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Lucas Hernandez est français. Pourtant, en France, à part quelques puristes du ballon rond, personne ne le connaît, alors qu’en Espagne, il est déjà considéré comme un grand espoir. Il est en train de s’imposer comme titulaire en défense centrale de l’Atlético Madrid. Pour vous familiariser avec celui qui dirigera bientôt la charnière des Bleus, nous vous livrons en exclusivité sa biographie complète. Attention quelques vraies informations se sont glissées dans ce texte.

Lucas Hernandez a vu le jour à Marseille en 1996. Il n’a donc pas connu le Club Dorothée ni assisté à la sortie du mythique Paris sous les bombes du Suprême NTM. C’est triste pour lui.

En plus, il est né un 14 février. Ce qui a bien fait chier son père qui avait prévu une soirée « ciné-McDo avec possibilité de massage aux huiles et plus si affinités » avec sa mère pour la Saint-Valentin. Dès ses premiers chouinements de nouveau-né, le petit Lucas témoigne donc d’un certain talent pour annihiler tout type d’offensive.

Faut dire que le minot a de qui tenir. Son géniteur, Jean-François Hernandez est un ancien footballeur professionnel. Il a joué défenseur central à Toulouse, à l’OM, à Sochaux, au Rayo Vallecano et à l’Atlético de Madrid. A la fin de sa carrière, il décide de se faire appeler Patrick et se lance dans la musique. Il compose alors le célèbre tube disco « Born to be Alive » qui fait encore aujourd’hui le bonheur de tous les disc-jockeys de mariage à travers le monde.

Repéré à 11 ans

S’il est né en France, Lucas Hernandez grandit en Espagne puisque c’est là que joue son père. Un jour, son frère, Théo, fait un essai à l’Atlético Madrid. Pendant ce temps, Lucas, 11 ans, s’amuse sur le bord du terrain avec un autre petit camarade. Ce dernier tente de l’éliminer d’un crochet intérieur, mais le jeune Hernandez ne se laisse pas avoir et tacle son adversaire qui finit au tapis avec une double fracture tibia-péroné. Les recruteurs et les éducateurs du club sont impressionnés. Ils congédient Théo et choisissent de garder Lucas.

Il y effectue sa formation jusqu’en 2014. Sept années pendant lesquelles il apprend le métier de footballeur professionnel, reprend les titres en espagnol de Cypress Hill avec un groupe de punk et découvre le secret de l’assaisonnement du gaspacho. Février 2014, Lucas Hernandez n’a que 18 ans mais il est déjà bon à marier. 1m80, 75 kg, la raie sur le côté et la mâchoire carrée, il pourrait être bel homme mais sa fougue l’empêche de se débarrasser du mulet qu’il a adopté en traînant avec la jeunesse désœuvrée des faubourgs de la capitale espagnole. Cela viendra.

C’est Diego Simeone, l’entraîneur de l’équipe professionnelle de l’Atlético Madrid, qui l’oblige à se couper les cheveux fin 2014. C’est la condition sine qua non qu’il lui fixe pour avoir la possibilité d’intégrer son effectif. Lucas s’y résigne et, par la même occasion, coupe les ponts avec ses mauvaises fréquentations. En parallèle, il se met à apprendre le tango et la guitare gitane avec Chico des Gypsy Kings.

Il dompte CR7 à 19 ans

En janvier 2015, Lucas Hernandez se fait remarquer en contenant Cristiano Ronaldo lors d’un match face au Real Madrid où il évolue au poste d’arrière gauche. Mais ce n’est malheureusement qu’un feu de paille. Au début de la saison 2015/2016, il ne fait pas partie des titulaires de Simeone. Il végète en équipe B et en Youth League et, par frustration, multiplie les tacles assassins sur ses pauvres adversaires. En manque de repères, il abandonne le tango et choisit, contre l’avis de sa famille, de créer une école de zumba fitness.

Lucas Hernandez sait qu’il vaut mieux que ça et demande aux dirigeants madrilènes de le transférer. Il souhaite découvrir la grande Ligue 1 et se mesurer au « Francesco Totti marseillais », Flotov. Mais sa requête est rejetée. Et c’est tant mieux car dès début 2016, l’avenir s’éclaircit pour Lucas. Giménez et Savic se blessent. Seul Diego Godìn lui barre encore la route des pelouses de Liga. Mais le sosie uruguayen de Michael Phelps est solide.

C’est alors que Lucas Hernandez a une idée lumineuse. Il apprend par hasard que Godìn digère mal l’ail. Il décide d’en profiter et l’invite dans son deux-pièces, la veille d’un match, pour manger ensemble. Il lui sert un gaspacho hyper relevé dont Diego ne se relèvera pas. Le lendemain, le défenseur uruguayen est introuvable, enfermé dans les chiottes du sous-sol de Mestalla. Simeone n’a pas le choix : il aligne Lucas Hernandez au centre de la défense des Colchoneros.

Deschamps fera-t-il appel à lui ?

Depuis le jeune français joue de plus en plus. Il était même titulaire en quart de finale de la Ligue des Champions 2015/2016 à l’aller contre le FC Barcelone et rentre à la 109e minute de la finale perdue par l’Atlético aux tirs aux buts. Ses performances satisfont visiblement son coach et ses dirigeants puisqu’en août 2016, il prolonge son contrat au club jusqu’en 2020.


Depuis, il continue à tracer sa route et à martyriser les attaquants de Liga. Il a déjà joué deux fois cette saison dont un gros match contre Valence (2-0 pour l’Atlético) dimanche 2 octobre 2016 lors de la 7e journée. Une rencontre au cours de laquelle il a dégoûté Santi Mina. Ce qui a conduit ce dernier à abandonner le foot pour se lancer dans le reggaeton, une pratique nettement plus adaptée à son patronyme.

Lucas Hernandez est encore peu connu en France. Il a néanmoins joué avec l’équipe de France des moins de 16 ans, mais aussi avec les sélections bleues des moins de 18, 19 et 20 ans. Il a été appelé en Espoirs mais des blessures l’ont empêché de jouer avec l’équipe jusqu’à présent.

La sélection espagnole le surveille de près et pourrait tenter de l’enrôler si jamais Didier Deschamps ne faisait pas rapidement appel à lui. Mais on imagine bien que, si jamais l’occasion lui est offerte, Lucas Hernandez ne pourra pas s’empêcher de saisir l’opportunité de pouvoir essuyer ses crampons sur le visage de Diego Costa lors de la Coupe du Monde 2018. Comment pourrait-il en être autrement ?

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« Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Quand même … »