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Nous sommes en 2015 et le monde du football va de plus en plus vite. A vrai dire, le football est un sport qui a toujours été plus rapide que les autres. Les vérités d’aujourd’hui ne seront pas celles de demain, et l’avènement des réseaux sociaux, le développement de nombreux médias et la course à l’exclu et au buzz pénalisent le sport, ainsi que le sportif dans son sens strict. Ce billet n’est en aucun cas un pamphlet à l’égard du métier de journaliste ou de la part de plus en plus importante laissée à ce qu’on appellera « la communication » dans le football circus. Ce billet n’est d’ailleurs pas un pamphlet. Il est le fruit d’une réflexion amorcée depuis déjà pas mal d’années et qui a atteint cette saison son point culminant. Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, prenons le temps de poser le contexte.

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Depuis déjà pas mal d’années, la Ligue 1 se dégage des autres « grands championnats » de par sa tendance à avoir un ventre mou potentiel allant de la 5ème à la 15ème place. Vu ce postulat, et suivant les cycles de chacun, il n’a pas été rare de voir des équipes jouer les troubles-fêtes à la suite d’une bonne saison ou d’une bonne série à un moment charnière. Récemment, Nancy a fini à la 4ème place (ratant la 3ème de peu), Toulouse a joué un tour préliminaire de Ligue des Champions, Montpellier a terminé champion … Depuis le rachat du Paris Saint Germain (et éventuellement de Monaco), la donne a quelque peu changé, et changera sans doute encore lorsque le Stade des Lumières permettra à Lyon d’assainir ses comptes. Toujours est-il que la constance aux premiers rôles est une donnée rare et chère que peu de clubs ont pu se permettre durant la dernière décennie. Cette instabilité chronique des clubs, liée à la tendance qu’en Ligue 1 tout le monde est globalement au même niveau intrinsèque, rend les conclusions hâtives nombreuses et dépourvues de toute réflexion. C’est ce qu’on appellera « la théorie de l’instant ». Il faut dire que cette théorie nous est familière à nous, utilisateurs compulsifs des réseaux sociaux, pour aller chambrer sur le pouce les copains des équipes adverses à la suite d’une défaite imméritée ou d’une série de résultats compliqués. Jusque là, rien de bien méchant. Le problème arrive lorsque ce n’est plus la doxa mais les médias, sources d’une potentielle influence, qui utilise cette théorie de l’instant afin d’être plus piquant et plus acerbe que la concurrence. Il n’y a alors plus de réflexion dans les dires et le nivellement par le bas des arguments commence son incroyable descente. Attention, aucune généralité n’est faite et il s’agit bien là, plus d’une critique d’ensemble, que d’un doigt pointé sur tel ou tel organe de presse. Venons-en aux médias. Une distinction est à faire d’emblée. Il y a d’une part les journalistes, formés à plusieurs exercices et n’ayant généralement pas vécu une vie de sportif de haut niveau. Il y a d’ autre part les consultants, non formés pour les exercices qui leur sont demandés, et qui apparaissent pour, à la base, apporter un point de vue construit, pouvant expliquer les faits relatés par leurs amis journalistes. En 2015, il n’est plus vraiment à cacher que ces consultants sont parfois plus choisis pour leur côté bankable que pour la précision ou la valeur de leurs plaidoyers mais passons.

Aujourd’hui, et ce comme dans tous les corps de métiers, ces personnes, journalistes ou consultants, appartiennent à différentes « familles » où chacune peut avoir un intérêt différent de son interlocuteur. Dans le cas présent, la famille du football français représente une frange d’anciens joueurs/entraîneurs, de certaines personnes d’instances décisionnaires, des personnes encore présentes/influentes dans le circuit professionnel et des gens venus se greffer à tout ce beau monde à des fins professionnelles. Malgré l’intérêt individuel qui anime chacune de ces personnes, et afin de garder une base de travail saine, un intérêt collectif prime au delà : la protection de ce système franco-français. Une sorte d’ostracisme dans lequel s’est mué le milieu depuis des heures glorieuses, qui n’auraient pas dû signifier une finalité mais plutôt un départ, un embryon de projet national permettant aux équipes françaises et à l’Equipe de France de devenir des modèles au niveau européen et international. Le constat d’échec ne pourrait être alarmant que si aujourd’hui, on reconnaissait enfin les erreurs dans lesquelles s’est enfoncé le système depuis une vingtaine d’années, si l’on reconnaissait enfin que la génération 98 a fait, à terme, autant de bien que de mal au football hexagonal. Mais l’intérêt de ce papier est ailleurs.

