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L’avènement de l’enfant prodige

Moqué depuis son passage sur console Next-Gen, Konami avait raté le coche avec PES 2008 et n’a cessé d’accumuler du retard vis à vis de son ennemi légendaire, à tel point que jouer à PES apparaissait comme has-been. Jouer à PES était devenu une sorte d’hipstérisme-nostalgique incompréhensible. Absence de licence, jeu arcade, animations incompréhensibles et une multitude de défauts ont « tué » la simulation football sur console et ont eu raison du légendaire Seabass qui a fini par être écarté par Konami. Les anciens PES sur PS2 ne semblent être que des vieux souvenirs lointains. Cependant, depuis PES 2014, on sent Konami repartir sur des nouvelles bases et la démo du dernier Opus confirme cela, l’enfant prodige qu’est PES arrive à maturité.

20ème anniversaire, le retour de la couronne comme cadeau ?

L’enfant de Konami, qui a marqué toute une génération, fête ses 20 ans. International Superstar Soccer pour les plus anciens, Winning Eleven pour les adeptes de l’import et des Play crackés et Pro Evolution Soccer pour le commun des mortels. Pour fêter cet anniversaire, les développeurs ont décidé de miser sur la continuité. Fini les modifications totales du jeu comme on a pu l’apercevoir d’un PES à l’autre, Konami essaye de corriger les défauts de chaque opus précédent depuis 2 ans. L’éditeur Nippon ne cesse d’écouter les avis de tous les joueurs pour améliorer le jeu. Sur ce nouvel opus, de nombreux changements sont visibles par rapport à son prédécesseur. Fini l’arbitrage à la Tony Chapron ou Mauro Bergonzi, les arbitres semblent s’être acheté une raison et laisse plus le jeu, enfin !  Qui dit jeu moins haché dit jeu plus rapide. En effet, PES 2015 a été vu comme un jeu relativement lent, ainsi, Konami a corrigé cela pour ce nouvel opus. La construction du jeu doit être travaillée, il faut exploiter les failles adverse et la circulation du ballon, les contrôles, les mécanismes de passes chers à Omar Da Fonseca sont plus rapides et fluides. Il faut savoir doser sa passe, dans le bon tempo pour créer un décalage. Toutefois ce changement de vitesse de jeu peut décevoir. En effet, le parallèle avec FIFA 15 peut être rapidement fait après deux, trois parties même si, tout cela n’est que relatif. Les graphismes sont à la hauteur de la puissance de la Playstation 4, on prend une vraie claque visuelle quand on commence le match. L’Arena Corinthians et le Juventus Stadium sont magnifiques, les supporters sont très bien réalisés, pareil pour les joueurs. Hormis les animations des joueurs qui sont assez étranges par moments, avec cette impression qu’ils ne font aucunement attention à leur manière de courir, on dirait des panda, deh ! Trêve de plaisanteries, ces défauts ne raviront uniquement les pisse-froid. Car lorsque l’on a joué à FIFA 15 toute une année, cet opus donne l’impression d’être un FIFA 15 sans tout les défauts observés. On peut donc aisément fermer les yeux sur les quelques défauts observés dans cette démo.

Maintenant, parlons terrain, car c’est bien l’un des rares terrains où PES possède une véritable avance sur son concurrent.

