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Remettons nous dans le contexte. Finale de l’euro 2008, nous sommes à Vienne et l’Espagne se prépare à remporter le premier titre de leur fameux three-peat. Premier titre remporté grâce au magnifique but d’El Nino, qui à cette époque est probablement le meilleur numéro 9 en activité. Sur une énième passe brouillonne et trop longue du maestro Xavi, Nando parvient à allier vitesse et finesse en prenant le dessus sur Lahm et à piquer le ballon in extremis. L’Espagne prend l’avantage et le reste appartient à l’histoire. Ce reste, il ne s’agit pas des titres gagnés par la suite mais de la célébration du but. Car oui il s’agit d’une des plus belles célébrations de l’histoire du foot moderne: analyse.

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D’abord nous sommes en finale de l’euro, donc toute célébration de but gracieuse se voit son flow multiplié par 5 selon une étude très sérieuse menée par l’Alba Academy. Mais ce n’est que le début. Après avoir réussi à piquer le ballon dans un déséquilibre digne du régime alimentaire de Pierre Menes, Torres créé la surprise et ne tombe pas,  parvenant ainsi à entamer sa célébration. Stupeur dans les gradins, mais les supporters ne sont pas au bout de leurs surprises. Première étape: le pouce dans la bouche qui peut être interprété comme un message aux allemands, comme quoi ce serait une équipe de « gamins ». Ou bien ce message était adressé à la concurrence, on ne le saura jamais.

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Poursuivons, le changement d’angle de caméra nous permet d’avoir un plan plus large, ou l’on peut apprécier la tenue arborée par le numéro 9: le maillot un peu large sous lequel il porte un t-shirt blanc qui dépasse. L’homme a de la carrure mais il flotte dans son équipement, et la on peut établir un parallèle avec le fait qu’il flottait dans les airs dès le début de l’action. Coïncidence ? « La aussi j’invente rien et je le dis dans mon bouquin. »

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Venons-en au bouquet final, la glissade sur les genoux, précédée par un petit saut, le tout parfaitement exécuté. La glissade est si splendide que certains témoins de la scène affirment que c’est le terrain qui glissait en dessous de Fernando. Celle-ci se termine les bras levés, un peu comme dans Titanic sauf que cette fois il s’agit d’El Nino accompagné de Puyol entre autres, et non pas de cette catin de Rose qui rappelons le, pouvait laisser de la place à Jack, lequel mourra dans de terribles conditions : souvenez-vous !

Enfin nous pouvons souligner la chevelure aussi soyeuse que toute l’action analysée, et qui en 2008 n’avait plus rien à prouver.
Tout était vraiment au point, fluide et maîtrisée, à tel point que l’on peut se demander si c’est une célébration travaillée à l’entraînement. Dans le cas contraire, cette céléb… Que dis-je, cette chorégraphie relève tout simplement du génie.