Déficit de légitimité

Retour à notre sacro-sainte Ligue 1. Depuis quelques années et avec l’arrivée d’investisseurs exotiques, l’intérêt de la première division française a connu un nouveau souffle. Le niveau global est resté le même, la France n’arrive toujours pas à garder ses meilleurs jeunes, et les performances européennes des équipes n’atteignent toujours pas de sommets, mais certains noms flambants sont venus gonfler les rangs de nos clubs. Des joueurs oui, mais pas que. Des directeurs sportifs, des entraîneurs, voir même des agents sont venus s’immiscer là où jusqu’alors personne ne venait trop regarder dans les tiroirs. Sans même vouloir sortir les cadavres du placard, ces « étrangers » sont venus avec leurs skills, leurs convictions, leurs idées, pas toujours conciliables avec ce qu’il était de bon ton d’utiliser ou de penser quand on faisait partie du championnat de France. La Ligue 1 se voyait envahie de « donneur de leçons », plus professionnels, cassant les codes établis, tentant de révolutionner ce qu’il était de bon aloi de considérer juste. Le milieu ne pouvait pas laisser une telle chose se produire, et voir en son sein, des étrangers venir apporter la bonne parole à des supporters et des acteurs jusque là endoctrinés par leur vision très franco-française du métier de footballeur (que l’on élargira ici à tous les acteurs du champ sportif).

On dit souvent, dans la vie de tous les jours, que « le monde est petit ». Sachez que le monde du football français l’est encore plus, et qu’il n’est pas rare de trouver au sein de médias des acteurs proches de certains clubs, de certains dirigeants. Jusqu’ici rien de mal, et le copinage n’est pas encore puni par la loi. Le problème se pose lorsque ces personnes, à qui une tribune libre est accordée, arrivent dans une position de conflit d’intérêt, entre d’une part leur posture personnelle, et leur posture professionnelle. Une personne disposant d’une tribune doit avoir conscience de son potentiel impact auprès de son lectorat. Il n’est pas question ici de dire que les spectateurs et les lecteurs sont de grands naïfs, que la presse contrôle leurs pensées et leur dicte des opinions, mais la position médiatique d’une personne permet parfois de se faire mieux entendre. Plus ingrat que le rôle du journaliste, il y a la position du consultant, souvent jamais loin des terrains. Celui-ci peut donc impunément parler d’un milieu qu’il est susceptible de rejoindre le lendemain. L’impartialité, le devoir de réserve semblent donc ici des plus biaisés. Ceci expose donc le milieu dans son ensemble à des clashs, des clashs souvent médiatisés, faisant monter le buzzomètre à son maximum. Qu’importe la raison, pourvu qu’il y ait du sang. On se souvient donc aisément des altercations entre Pierre Menès et Jean Michel Aulas, ou plus récemment ce même Pierre Menès et Willy Sagnol, le tout sous les caméras de Canal +. Aussi, dans une époque plus lointaine, on a pu voir Marco Simone, alors consultant sans expérience d’entraîneur, donner des conseils à Didier Deschamps, sur la façon de gérer un groupe gangrené, aussi bien par les joueurs qu’au sein même de la direction, le tout en subissant une fronde de ses supporters malgré une ribambelle de titres. Depuis, Marco Simone essaye tant bien que mal d’ajouter une première ligne à son palmarès d’entraîneur, loin des plateaux du Canal Football Club.

