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Dans le football moderne, la fidélité des joueurs envers le club qui les a fait grandir est de plus en plus rare. Ces hommes qui n’ont jamais quitté le navire à l’image de Maldini au Milan, Totti à la Roma, Puyol au Barça ou encore Lars Ricken au Borussia Dortmund se comptent sur les doigts d’une (ou deux) mains. Mais dans ce groupe fermé on retrouve un français, le meilleur défenseur du championnat (si ça ne tenait qu’à moi) mais avant tout un grand homme au caractère irréprochable : Loïc Perrin.

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SAINT-ETIENNE ENCORE ET TOUJOURS

Arrivé au club en 1997, Loïc Perrin va signer son premier contrat professionnel en 2001 à seulement 16 ans. Ses débuts au milieu de terrain en tant que relayeur font de lui un grand espoir pour les Verts et le football français. Il sera appelé à maintes reprises avec les différentes catégories de jeunes en Equipe de France où il côtoiera par exemple Mathieu Debuchy et Steve Mandanda. À force de travail et de persévérance, Loïc du haut de ses 18 ans, joue ses premières minutes avec l’équipe première lors d’un match de Ligue 2 face à Lorient (qui plus est à Geoffroy Guichard). Lui, supporter des Verts joue enfin pour le club qui fait battre son cœur. Un rêve de gosse pour de nombreux joueurs parait-il.

Ses performances ainsi que sa polyvalence (il peut jouer milieu défensif, milieu droit et latéral droit) vont taper dans l’œil de plusieurs coachs tels qu’Arsène Wenger mais le joueur restera chez lui avec un contrat de 3 ans et demi proposé par Saint-Étienne qu’il accepte sans sourciller. Il va continuer sa montée en puissance petit à petit, jusqu’à ce qu’une grosse entorse au genou achève brusquement sa saison 2005/2006 lors d’un match au Vélodrome. Et là c’est le début des emmerdes. Oui, vraiment. Les pépins physiques vont s’enchainer, les croisés vont lâcher deux fois, comme si une ce n’était pas assez… À seulement 21 ans, cette carrière promise à un avenir brillant est d’ores et déjà compromise. En outre, le club coule empêtré dans des problèmes financiers, frôle la relégation, accumule les conflits et voit ses entraineurs se succéder avec plus ou moins de succès. Pendant ces 6 années environ tout le monde nage en eaux troubles, mais Loïc Perrin est toujours là avec le brassard de capitaine autour du bras. Malgré tout la panthère meurtrie et son gardien sont durs à abattre…

SAINT-ETIENNE RIEN QUE PAR AMOUR

La guérison va se faire après l’arrivée de Christophe Galtier et ensemble, encore une fois, ils vont renaître de leurs cendres, et l’amour entre le joueur et le peuple vert ne va cesser de grandir. La dixième saison de sa carrière (2012/2013), va le révéler sous son plus beau jour… Son repositionnement au sein de la charnière centrale, va faire de lui qui il est aujourd’hui. En défense il s’épanouit, sa vision de jeu, sa technique lui permette de relancer, défendre proprement, de tacler au milieu de la surface de réparation sans avoir peur de provoquer un penalty. Aucun carton rouge, ni de larmes, seulement de la bravoure, du courage et de la dévotion pour ce club qu’il aime tant. Impérial dans de nombreux domaines : il devient une valeur sûre cette brave L1 jusqu’à devenir une référence à son poste, un patron de la défense… Pas besoin de vous faire un dessin, regardé le jouer et vous verrez que c’est la vérité.

Loic Perrin (saint etienne)

           

Loïc Perrin est devenu l’âme de ce club, une légende, l’homme qui ne veut pas abandonner ce qu’il aime tant depuis une trentaine d’années. Alors oui il aurait pu aller ailleurs, partir et jouer chez les plus grands, gagner plus d’argent mais il est resté chez lui, par amour. Car c’est bien ça la fidélité, un attachement à ses devoirs, à ce qui nous rend heureux mais surtout une promesse de rester auprès des personnes qui nous aiment.

Le lien unissant ce capitaine emblématique à l’ASSE et à ses supporters est indestructible, cette histoire d’amour écrite dans les travées du Chaudron n’est pas prête de s’arrêter. 

Il y a une chose dont je suis certaine c’est que cet homme a marqué l’histoire du club et en restera à jamais un emblème. Dans plusieurs années nous parlerons de toi à nos enfants, nous leur expliquerons ce que représentait le numéro 24 afin que personne ne t’oublie. Les supporters te seront à jamais reconnaissants, tu resteras pour toujours un emblème. Pour moi tu resteras  l’un de ces joueurs qui m’a fait tomber amoureuse du football, un de ces joueurs à la mentalité exemplaire sur lequel on veut tous prendre exemple.

Alors merci. Merci Loïc de représenter cet amour indélébile, cette loyauté sans faille, ce côté du football si précieux et cher à nos yeux. Merci de faire partie de ces joueurs qui restent auprès de leur club sans se soucier des difficultés. Merci de faire aimer ce sport à des centaines de personnes dés que tu foules un terrain. Merci de te battre pour cet écusson et ses couleurs sans jamais baisser les bras. Et merci pour bien d’autres choses encore. Grâce à toi le football garde un peu de sa saveur d’antan, tu es la preuve que la dévotion éternelle pour son club est encore possible. La preuve que la fidélité est encore possible quoi qu’il arrive.

Perrin, ad vitam aeternam.