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Dans un Vedont la chaleur n‘eut d’égal que la fébrilité de l’adversaire, l‘OM a concedé un nul rageant contre le leader lyonnais mais peut encore nourrir des espoirs dans un sprint final qui sannonce plus serré quune shneck de ThaïRetour à froid sur la perf olympienne.

Cest samedi après la dernière mise en place que la nouvelle est tombée, Michy et Ocampos ne seront pas titulairesGignac et Thauvin récupérant leurs places dans le onze. Encore une fois la méfiance a parcouru les supporters marseillais, mais encore une fois le déroulement de la partie a donné raison à Bielsa. Et cela devient une habitude… 

Le 3-3-3-1 était logiquement attendu au vu de l’inamovible 4-4-2 en losange lyonnais. Et que cela doit être dur pour nos chères autoproclamées élites de la pensée footballistique française de s’apercevoir que dans ce système « archaïque« , « déséquilibré« , « violeur« « pédo(et il fut même bon pendant d’un certain temps de lui attribuer tous les maux français) l’OM a rendu sa meilleure copie de la saison...

Le Bilbao de Bielsa délivrait ses meilleures performances lors de gros matchs, ces matchs de combattactiques et mentaux. C’est pourquoi je m’attendais un peu à une vraie réponse phocéenne dans un Vélodrome littéralement en fusion. Il faut dire qu‘Hubert Fournier n’a pas été très inspiréet ça ne change pas de d’habitude. C’est un Lyon appeuré, lâche que nous avons vu hier soir, à l’image de ses « bad » gonesCar la victoire du match aller leur a apporté tellement de certitudes qui n’avaient pas lieu d’être. Oretrouvé hier soir l’absence de réponse tactique au marquage marseillais bloquant les liaisons entre leurs pistons et leur trio offensif, comme à l’aller (Les petits Alexandre et Nabil encore une fois muselés lors d‘un « gros«  match)Hubert Fournier n’a pas trouvé de solutionsvu que Rémy Garde n’en pas eu la possibilité Jordan Ferri et Corentin Tolisso ont joué 27 matchs de Ltotalement exemptés de tout pressing ou duels, rien de bien étonnant à voir qu’ils n’étaient pas prêts à combattre hier soir. Lyon n’a pas refusé le jeu, pire, Lyon n’a même pas essayé, même pas une petite minute de pressing. Qu’il est bien triste ce leader, et que la future campagne LDC s’annonce dure…

L’OM n’a pas retrouvé son niveau de début de saison, il l’a depassé. Je soulignais le semaine dernière des promesses défensives quand tout le monde s’attardait sur le potentiel offensif, le match d’hier soir a conforté mon propos. L’argument de la fatigue balayé d‘un revers de manche, les salles de rédaction françaises se mettent actuellement sur le pied de guerre pour trouver le nouveau mal de la méthode Bielsa. Marcelo le pourtant rigide a laché du lest aux joueurs, et ils le lui onbien rendu, l‘application, l’envie et la rage aperçues à Toulouse furent démultipliées hier soir, et le résultat est là : Jamais l’OM n’avait maîtrisé un match comme celui-ci cette saison, et à l’entrée dans le sprint final, c’est le genre d’évènementqui ne peut que féderer encore plus un groupe. Parmi toutes les promesses entrevues hier soir, une en particulier a retenu mon attention Il y avait hier 14 titulaires. L’état d’esprit des entrants ainsi que des sortants a été remarquable, tout le monde tirait dans le même sensLe collectif passant avant tout on ne peut que s’émouvoir de voir Thauvin et Gignac cesser leurs numéros de solistes habituels, de les voir à fond même quand il s’agit de céder sa place. Il reste 9 matchs à jouer, 9 matchs qui doivent être dans le même moule des deux dernières sorties, que l’OM recommence à faire peur, à faire douter un OL qui n’est pas serein et un PSG qui espère conquérir l’espace Schengen. Que ça s‘annonce excitant…