Nombrilisme hexagonal et aveugles obstinés

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Si les critiques font partie du jeu et sont généralement rapidement classées sans suite, la présence de fauteurs de troubles étrangers au sein de la Ligue 1 est un problème, semble t-il, bien plus sérieux. Dernièrement, pléiades de personnes mondialement reconnues sont venus fleurir les terrains et les bancs français. Bien que les joueurs ne soient jamais épargnés très longtemps par les médias, la cible préférée reste encore les entraîneurs, ces fusibles coupables de tous les maux lorsque rien ne va plus. Le premier de l’ère moderne à être venu se frotter au féroce football français fut l’immense Carlo Ancelotti, actuel entraîneur du Real Madrid. Pour résumer, un type qui a tout gagné, partout. Son premier tort fut de remplacer Antoine Kombouaré, alors même que le PSG était en tête du championnat. Son deuxième tort fut de ne pas « terminer le travail » et de laisser Montpellier soulever l’Hexagoal. Les faits sont justes, et irréfutables de manière cartésienne. Le problème des déductions cartésiennes, c’est qu’elles excluent toutes notions de romantisme, de plaisir, d’amour. Tout ce qui rythme nos week-ends footballistique en somme. Ainsi, aujourd’hui, il n’est pas rare de lire que Laurent Blanc a de meilleurs statistiques que Don Carlo. Une stat imparable, qui ne tient pas en compte l’évolution croissante du projet PSG. Pire, les supporters s’accordent tous à dire que le PSG d’hier jouait mieux que celui d’aujourd’hui, avec une équipe intrinsèquement moins forte et moins étoffée. Et je ne pense pas les froisser en disant que le PSG le plus proche des demi-finales de Ligue des Champions fut celui de Carlo, simplement stoppé par l’entrée du meilleur joueur du monde, Jav… Lionel Messi. Dans les faits, Carlo Ancelotti fut récompensé durant les trophées UNFP, en tant que meilleur entraîneur de la saison. Une première marche qu’il partage avec Christophe Galtier, auteur d’une belle 4ème place avec son équipe de Saint-Etienne. Pourquoi ? Une quatrième place ! Avec Saint-Etienne ! Quand même … Laissons pour le moment ces trophées de côté, nous y reviendrons plus tard.

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Cette saison, de nombreux entraîneurs firent leurs débuts en Ligue 1. Des têtes connues du milieu (Makélélé, Sagnol), d’autres faisant offices d’épouvantails et d’extra-terrestres, Bielsa et Jardim. Si les premiers jouissent d’une côte relativement bonne, les deux autres se sont heurtés à des médias imperméables à leurs qualités. Commençons par le deuxième. Débarqué du Sporting Lisbonne, auréolé de succès dans son club de cœur, club qu’il a remis sur de bons rails et qualifié en Ligue des Champions, Leonardo fut très vite la cible des médias. Le début de saison poussif de l’ASM aurait pu être imputable au changement de projet au sein du board monégasque mais non, dès la 2ème journée, le coupable était tout trouvé et il était portugais. D’abord paria, Jardim est progressivement devenu un bon client. Grâce à un excellent parcours en Ligue des Champions (bien que nullement estimé à sa juste valeur), le petit portugais déjoua les critiques. L’actuelle 3ème place du club de la Principauté joue également en sa faveur. Si certains se sont élevés contre sa tactique et les prestations offensives de ses hommes, Jardim a globalement réussi à retourner la situation, grâce également à ses conférences de presse réalisées dans un français laborieux (et donc rigolo pour les médias). Bielsa lui, n’a pas fait ce plaisir aux journalistes. Personnage étranger le plus clivant en Ligue 1 depuis Leonardo, Marcelo le fada en a lu de toutes sortes sur son compte depuis son arrivée en juin dernier. Son arrivée fut triomphale sur les pelouses de Ligue 1. Durant 5 mois, l’OM domina le championnat de la tête et des épaules, de sorte qu’il fallu attaquer le bonhomme sur son attitude pour lui faire comprendre qu’il n’était pas ici chez lui. Puis, la dégringolade de ses hommes a permis à ceux qui se sont ronger le frein durant 5 mois, d’ouvrir les vannes à critiques, critiques qu’ils attendaient de pouvoir crier comme preuve de l’incompétence de ce dernier. Marquage individuel suicide, tactique trop offensive, méthode trop usante, un manque d’écoute et de remise en question, tout a été étalé afin de décrédibiliser ce que les joueurs de l’OM ont eux-mêmes jugé comme une méthode innovante et permettant leur progression individuelle et collective. Le traitement réservé à l’ancien entraîneur de Bilbao pourrait faire l’objet d’un article à lui seul, tant le sujet est devenu un débat de société. Mais restons en à ces simples faits.

