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L’action clé de ces quarts de finale, Carvalho entraine Morata et l’ASM dans sa chute

Si proche mais si loin à la fois… Monaco a poussé, la Juve a tremblé mais cela n’a pas suffit pour réaliser un exploit de plus dans la riche histoire européenne de l’ASM. Le scénario de cette double confrontation n’est pas inédit : la valeureuse et combative « petite » -sans faire injure à Monaco- équipe qui met un « gros » -qui ce soir n’avait de gros que le nom- au supplice mais qui est incapable de conclure ses offensives. Et comme souvent dans ces scénarios, des faits de jeu litigieux qui tournent inexorablement à l’avantage du gros. Une charge de Chiellini à l’aller, une autre au retour, Giorgio Chiellini est surement l’incarnation de ce quart de finale. L’incarnation de l’écart entre Monaco et la Juve : le vice, l’expérience, et la chance. Cette expérience dont Carvalho aurait du faire preuve avant d’heurter (involontairement) Morata dans sa course vers le but de Subasic. Chiellini un joueur « da Juve », pas le plus doué techniquement, pas le mieux doté physiquement, mais qui connait mieux que quiconque les ficelles du succès, aussi sales puissent-elles être.

La nuit risque d’être difficile pour les monégasques et leurs supporters, effleurer une qualification du bout des doigts sans la saisir, il n’y a rien de plus frustrant. Mais ils n’ont pas à rougir de leur aventure. Raillés en début de saison, Jardim et ses hommes ont montrés au fil de la compétition que le club du Rocher n’était pas un bus, n’était pas une association de portugais liés par la passion du béton. Loin de là, emmenés par Bernardo Silva ou encore Big Geo, ils ont montré que l’effectif monégasque comptait peut être plus d’architectes que d’ouvriers. S’il y’a une chose que la France peut préferer aux vainqueurs ce sont les perdants magnifiques, et ce soir l’ASM en est un. Cette double confrontation rend à l’ASM sa visibilité qui était sienne par le passé, que ce soit dans l’hexagone ou en Europe, tout le monde est unanime pour rendre hommage à la performance des rouges et blancs.

Pour la Juventus, elle pourra surement se gargariser sur la solidité montrée en quarts de finale. Car même « héroïques » Monaco n’a eu que très peu d’occasions de mettre la Juve out. Alors certes deux penaltys auraient pu être sifflés pour Monaco, mais l’essentiel est ailleurs… Aussi valeureux soient-ils, Monaco n’a jamais vraiment réussi à trouver la faille dans le bloc turinois. Et les rentrées à l’aller et au retour de Berbatov n’ont jamais changé la donne.

La solidité défensive et la qualification.. Ce sont bien les seuls enseignements positifs que peut ramener la Juve dans le Piémont. Pour le reste… Un seul but inscrit et très peu de danger apporté sur les cages monégasques à l’aller comme au retour, à l’instar d’un Pirlo totalement hors de forme, la Juve n’a jamais été capable de se projeter vers l’avant. Des latéraux inoffensif, un chef d’orchestre hors de forme, un Vidal sur une patte et un Morata encore tendre, très peu de bianconeri ont tiré leur épingle du jeu ; Buffon, Bonucci, Marchisio et Tevez semblent être cette saison l’épine dorsale sur laquelle la Juve peut se reposer.

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Merci pour tout Andrea, mais c’est le moment de stopper 

Alors oui, passer à travers d’un match peut arriver à n’importe quelle équipe, mais ce constat serait bien trop simple et passerait sous silence bon nombre de questions parmi elles la déchéance de Pirlo qui entraine toute son équipe dans sa chute. Aligné toujours devant la défense, Pirlo n’a non seulement plus la même fraicheur balle au pied avec des pertes de balle largement évitable plein axe, et une résistance au pressing adverse beaucoup moins sereine que par le passé, Pirlo a aussi, même si ça a toujours été le cas, un apport quasi nul dans la récupération et les phases défensives. Cela peut se « compenser » lorsque l’adversaire est Cesena ou Parma mais quand il s’agit de Ligue des Champions, ce n’est pas acceptable. Pirlo oblige donc ses coéquipiers, Marchisio et Vidal en premier lieu, à compenser toutes ses errances, tous ses manquements. Dans un système à 3 milieux et 2 attaquants, Vidal et Marchisio doivent donc d’abord se concentrer sur la récupération plutot que sur la projection vers l’avant. La Juve manque donc ainsi cruellement de liant et de réussite dans leurs offensives. On espérait que Allegri serait celui qui oserait mettre Pirlo sur le banc vu son passif avec lui -c’était l’entraineur du Milan AC qui a poussé Pirlo vers la sortie- mais il semblerait que ce ne soit pas le cas. Pirlo est encore et toujours « indéboulonnable » et ce malgré les excellentes prestations de Pereyra, qui a d’ailleurs fait beaucoup de bien hier lors de sa rentrée.
Merci pour tout Andrea, mais c’est le moment de stopper

A l’orée des demi-finales les forces en présence sont bien trop légères pour espérer que la Juve franchisse une marche de plus. Elle s’en remet désormais au retour de Pogba, un jeune de 22 ans pour espérer un exploit…

Edu.