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Deuxième demi-finale, et deuxième grande rencontre. Monaco, l’espoir de tout un peuple, recevait une vieille dame sous-estimée. Avantage Juventus après l’aller. Score final 0-2.

La bande à Jardim

Subasic  : Fusillé à bout pourtant par deux fois, tel Tony Montana. D’autant plus cruel quand on sait qu’en face, Buffon a tout arrêté, et sans trembler.

Sidibé  : Positionné à gauche pour palier le forfait de Benjamin Mendé, Djib c’est le genre de défenseur à qui tu cries « EN TOUCHE, METS EN TOUCHE » à chaque fois qu’il s’approche du ballon.

Jemerson  : N’est pas encore César Sampaio …

Glik  : Le carnivore de Varsovie s’est démarqué par sa rage, son envie et sa grinta. Du sang chaud dans un corps d’homme de l’Est.

Dirar  : Parachuté là un peu par surprise (par défaut), Nabil a tenu son poste, se portant même vers l’attaque. Mal payé, il confirme son regain de forme. Après en tant que Marocain, il aurait quand même pu lancer un petit shol.

Fabinho  : Un enfant ce soir. Il a fini tout nu, Fababy.

Bakayoko  : Les deux buts sont pour lui, dans la lignée de sa connerie en Equipe de France contre l’Espagne. Dur retour sur terre.

Lemar  : Toto s’est perdu. Ca arrive à tout le monde, comment lui reprocher ? Mais contre cette Juve là, ce Dani Alvès là, ça ne pardonne absolument pas.

Bernardo  : Il a encore virevolté comme un petit rat d’opéra, et pourtant Dieu sait qu’en face de lui, c’était tout sauf des danseuses.

Mbappé  : Kylian aurait pu marquer, mais il est tombé sur son maître, notre maître à tous, Gigi.

Falcao  : Comme Mbappé, il en a eu une ou deux, mais dans ce genre de match, il faut être réaliste à 200%. El Tigre n’a pas rugi.

La bande à Max

Buffon  : Note de principe car c’est Gigi. Pour le reste Gigi a remporté son duel face à mini Mbappe. Comme père et fils, c’est toujours le papa qui gagne. Puis si Mbappe suffisait pas, Gigi a aussi pris le temps de dégouter tous les autres monégasques. Immortel.

Chiellini  : Comme à tous les matchs Georges au nez crochu est à la limite, comme à tous les matchs Georges doit prendre rouge, sauf que comme à tous les matchs Georges joue les 90 minutes et terrorise les attaquants adverses. Défenseur d’une autre époque, d’un autre temps, mais jamais has-been.

Barzagli  : Ce qu’Andrea perd en vitesse et explosivité, il le gagne en expérience, maîtrise et anticipation. Andrea est beau, Andrea est fort, Andrea est toujours là.

Bonucci  : Etonnamment bougon en début de match à l’image de son carton jaune, Leonard s’est bien repris par la suite pour gérer le cas Falcao comme bon lui semble entre deux trois ouvertures bien senties

Alex Sandro  : Petit coup de moins bien en ce moment pour Sandro, moins performant offensivement qu’à l’accoutumée mais malgré tout toujours aussi indispensable (l’époque de Patrice Evra est décidément bien terminée).

Dani Alves  : On se répète mais… 34 ans, 3 LDC et s’amuse à offrir des caviars du talon en demi-finale de LDC. La gaminerie de Daniel n’a décidément pas de limites. Puis comme si ça suffisait pas il a décidé de rajouter une gamelle de caviar en deuxième mi temps. La classe internationale.

Marchisio  : en l’absence de Khedira, le Principino était attendu au tournant et il a fait le taff entre quelques sorties de balles léchées, quelques clichés Instagram et une belle gestion de l’entrejeu. Quelques pertes de balles ternissent son match.

Pjanic  : la classe. Tout simplement la classe.

Dybala : la justesse incarnée. Combien de mauvais choix? Combien de ballons perdus ? Sûrement autant que les chances de qualification de Monaco ce soir…

Mandzukic  : on n’avait jamais vu un bûcheron croate aligner des contrôles porte manteau et des ailes de pigeon mais ça c’était avant SuperMario. Réinvente la notion d’ailier gauche semaine après semaine.

Higuain  : il y avait un Higuain avant la Juve, il y en a un depuis. Et ce doublé en demi finale de LDC entère définitivement l’ancien Pipita, obèse et tchokeur. Maintenant Pipita est juste obèse.