Jusqu’à présent, les critiques entendues sur ces deux coachs n’émanaient que des journalistes/consutants. Hormis Sagnol en milieu de saison, aucun coach ou acteur actif aux abords des terrains français n’avait daigné rentrer dans le jeu du kalashage d’étranger. Coach Dupraz a ouvert la brèche après la défaite olympienne à domicile face à Lorient, relatant un « non respect du football » de la part de Bielsa. Il serait bon de préciser que cette critique intervient à la suite d’une défaite de l’OM contre un concurrent direct des savoyards. Il est également bon de préciser que c’est ce même Marcelo Bielsa qui est responsable de la moyenne d’un point par match effective à Evian depuis maintenant deux ans … C’est là que la boulette arrive. Les fameux trophées UNFP ! Rappelez vous, précédemment dans l’article, on vous parlait d’un titre partagé entre Don Carlo Ancelotti et Christophe Galtier. Et bien devinez quoi ? Ils ont remis ça … Le « meilleur entraineur de l’année » est élu annuellement par ses pairs, à la suite d’un vote dans lequel on trouve chaque année 4 nominés. Pour rappel, l’an passé, René Girard, sa 3ème place, et son jeu offensif relativement étroit, avaient été plébiscité. De quoi faire de Jardim, l’actuel 3ème, au jeu offensif étriqué, le favori cette année ? Pensez vous … Le portugais regarda la cérémonie de Monaco, dans son canapé. Lui, mais aussi Marcelo Bielsa, leader pendant la moitié de la saison, n’ont pas été retenu dans les 4 nominés. Sont nominés Laurent Blanc, Hubert Fournier, Christophe Galtier, et Jocelyn Gourvennec. Si les deux premiers nommés ne souffrent d’aucune contestation, les deux autres peuvent prêter à sourire. Difficile, même pour quelqu’un d’ouvert d’esprit, de comprendre ces choix. Si le cas Bielsa peut être mis de côté, la non-nomination de Jardim est une hérésie tant le travail effectué par ce dernier depuis 9 mois est colossal. La grande famille du football français en a décidé autrement.

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Si ni Jardim ni Bielsa ne courent après ce genre de récompense très corpo, cet exemple est frappant du mal qui règne en Ligue 1 et dans le football français. Nous aurions également pu évoquer les plébiscites de Mandanda, Lacazette et Fékir, trois internationaux français, au détriment de Subasic, Verratti ou encore Marquinhos. Si l’intérêt donné à cette cérémonie est à relativiser sur pas mal de points, ce banquet reste le point d’orgue, chaque saison, de cette manie établie d’élire et d’essayer de légitimer un championnat, une image de marque, qui souffre de plus en plus de la comparaison avec les championnats étrangers dits de « seconde zone » (Russie, Portugal …)

