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Choc déterminant ce soir en Ligue des Champions entre le PSG d’Unai Emery et le Bayern d’Ancelotti. D’un côté le leader de la Ligue 1 qui souhaite passer la seconde pour son premier vrai test européen de la saison, et de l’autre des Bavarois en plein doute et en quête de confiance. Finalement, c’est un PSG parfois chahuté qui s’impose 3-0 grâce à une ouverture du score précoce de Dani Alves, une volée de Cavani à la demi-heure de jeu, et un but de Neymar pour conclure.

Les notes.

Les Parisiens

Areola  : Bah alors ? Tu sais faire ça Alphonse ? Solide de bout en bout, le gardien parisien a rassuré les siens à grands coups de parades décisives et d’interventions salvatrices. Clean sheet contre le Bayern sivouplé.

Alves  : Absolument pas concerné par le travail défensif, Dani a participé au festival de son équipe en marquant à la 1ère minute avant de traverser tout le terrain à l’heure de jeu pour le troisième but du PSG. Un énième ailier droit dans l’effectif parisien…

Marquinhos  : Toujours solide, il a grandement contribué à l’aisance offensive de ses coéquipiers.

T. Silva  : Souvent délaissé par ses latéraux, il a placé des coups de boule dans tous les sens pour écarter le danger. Y a pas à chier, O Monstro était le meilleur défenseur sur la pelouse.

Kurzawa  : Se faire apprendre la samba par un Allemand c’est quand même le summum de la lose. Et pourtant, Layvin s’est fait retourner dans tous les sens par Muller. Toujours le maillon faible du PSG, ça bouge pas.

Verratti  : En bon noctambule, le petit hibou a attendu que la nuit soit tombée sur le Parc pour sortir de son trou. En seconde mi-temps, il a été bien plus présent, bien plus précis, et bien plus concerné. Match complet, conclu par le carton jaune habituel.

T. Motta  : Mouais. C’est mou du genou tout ça.

Rabiot  : Autre victime de la densité du milieu de terrain allemand, Adrien n’a pas eu sa liberté habituelle. Qu’importe, la MCN s’est largement chargée du spectacle.

Mbappé  : Il n’a pas marqué mais il a orchestré les offensives parisiennes avec une maturité fascinante, délivré deux passes décisives et donné le tournis à Alabazalaza. 18 ans vous dites ?

Cavani  : « Un pauvre joueur de foot sur le plan technique ». Tu nous en voudras pas Pierrot mais on va quand même lui mettre la moyenne hein.

Neymar  : De l’envie, une passe décisive pour son pote Dani, des belles combinaisons avec Cavani et Mbappé, plusieurs occasions et finalement un but. Terribleuh.

Le Bayern

Ulreich  : On le pensait coureur cycliste et on n’avait peut-être pas tort. Il n’était pas supposé beaucoup jouer, et puis Neuer s’est encore blessé et ce n’est pas simple de passer après. Semaine cauchemardesque pour lui.

Alaba  : S’est fait passer en revue par Mbappé pendant la majorité du match, surtout pour sur le troisième but parisien. Des deux joueurs, ce n’est certainement pas le jeune attaquant parisien qui fera des cauchemars cette nuit.

Martinez  : On n’oubliera pas son tacle salvateur en seconde mi-temps qui aura retardé l’arrivée du 3-0 de quelques minutes. Et puis c’est approximativement tout.

Süle  : On a eu le sentiment que ce soir il avait terriblement du mal à traîner son mètre 94. Le trio parisien n’a pas franchement été effrayé par son imposante carrure.

Kimmich  : De l’ourson il n’a que le profil puisqu’en réalité c’est un lion. Il a fait ce qu’il a pu, avec ce qu’il avait. Défendu et attaqué du mieux qu’il pouvait comme toujours. Irréprochable par rapport à ses coéquipiers.

Tolisso  : Le talent est là mais il lui manque ce quelque chose lui permettant de briller dans les gros matchs. Et c’est malheureusement là qu’on l’attend.

Vidal  : L’impression qu’il est resté à Munich. Le Chilien est passé à côté de son match et ça s’est vu.

Thiago  : A l’image de Vidal, il aura passé une triste soirée, perdu beaucoup de ballons, manqué d’imagination. En bref, rien n’est à garder dans cette copie.

James  : Lui aussi devra oublier cette soirée durant laquelle il aura été peu inspiré. Remplacé par Coman au début de la seconde période. Le Français n’aura été guère plus brillant face à son club formateur.

Lewandowski  : Peu de ballons à exploiter et presque toujours seul. Difficile de marquer dans ces conditions n’est-ce pas ?

Müller  : Le joueur que l’on a connu a toujours du mal à revenir sur le devant de la scène bien qu’il ne réalise pas ce soir la pire de ses performances.

 

 

Photo credits : AFP PHOTO / CHRISTOPHE SIMON