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Fernando Torres vuelve a casa. L’enfant de l’Atletico est revenu chez lui. Souvent critiqué ces derniers mois pour son rendement, Torres se devait de revenir à Madrid pour retrouver son niveau, celui de l’un des meilleurs 9 de sa génération.

Torres.

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À Chelsea, on reproche à Torres d’avoir changé. Moins percutant, moins véloce, moins spectaculaire,  on ressasse ses ratés. L’intéressé lui même trouve que son jeu a changé. Sa longue blessure n’y est pas étrangère mais ce n’est pas tout. Dans une interview So Foot, il explique avoir adapté son jeu à celui des Blues, moins de verticalité, plus de jeu sans ballon.  Avant d’être un super joueur sur le terrain, Torres est surtout un joueur très intelligent et lucide sur le football. Le fait d’avoir été entrainé par Luis Aragonès n’y est pas étranger. Celui qu’il considérait comme un « père » a énormément contribué à sa progression tant sur que en dehors des terrains. Les 1001 conseils de Zapatones ont été primordiaux dans l’évolution de Nando.  En signant en BPL, il savait qu’il aurait de l’espace pour exploiter au mieux ses capacités et qu’un coach comme Benitez pourrait en faire un excellent 9. Il accepte ainsi de quitter l’Espagne là où tout le monde (ou presque) espérait le voir au Barça… Il décide d’aller dans un autre pays, découvrir une autre culture, comme un grand, prenant a contre-pied les habitudes de l’époque  et devenant  l’un des précurseurs de ‘ « l’exode espagnol » -les espagnols n’étant pas trop friands de l’Angleterre à l’époque-.
Après 7 ans de courses folles et de buts, il quitte l’Angleterre, un pays ou il aura gagné le respect, pour se relancer dans le Calcio.
Malheuresement, il n’a pas réussi, à l’image de son modèle Bobo Vieri qui avait aussi échoué. Son arrivée à Milan était pourtant une aubaine pour les 3 parties. (Chelsea – Milan – Torres) entre un club désireux de réduire sa masse salariale, un autre à la recherche d’un 9 à moindre coût, un joueur à l’affut d’un nouveau challenge  et rapidement son départ du Milan deviendra inéluctable. Le Torres de Chelsea ne pouvait pas réussir dans ce Milan basé sur la contre-attaque. Le Torres de Liverpool aurait été parfait pour ce Milan là, mais en retard physiquement, pas épargné non plus par les blessures,  la greffe ne prendra pas. Un départ était la meilleure option. Et quoi de mieux pour lui que de signer à l’Atlético.

Un contexte parfait pour relancer la machine.

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Qu’on soit clair, Torres ne rattrapera pas Ronaldo au classement des buteurs. Ce n’est pas ce que lui sera demandé par le staff de Simeone. Fernando Torres est un Colchonero pur souche, les supporters ne lui reprocheront jamais rien, par souvenir du temps passé où il a supporté la pression folle du Calderon sur ses épaules durant de longues années , en essayant de mettre les Matelassiers en lumière. On ne lui reprochera pas son rendement, on lui demandera  « simplement » de répondre présent lorsque le club aura besoin de lui, un statut de doublure de Mario Mandzukic voir même de complément d’attaque du géant Croate si un duo est possible. Le départ de David Villa n’a jamais été comblé au sein du XI d’El Cholo. Aucun joueur dans l’effectif actuel ne peut assumer le travail qu’effectuait Villa la saison dernière  et qui permettait à Diego Costa d’être dans des conditions plus qu’optimales. Le retour de Nando, c’est un supplément d’âme pour l’Atlético. Une méga star qui se mettra au service du collectif, qui n’a rien à prouver mais qui donnera toute sa vie pour que le club atteigne ses objectifs , un profil totalement en coordination avec ce que demande Simeone : talent, combativité et don de soi. La rédemption d’El Nino est en marche, on ne peut que y croire. Malgré ce que clament les pisse-froid, Torres n’est pas mort. Quand bien même, dans tout les cas, il pourra toujours se consoler en regardant son magnifique palmarès, bien plus garni que la plupart des attaquants de sa génération.

Zalaza.