A mi-chemin entre PES 2 et FIFA 15

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Là (lalalala), les choses sérieuses débutent. On allume la démo après un très (trop) long téléchargement et on tombe face à ce San Siro illuminé, voilà la première claque visuelle ! On en avait presque oublié à quel point ce stade était l’une des plus belle antres du monde en dépit des années qui passent. Arrive alors le choix des équipes, l’interface est très bien choisie avec des couleurs vives. Corinthians, Palmeiras, cela annonce une envie de mettre le championnat Brésilien en avant avec en plus l’apparition de l’Arena du Timao (on espère que c’est pas un leurre, l’absence de licence pour la moitié des joueurs brésiliens n’est pas oublié dans PES 2015). La Juventus est présente, le Bayern aussi mais plus surprenant, il y a la Roma. Surement un moyen pour la Roma de nous forcer à faire jouer Doumbia pour que sa côte augmente (et c’est un succès vu qu’il a signé au CSKA). France et Brésil sont aussi présents pour les intéressés. On se rend rapidement compte que Konami a facilité encore une fois la partie plan de jeu. Tout est simple, beaucoup plus simple, pour mettre en place le football que l’on souhaite prôner. On note l’absence du 3-1-3-3 mais on dira rien. Après 1001 changements, on débute. Corinthians – Bayern. Deuxième claque visuelle : l’avant -match. La pluie, les supporters, l’ambiance, tout est fait pour que le joueur prenne son pied au niveau des graphismes. On remarque directement que le placement des joueurs choisis au préalable sont extrêmement importants : les joueurs sont positionnés la où vous avez voulu et exécutent les consignes que vous avez mis en place. Attention donc à ne pas faire n’importe quoi. Si vous ne savez pas défendre, ne vous aventurez pas sur une défense haute et un pressing tout terrain, le Bayern vous punira à la première occasion. Les appuis des joueurs sont différents en temps de pluie, on les voit galérer au début du match, glissade, et mettent autant de temps que Rekik avant de se retourner, le ballon fuse, les tacles sont difficiles, un régal. Le réalisme est poussé. Concernant la circulation du ballon, elle est parfaite, on peut combiner sans forcer, le pressing permanent est possible et les frappes sont très fluides. Par contre, il y a un bémol et pas des moindres : les gardiens sont très (trop?) forts. En jouant au niveau Superstar, nous avons à faire à de vrais murs, il faudra être concentré lors des 1 vs 1.

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90 Minutes et première victoire 2-1, aucune faute sifflée, du beau jeu, des défenses solides, cette première partie fut très plaisante. La fluidité du jeu est vraiment appréciable, cela faisait longtemps qu’un PES n’avait pas été aussi fluide au niveau des passes. Cette fluidité donne un coté arcade au jeu. Plus de vie et de rythme à des matchs qui, sur les derniers opus, semblaient tellement monotone. Après une première réussie, on repart sur un deuxième match, avec plus d’ajustements. Bayern-Juventus, mise en place d’un 3-4-3 losange avec un pressing incessant et du marquage individuel pour contrer le  4-3-1-2. On regarde si Konami a poussé le bouchon plus loin niveau tactique. Et première bonne nouvelle, les marquages individuels sont très bien respectés, encore mieux que sur le 2015. Mais tactique suicidaire, on repasse en 3-5-2 plus simple et on s’aperçoit que lorsque Lichsteiner part derrière le dos de la défense, c’est bien Robben qui le suit. Cela prouve bien que le marquage n’est pas aléatoire. Le match est une boucherie, après 2 parties, pour les très bons joueurs, le jeu est rapidement plaisant grâce à une prise en main simple. Malheureusement, les défauts commencent à apparaître. Les enroulés fonctionnent toujours aussi bien et les défenseurs adverses défendent de manière approximative sur certaines phases. Les contres attaques sont plus simple à gérer, à voir lorsqu’il s’agira de défendre face à Neymar, Ronaldo, Messi ou Bale. On termine avec un dernier Roma – Juventus.  Bon Ok… ça a fini en victoire 6-0 malgré le niveau Superstar… mais les enroulés fonctionnent bien, beaucoup trop bien. Par contre, il faut savoir donner le ballon dans le bon tempo et défendre de manière agressive, si vous y arrivez, vous prendrez rapidement votre pied. Le constat est que ce PES a tout pour devenir la référence foot si Konami corrige quelques défauts pour la version définitive sinon, on aura droit à une version juste amélioré de FIFA 15.

Les +: Les graphismes, un jeu plus fluide, prise en main rapide, l’atmosphère durant les matchs, l’arbitrage, l’absence de script.

Les – : L’impression que les joueurs volent sur le terrain, une construction facilitée, des enroulés trop simple et trop assassins.

En tout cas, tout est bon pour que PES redevienne la simulation référence, surtout si Fifa continue à promouvoir autant Ultimate Team. Konami a une carte à jouer, à eux de l’utiliser correctement et gérer parfaitement le virage entrepris depuis la sortie de la One et de la PS4. A eux de retrouver les sommets.

Note de la démo 16/20.

Appréciations: Bien mais doit corriger de nombreux défauts, n’est pas au niveau d’un PES 2 ou 5 mais plus plaisant que le 2014 voir 2015.

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NB: Ne pensez pas que le niveau du jeu est faible, c’est juste que l’auteur de l’article était déchainé et n’a pas la Juventus dans son coeur. Il était dans l’obligation de mettre un gros score pour pouvoir se moquer du club en question. Il a juste gagné un tournoi PES dans sa jeunesse donc a plus de facilité à jouer à PES.