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Quel comble pour moi d’aimer autant cet OM ! Je me surprend à apprécier et à assumer cette forme de sadomasochisme footballistique, alors que mon casier sexuel reste vierge…

Hier soir, ce fut un dur retour à la réalité, cette réalité marseillaise qui veut que même les belles saisons soient chaotiques comme l’assiduité de Pierre Menes chez son orthophoniste. Car il fallait s’y résoudre, à l’OM, rien ne se passe tranquillement, le kif est toujours éphémère comme si nous n’avions pas le droit de vivre pleinement notre relation avec ce club, comme si la fille que nous aimions passionnément depuis des années nous cantonnait dans cette très à la mode « friendzone ». Et quoi de mieux pour illustrer cette zone d’inconfort que notre entraîneur ? C’est surement pour cela qu’il colle parfaitement à cet OM du nouveau millénaire, passionnel, plein d’espoir, mais au final toujours privé de dessert…

Cette étiquette de loser lui collera éternellement à la peau, et cette saison marseillaise sera le tableau parfait de l’utopie Bielsiste. Car tout Bielsiste n’est au fond qu’un grand utopiste, mais ce n’est pas forcément un tort. Peu importe comment tournera la suite des événements dans cette saison, elle ne pourra que nous servir à moyen-long terme et dans la reconstruction entreprise, le passage de Bielsa fera office de terrassement et fondations. Il a donné les clés aux joueurs, au club, il nous a montré la voie à suivre, à nous de construire un bel édifice…

Youss.