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Premier match de Ligue des Champions, premiers frissons. Bae jalouse ? Qu’importe. Le premier véritable amour a de grandes oreilles. Un retour sur la scène européenne qui pourrait tourner court pour l’ASM, qui sans le même effet de surprise que l’année dernière, s’est incliné 3-1 face à Valence, dans le JorgeMendessico. Bae est contente, et elle a enfin pu voir Farès.

Le stress qui entoure les grandes rencontres se fait ressentir. Pas de doute, dame Ligue des Champions est de retour. Une heure avant le coup d’envoi, la tension monte d’un cran. Jardim dévoile sa composition. Les premiers  désarrois apparaissent : Echiejile titulaire et une défense remaniée, Fabinho milieu défensif, Bernardo ailier. Le cœur est avec les rouges et blancs, mais la raison est craintive. La défense sur le papier semble faible, et l’organisation du milieu énigmatique. Une crainte malheureusement (trop) vite confirmée. Quatre minutes après le coup d’envoi, sur la première occasion, Valence fait mouche. Centre de la gauche, remise de la tête au second poteau, but. Une logistique bien menée qui fut étrangement sans réelle opposition. Des arrières latéraux amorphes, des centraux laxistes. Le ton est donné pour la partie. Mention spéciale à Echiejile.  A-t-il activé le mode avion de son cerveau, a-t-il mis « dans ma bulle » dans son casque durant cette action voir durant le match? Seul l’intéressé pourrait nous le dire.

Les observateurs ne s’y trompent pas. La défense monégasque est aux abois. Le contraste avec l’année dernière est frappant. Raggi, Carvalho et Wallace ont eu la bonté de se mettre au niveau d’Echiejile afin qu’il ne catalyse pas toutes les critiques. Nuno l’a bien compris : Monaco ne défend pas sur les ailes, laissant quasiment à chaque fois l’adversaire centrer. Echiejile n’est pas très républicain quand il s’agit de jouer au foot. L’équipe espagnole a donc pris d’assaut les ailes, multipliant les centres. Des attaques latérales répétées, mais rarement dangereuses. A vrai dire, Monaco s’est brûlé les ailes tout seul. D’humeur charitable, les rouges et blancs ont offert sur un plateau trois cadeaux. Il n’en fallait pas plus pour Valencia. Est-ce qu’Abdennour a manqué ? Oui, surement. Carvalho n’a plus les jambes pour être leader dans sa charnière et Wallace pas encore les épaules. Les deux ont manqué d’autorité, de présence. Trop souvent effacés au profit des valencians, ils ne dégageaient aucune sérénité. Quant à Kurzawa, son absence s’est bien plus fait ressentir sur le plan offensif que défensif. La conduite balle au pied en état d’ivresse d’Echiejile contraste vraiment avec celle du français. Cavaleiro l’a bien compris, et a passé sa soirée à regretter son compère de contours propres.

Le repositionnement de Fabinho milieu de terrain posa d’autres problèmes. Premièrement, Raggi arrière droit en 2015 c’est non. L’italien aux allures de pornstar fut très loin de commettre des attouchements. Pire, loin de sa grinta caractéristique habituelle, il n’a que très rarement gêné ses vis-à-vis, faisant preuve d’un laxisme répugnant. Son apport offensif fut proche du néant, une véritable panne sèche. Le second problème fut Fabinho lui-même. Chaque prestation du brésilien en tant que milieu est insipide : il n’a pas la discipline tactique nécessaire pour pouvoir y jouer. Il court comme un chien fou, ne sachant pas vraiment où se positionner, ni où aller. Messieurs les entraîneurs, arrêtez avec les latéraux repositionnés milieux !

Globalement, les joueurs sont passés au travers. Bernardo qui joue sans avoir fait de préparation, était en deçà. Pasalic, certainement plus impliqué dans l’hymen d’Eva Carneiro que sur le Rocher, est totalement passer au travers, offrant une prestation immonde rappelant des heures sombres sur le Rocher (esprit de Jean-Jacques Gosso es-tu la ?). Au final, seul deux joueurs ont été au rendez-vous. Toulalan, qui ne s’est pas privé de poser ses bijoux de bon père de famille sur le milieu,  tout en ratissant 174 ballons, toujours avec son flow proche de Michel Sardou quand il vante le Connemara. Et bien sûr Martial. Le joueur le plus nonchalant du sud de la France a été étincelant par moments. Deux percées, un but hors-jeu, de multiples balles récupérées, il a été de loin le meilleur élément offensif monégasque. Il aurait dû même bénéficier d’un penalty non sifflé qui était pourtant flagrant. D’autant plus que l’action était située à un mètre de l’arbitre de surface. Les rageux diront « où est ton chien » (il était arrière gauche à Monaco ce soir), les connaisseurs reconnaîtront l’arbitrage labellisé anglais. Dans les faits, l’arbitre est un eunuque et a besoin d’une greffe de couilles. Un tournant du match certes, mais qui ne doit pas faire oublier la prestation défensive lamentable des joueurs de Jardim.

Monaco peut essuyer des regrets. Valencia était prenable. Les joueurs du Ché, en reprise, ne se sont pas démenés pour s’imposer. Ils ont attendu patiemment les erreurs des rouges et blancs. Pourtant, eux aussi en ont fait. Des pertes de balles répétées dans les trente derniers mètres, des relances parfois hasardeuses, une faiblesse globale en 1 vs 1, la défense Ché voulait concurrencer celle du Rocher. Mais la barre était trop haute. Au final, avec un poteau, un but très légèrement hors-jeu, un penalty non sifflé et d’autres occasions, Monaco a eu des chances de revenir au score. Une maladresse qui aura eu pour mérite de faire briller un des meilleurs valancians hier soir, l’Aussie Mat Ryan.

Le match retour dans le chaudron monégasque sera fondamental pour la suite de la saison. Ligue des Champions ou Europa League, une chose est sure, cela devrait conditionner la fin du mercato des rouges et blancs. Abdennour et Kurzawa seraient en partance, et nul doute qu’une élimination de la Champions devraient accélérer leurs départs. Et par là même, conditionner les 54 et 55 ème arrivées sur le Rocher. En attendant, Monaco a raté son entrée, et devra apprendre de ses erreurs. Et n’aura pas le temps de les regretter.