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Cristiano Ronaldo, le portugais de bientôt 30 ans, fait figure de grand favori pour le ballon d’or 2014.
Remportant 4 trophées avec le Real Madrid et enchaînant les buts de Janvier à Décembre, le numéro 7 de la Casa Blanca a rajouté quelques lignes de palmarès que ce soit sur le plan collectif et individuel.
Mais quels sont donc les arguments du merengue pour prétendre au Saint Graal du trophée individuel, et que lui manque-t-il pour semer le doute quant à ses concurrents ?

D’abord , Cristiano Ronaldo, qu’est-ce que c’est ?
Le numéro 7 du Real est ce qu’on appelle un électron libre de l’attaque madrilène, un ailier qui enquille but sur but, paradoxal mais logique au vu de son parcours. Il a développé sa faculté à la mettre au fond, que ce soit sur un rectangle vert ou sur Irina Shayk, tout en étant sur l’aile droite au fil des années.
Le principal fait d’arme du portugais, c’est bien entendu les chiffres. On peut avoir tendance à réagir comme un Gilles Verdez en disant « J’ai mal à mon football », mais le fait est que ce qu’il réalise depuis une demi-décennie, en terme de statistiques, est simplement affolant.
Auteur de 61 buts en 2014 dont 25 buts en 14 matchs de championnat en ce début de saison, meilleur buteur du championnat espagnol, et battant le record de buts en une campagne de Ligue des Champions avec 17 unités, Cristiano Ronaldo a dominé les classements des buteurs cette dernière année, tout en étant dans une équipe qui soulève 4 trophées dont la fameuse Decima.

LIGA : 36ème Journée, face à Valence, il inscrit au buzzer le but de l’égalisation, son 31ème en championnat. Une sorte d’aile de pigeon qui permet au Real d’y croire encore pour décrocher la Liga. Enfin … jusqu’à la journée suivante où le Real essuie un 2-0 à l’extérieur face au Celta Vigo, rencontre qu’il ne dispute pas en raison de problèmes au genou.
En Copa, il marque 3 buts dont un contre Osasuna et un doublé contre l’Atletico en demi.   Il ne dispute pas la finale pour les mêmes raisons évoqués ci dessus.
En Ligue des champions, après avoir planté 9 fois en phases de poules, début 2014 rime avec phases éliminatoires. Il attaque les huitièmes de finale de la campagne européenne contre Schalke contre qui il inscrit 4 buts dans la double confrontation. Quart de finale aller contre le vice-champion 2013, il inscrit le but du 3-0 qui va finalement se montrer important étant donné la tournure du match retour dans lequel il est remplacant.Après une entame catastrophique, le Real parvient à préserver le score de 0-2 pour le BVB et se qualifie. Le record de 14 buts est alors égalé à ce stade.
En demi, après avoir été incertain avant la rencontre aller, c’est lui qui décale parfaitement Coentrao qui sert Benzema. 1-0 à l’aller pour les merengues mais on promet l’enfer aux merengues à l’Allianz Arena. CR7 ira conclure une leçon donnée aux bavarois en inscrivant les buts du 3 et 4-0.
On en vient à sa prestation en finale qui a plus ou moins fait parler. Je la qualifierais de moyenne. Il a joué pour l’équipe, peu de ballons perdus, décisions efficaces pour l’équipe mais sans réel danger apporté. Ramos vient sauver la maison blanche. Le fameux « Penaldo » est alors de sorti en fin de prolongations et nous gratifie de cette fameuse célébration ou il nous dévoile son corps extraordinaire.

D’un autre coté, il y a bien entendu des choses à reprocher à CR7 sur cette année.
Après avoir contracté une blessure au genou avec le Real, il doit alors faire face à un dilemme avant le début de la coupe du Monde : Se faire opérer, ou jouer pour le pays qu’il a qualifié 7 mois auparavant. Naturellement il choisit la 2ème option, et le résultat est plutôt catastrophique. Pas aidé (blessure de Coentrao et expulsion de Pepe dès le premier match), et pas vraiment aidant non plus, le Portugal flirt quand même avec la qualification en 8èmes de finale, sans suite.
Autre point souvent cité comme défaut chez ce joueur est son implication dans le jeu, son
importance dans le collectif. Bien entendu, de ce point de vue là, il est surclassé par un certain lutin argentin. L’implication de Cristiano est moins standard, d’abord il libère pas mal d’espace du fait qu’il soit souvent pris par plusieurs adversaires. Son jeu de remise est aussi très utile à l’équipe.
Toutefois, le portugais n’est pas non plus un bras cassé en la matière, il s’en tire, depuis qu’il est au Real, avec 15-20 passes décisives par année (21 en 2014) dont certains services remarquables, et peut se transformer en distributeur de passes pour ses coéquipiers sur certains matchs (comme contre Malaga dernièrement). Mais il est bien entendu légitime de soulever ce défaut étant donné qu’on est supposé parler du gratin mondial.

On a donc là le joueur clé d’une équipe qui remporte 4 trophées sur l’année, joueur qui se
retrouve en tête de tout les classements de buteurs imaginable sur l’année. Un bilan toutefois entachée par une coupe du monde ratée et une limite du joueur quant au jeu collectif et sa capacité à créer, mais qui finalement arrive à s’illustrer positivement de façon collective sans trop de problèmes, mais peut-être pas assez pour un joueur de son standing.

Quoi qu’il en soit, le jury semble avoir déjà pris sa décision.

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Majd.