Des questions peuvent être soulevées. Cette xénophobie risible pénalise le football français par l’image négative donnée, une image qui va de paire avec des résultats relativement moyens sur la scène européenne. Que le copinage de Pierre Ménès lui fasse dire que Blanc soit supérieur à Ancelotti, que Lolo n’a rien à envier à Jurgen Klopp, ça abîme la rétine mais passons. Que l’ensemble du football français reste impassible devant la réussite de coachs et de joueurs étrangers à ses dépends, c’est beaucoup plus dérangeant. Le schéma qui a poussé Ancelotti et Leonardo vers la sortie, qui a poussé ces deux monstres du football mondial a saccager publiquement tout un système archaïque dans lequel se complaisent des dinosaures, est en train de rouler progressivement sur Bielsa, Jardim et consort. Peu les regretteront quand ils seront partis, peu remarqueront même la différence entre ces coachs et les jeunes entraîneurs français, formés dans le moule Guy Lacombe, un postulat que les médias de masse donneront à manger à ceux qui voudront bien l’entendre. Si certains tentent d’élever le débat, ou juste de le ramener sur les pelouses, la multiplicité des médias et des intervenants fait qu’aujourd’hui, le buzz est plus recherché que la bonne parole. Quid de Philippe Vandel ou de Florian Gazan parlant football ? De Pascal Praud ridicule dans ses propos sur l’incapacité de l’Equipe de France à se relever de la défaite en Ukraine ? Parait-il que dans la vie, nous n’avons que ce que nous méritons. Alors permettez moi de penser qu’on doit relativement mal s’y prendre pour endurer de telles inepties quotidiennement sur nos smartphones et nos postes de télévision.

Quant à nous, que pouvons nous faire ? Comment pouvons nous réhabiliter des persona non grata, qui ont d’autres chats à fouetter que d’écouter l’avis du CFC à leur égard ? Comment faire bouger un système opaque et ce, de l’extérieur ? Et si le petit monde du football français n’était finalement pas la plus belle publicité possible pour les championnats étrangers ? Et s’il ne fallait pas aller chercher plus loin que nos frontières afin de ressentir l’exhalation de la culture foot ? Et si ce n’était tout bonnement pas à nous, amoureux de ce sport, d’élever notre propre niveau et de faire de notre pays un pays de football ?

Photo crédit : FRANCK FIFE/AFP/Getty Images

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  1. Vraiment un très bon article, je ne suis pas adéquation avec tout (notamment Lacazette/Fékir qui ne méritaient pas le trophée selon toi, étant supporter lyonnais je ne peux pas être d’accord ^^), mais ça fais plaisir de voir quelqu’un dénoncer ce « corporatisme » comme tu le dis, et l’absurdité qui règnes chez les « journalistes » et « spécialistes » du foot et de ceux qui en ont le contrôle.
    Le football n’est qu’un business, a tous les égards, sur le terrain et en dehors. Il évolue a l’image de notre société, ou l’intérêt général n’est dicter que par l’argent. Et il faut se dire que cela va encore empirer avec le temps, les prochains Larqué/Riolo/Menes seront surement encore plus insupportable a écouter, on se demande comment c’est possible, mais la logique voudrait que ce soit vrai…

  2. Très bon article, tout à fait d’accord, sauf qu’il y a quelques imprécisions sur Christophe Galtier.

    L’année où celui-ci est élu meilleur entraîneur aux côtés d’Ancelotti, il remporte la Coupe de la Ligue (devant une affluence record, même si certains journalistes critiquent l’utilité de ce trophée). Une victoire après avoir sorti le PSG en quart, et au cours d’une saison où Sainté est le première équipe à vaincre le PSG en championnat (au Parc, qui plus est, il me semble). L’exploit est notoire, surtout quand on connaît les écarts de budgets.

    D’autant qu’à l’époque le jeu proposé par Sainté n’était pas aussi déplaisant qu’aujourd’hui. On comptait d’ailleurs Aubameyang dans les rangs de l’équipe (+ Zouma, Ghoulam, Gradel, Guilavogui et Perrin, qui ont tous connu de superbes trajectoires depuis, sauf Gradel récemment).

    Inutile de préciser sur ce point que si Aubameyang est à un tel niveau aujourd’hui, c’est grâce à Galtier qui l’a véritablement lancé cette année-là (valable pour Zouma et Ghoulam, formés au club et lancés par Galtier). C’est ça qui fait un bon coach aussi.

  3. Bonjour,bonsoir.
    Puis-je me permettre d’ajouter en guise de conclusion à cet excellent article(bon c’est pas de moi mais cela résume à merveille la mentalité de fils de pute qui anime ce pays):
    Quand l’emblème de ton pays est le seul animal capable de chanter les pieds dans la merde…Tu comprends rapidement que l’on ne va pas y arriver.
    A+.

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