reconnus. Monaco a énormément recruté  de jeunes français  durant son passage. La plupart des meilleurs jeunes évoluant dans des clubs moindres ont rallié la Turbie. Saint-Maximin, Nardi, Ait-Benasser, Mendy ou Bahlouli, tous ont été choisi par Luis Campos. Concernant la formation, il a aussi eu son avis et ses méthodes. Avec lui, les meilleurs jeunes se doivent d’être surclassés pour apprendre plus rapidement mais aussi à l’échelle supérieure comme avec Mbappe ou Almamy Toure. Malgré l’absence de pleins pouvoirs, le Portugais n’hésitait pas à suivre de manière assidue les résultats des U17, U19. Très apprécié par les éducateurs et par les joueurs, sa proximité avec l’ensemble du staff et joueurs a surpris à la Turbie.  Sur le marché depuis juin 2016, Luis Campos se disait fatigué et voulait un nouveau défi ; son nom a été affilié à celui du FC Porto, Manchester United ou le Real Madrid ces dernières semaines comme à celui de l’OM avec le projet iranien. En cas de refus de Monchi, il serait pas étonnant de voir l’OM le solliciter.

Le scénario : Luis Campos arrive à Marseille avec 5 Portugais dans ses valises. Exit Sakai, Hubocan, Cabella, Sarr et Zambo, dites bonjour à Nelson Semedo, Paulo Oliveira, Andre Horta, Gelson Martins et Danilo Pereira. Alors qu’on suspecte Campos d’utiliser l’OM pour caser les joueurs de son ami Jorge Mendes, le club marseillais finit à la deuxième place avec André Villas-Boas au commande. L’élégant Portugais est critiqué pour son jeu mais les résultats parlent pour lui. Luis Campos deviendra conseiller de Franck McCourt en remplacement de Didier Poulemaire avant de démissionner en 2019 après l’arrivée de Didier Drogba en tant directeur technique.

La piste américaine: Walter Sabatini

C’est le nom qui parle le moins aux supporters de l’OM mais Walter Sabatini serait l’homme qui collerait le plus à la mentalité marseillaise. Passionné par son travail et par le football, Sabatini est considéré comme une référence en Italie au niveau d’un Beppe Marrotta ou d’un Andrea Berta. Actuellement libre de tout contrat, l’ancien directeur sportif de la Roma coïnciderait avec la volonté de repartir sur des nouvelles bases. Sabatini est vu comme un bâtisseur sur la botte, son passé parle pour lui. Ayant fait ses gammes à la Lazio avant de rallier Palerme, il est à l’origine des arrivées de Kolarov, Pastore, Muslera, Illicic, Lichsteiner entre autres. En plus d’un flair hors du commun, il a permis à la Lazio de devenir compétitive au point de disputer la Ligue des Champions en 2007. Pareil à Palerme ou les Rosaneri ont terminé à une historique 5ème place. Comme Monchi, il excelle dans l’art de la plus value. A la Roma, il a permis au club de parfaitement commencer son projet avant de s’essouffler. Marquinhos, Lamela, Pjanic ont été les pionniers du projet américain de la Roma et ont rapporté près de 65 millions aux Gialorossi. L’expérience de Sabatini a fini par mal tourner, les deux derniers mercatos d’été n’ont pas donné satisfaction. Le secteur défensif est encore friable malgré les investissements conséquents, la gestion du fair-play financier a fait beaucoup parler. La Roma ne se contente que de faire des options d’achats automatiques depuis deux ans sous peine de se faire suspendre au même titre que l’Inter. Autre bémol avec l’ancien de la Roma, il n’est pas formateur dans l’âme comme tous les directeurs sportifs en Italie. En effet, ces derniers ne s’occupent que très très rarement de la formation laissant cela aux formateurs et recruteurs spécialistes dans le domaine. L’idéal serait d’associer l’ancienne cible de Abramovich avec un directeur de la formation. Avec Sabatini, l’OM aurait une grande gueule capable de très gros coups avec un budget réduit. Franck McCourt pourrait logiquement demander conseil à James Pallotta, autre propriétaire Américain qui détient la Roma pour en savoir plus sur Sabatini. L’ancien homme fort du Palermo est toujours en contact avec Franco Baldini. L’Italien était l’ancien directeur général de la Roma, et ce dernier aurait dû devenir le directeur sportif de l’OM en attendant que la situation s’éclaircisse. Une place que Sabatini pourrait rapidement convoiter via ses amis Pallotta et Baldini. Ceci n’est qu’hypothèse mais l’idée laisse songeur.

Le scénario : Sabatini arrive en Novembre et demande la venue de Rudi Garcia. Comme à la Roma, Sabatini met les choses au clair avec Garcia : « Tu es mon 6ème choix, je ne te veux pas à la base mais essaye encore de me convaincre. ». L’OM signe Pastore, Paredes, Romagnoli et se fait prêter Gervinho et Mavuba. L’OM termine 3ème mais est interdit de participation à la Ligue des Champions à cause du fair-play financier. Rudi Garcia s’en prendra au PSG en conférence de presse et assurera que l’OM finira champion, Sabatini virera le Français pour nommer Antonio Conte, le début d’une love-story.

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