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Après un match aller décevant, les Parisiens se devaient de montrer un tout autre visage à Santiago Bernabeu. On attendait un PSG conquérant (comme Alexandre le Grand), un PSG qui décide de se mettre au niveau auquel il devrait être à chaque rendez-vous. Bien heureusement, nous l’avons eu.

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Le PSG est très bien entré dans ce match avec l’envie de jouer vers l’avant et de poser des problèmes au Real Madrid tout en n’abandonnant pas le ballon. Malgré la blessure à la cheville du génie italien Marco Verratti (qui a fait peur à tous les supporters parisiens en sortant de la pelouse en larmes), le PSG était bon. Adrien Rabiot a réussit une excellente entrée, se distinguant par sa qualité technique balle au pied et quelques belles frappes notamment son enchainement contrôle-frappe sur le poteau de Keylor Navas. Maman Rabiot demandera sans doute une augmentation à la suite de cette excellente entrée de son fiston.

C’est donc une première mi-temps de haute facture pour l’équipe parisienne qui réussit à se créer un nombre incalculable d’occasions avec notamment deux belles occasions pour Ibrahimovic qui ne passent pas loin des buts du portier madrilènes. Le PSG a été solide, a présenté une belle charnière centrale et deux latéraux intéressants autant défensivement que offensivement, de nombreuses occasions étant venues des couloirs par d’excellents centres ou montées de Maxwell et Serge Aurier.

Nous avons vu un Motta en patron au milieu de terrain mais aussi et surtout un excellent Di Maria. Très critiqué récemment, l’argentin a montré un visage de lui qu’on aimerait voir plus souvent. Toujours porté vers l’avant, faisant souvent le lien entre le milieu et l’attaque parisienne. Di Maria était peut-être l’un des meilleurs joueurs du PSG sur la pelouse. Positionné plus axialement sur le terrain qu’a l’accoutumée il fut très à l’aise dans le jeu et dangereux offensivement.  Il a notamment offert un énorme caviar à Cavani juste avant la mi-temps après avoir « brisé les chevilles » de Nacho mais Cavani a (encore une fois) mangé la feuille de match après un contrôle totalement raté et une frappe de même facture.

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Mais le PSG n’a donc pas réussi à ouvrir le score et s’est fait punir sur une grossière erreur de Kevin Trapp qui juge mal la trajectoire du ballon et laisse le but vide à Nacho qui réussit à donner l’avantage à son équipe. Dommage pour le portier parisien pourtant très bon la plupart du temps mais qui est en train de se créer tout seul une concurrence à cause de ses erreurs et sauts de concentration.

En deuxième période le PSG aura été un peu moins bon mais s’est encore créé quelques occasions en touchant notamment deux fois les montants par Di Maria sur un corner rentrant et un coup franc en fin de match.

Le PSG aura encore une fois perdu tous espoirs et illusions à partir du moment où Laurent Blanc a décidé de faire ses changements. L’entrée de Lucas à gauche, un poste ou il n’est aucunement dangereux n’a servi à rien. La logique aurait voulu que Di Maria prenne la place de Matuidi au cœur du jeu et que Lucas joue à son « poste » dans le couloir droit mais le coach parisien en a décidé autrement. Nous avons aussi pu constater un Matuidi inexistant, sans doute à bout de souffle, qui enchaine les mauvaises performances ces derniers temps. Après ce changement le jeu offensif parisien ne ressemblait plus à grand-chose et le Real n’a été inquiété que sur un coup franc de Di Maria.

Le PSG a donc été au niveau de ce match, a eu de nombreuses occasions, a été solide mais a perdu. N’est ce pas là la différence entre un très grand club comme le Real Madrid et le PSG ? Une équipe qui réussit à prendre 4 points face à son plus dangereux adversaire de la poule sans avoir pu aligner une fois son onze type. Une équipe qui réussit à marquer sur l’une de ses seules occasions, qui l’emporte sans être bon alors que son adversaire est lui à 100% et réalise une très grosse prestation.

Oui le PSG a fait un bon match et a montré de belles choses, mais le PSG a perdu et on ne peut pas se satisfaire d’une défaite quelle que soit la prestation de son équipe. Et puis comme dirait un très grand artiste des Hauts-de-Seine : L’important est de gagner, j’men tape de participer.