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Le sport roi, l’athlétisme est en plein mondiaux. Une occasion de rappeler que certains footballeurs lui rendent hommage tout au long de la saison, particulièrement sur sa discipline la plus égocentrique, correspondant au mieux aux footeux : le 100 mètres. Retour sur une reconnaissance émouvante entre sportifs.

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Théo Walcott a porté la flamme olympique dans les rues londoniennes. Un court moment de gloire dans sa carrière anonyme. En 2009, Wenger reconnaissait à demi-mot que son poulain s’était trompé de filière :« Théo aurait pu être un coureur de 100 mètres ».  A défaut d’avoir battu le record du monde sur 100 mètres, l’intéressé a battu celui d’Henry sur 40 mètres. Avant de se faire dépasser par Bellerin. Une sérieuse remise en question pour l’anglais, puisque l’ancien barcelonais confiera : « Il essaie de me battre maintenant et nous verrons ce qui va se passer. » Un compétiteur dans l’âme qui confirme au fil du temps que le football passe au second plan. Sur le banc d’Arsenal depuis 9 ans, il ne progresse pas et ne gagne rien. En 2016 il aura le plus gros dilemme de sa carrière : a Rio ou à l’Euro.

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Gareth Bale est l’allégorie vivante de la saga « Fast and Furious ». Le joueur timide du début de sa carrière, incarné par un physique de lâche, a laissé place à un sprinteur extravagant sous testostérones et stéroïdes. Gareth, c’est de la sueur, des go fasts, de l’action et de l’émotion. C’est aussi des sprints spectaculaires rappelant les cascades les plus folles de Vin Diesel dans sa bagnole américaine. Ceci dit, il est dommage que CR joue le rôle de Michelle Rodriguez. Flashé à 37 km/h sur un terrain. Attention à ne pas finir comme Paul Walker. En attendant, le 100 mètres gallois tient enfin sa référence.

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« Ici, il faut faire des passes, tout ça… On joue au football. C’est plus compliqué. » Moussa Maazou était le meilleur dans son équipe universitaire d’athlé’. Sauf que la course, c’est chiant, bien trop facile pour lui. Moussa a donc choisi un handicap, le ballon. Balle au pied, il est l’exemple même de la difficile reconversion sprinteur – footballeur. Usain, reste ou tu es.

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Obafemi Martins est une légende. Le 99 en vitesse le plus célèbre des années 2000 est une ode au sprint. Un physique monstrueux qui associé avec Adriano fut le théâtre des premiers « rage quit » de l’histoire. Sur Xbox ou Playstation 2, le résultat était le même : une course exceptionnelle menée par une poussée énergique du bouton R1. Problème, parfois on se demande si il a vraiment existé. Aux dernières nouvelles, il s’entraînerait sur les pistes américaines de Seattle, et aurait 30 ans, comme en 2008. Peu importe, fiction ou pas, avant Usan Bolt, il y avait Obafemi Martins.

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Lucas Moura est un sprinter d’exception sur YouTube. Quelques courses mémorables, notamment celle contre l’OM, lui ont valu une flatteuse réputation. Cependant, l’ancien athlète de Sao Paulo passe difficilement le cap de la confirmation. La faute à des blessures récurrentes et performances moyennes. Bloqué dans des courses obscures, il manquera peut être Rio 2016, un nouvel échec après celui de 2014. Nul n’est prophète en son pays.

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Fruit de l’école des Champions, Clinton Njie a rejoint cet été la PL et sa pléthore d’athlète. Une compétition accrue pour celui qui s’était imposé en L1 la saison passée comme étant le meilleur sprinter de l’hexagone. Des courses folles, des appuis véloces, une crète aérodynamique, le camerounais avait littéralement roulé sur la concurrence, ne laissant que quelques miettes à ses poursuivant Carrasco ou Lucas. Clinton, c’est un peu le Samuel du 100 mètres.

Seattle est une des villes qui fait les moins rêver des Etats Unis. Ses équipes sportives sont des sparrings partners, ne gagnent jamais rien (hors superbowl), son MC le plus connu défend les causes homos dans les friperies et sur la page Wikipedia de la ville on y apprend que c’est ici que l’on boit plus de café aux States. Bref ça pue la loose. C’est de cette triste réalité que DeAndre Yedlin voulait s’échapper. Pour ça, il a couru vite, très vite pour finalement atterrir à Tottenham. La loose attire la loose.

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« Pierre est sûrement un des joueurs les plus rapides qui ait joué ici » , reconnait Michel Zorc. En 2013, Aubameyang s’est payé le luxe de battre le record d’Usain Bolt. Une partie certes. Un trente mètres exécutés en 3 secondes 70 centièmes, 8 de moins par rapport à la course magique du jamaïcain un soir à Berlin. La flèche gabonaise est peut être passé à côté d’une carrière historique dans le sprint. Au lieu de rouler avec des Ferrari couleur jaune or absolument immondes, l’ancien milanais aurait pu accrocher des médailles en or, et ainsi écrire les premières pages de l’histoire de l’athlétisme de son pays. Un talent définitivement gâché.

Dernier crack issu de la « pepitière » de Southampton, Oxlade-Chamberlain est le petit frère caché de Walcott. Une trajectoire semblable dont l’avenir semble tout tracé. Une progression balle au pied proche du néant, un palmarès quasi vierge comme la concurrence d’Ultimo Diez, et une place quasi indiscutable sur le banc. Un seul objectif : courir vite. Etre le plus rapide du royaume et pouvoir espérer un jour gagner des titres. Avec comme ligne de mire une breloque européenne. Un salut continental qui passera uniquement par l’athlétisme. Car oui, doit on rappeler ou il joue ?

Si on confrontait les neufs lors d’une course, qui ; outre la communion des sports ; finirait vainqueur ? A vos pronostics !