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Alors que Pep entame la troisième et dernière saison de son premier contrat avec le Bayern (et avec la manière), son avenir reste incertain. Et lorsque l’on évoque la fin de ce contrat, le président du Bayern Rummenigge répond par l’interrogative pour nous faire saliver:

« A un moment donné, personne n’est irremplaçable. Les joueurs vont et viennent, c’est aussi valable pour les entraineurs »

Bien que Pep devrait rencontrer la direction d’ici la fin de l’année, voici la réalité des choses. Pep a la pression, il le sait, Rummenigge le sait, même Ribéry a saisi ça. Car au terme des deux premiers exercices du catalan, il a raflé pas mal de titres, sauuuuuf la coupe aux grandes oreilles où il échoue façon titanic par 2 fois. La saison dernière face au grand Barca, et celle d’avant face à son futur club, le Real. BOOM. Vous l’aurez lu ici en deuxième, Pep va s’engager avec le Real Madrid , et ce peu importe l’issue de cette saison:

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S’il gagne la ligue des champions, Pep sera lassé de gagner facilement le championnat allemand et voudra ajouter du piment à sa vie. En revanche s’il ne la gagne pas, les allemands l’inviteront à aller se faire en… aller faire ses valises. Et bien que l’offre de Manchester City soit alléchante, l’idée de confronter Mourinho 2 fois (ou plus) par saison va le refroidir. Si l’on exclut l’Italie et la France par pure logique républicaine, il nous reste l’Espagne. Or ! Le technicien chauve a déclaré ne plus vouloir coacher le FC Barcelone. Il ne reste plus qu’une seule option, l’option galactique.

Le Football avec un grand F a besoin de ce genre d’histoires, histoire ou un pro-indépendance de la Catalogne et ex-coach de la plus grande équipe ayant foulé cette même Catalogne, se voit offrir un contrat et un challenge délicieux. Et pour prendre la décision d’accepter ou non, l’amour que porte Pep pour le football dans son coeur prendra le dessus sur toute conviction politique, aussi importante soit elle. On est donc maintenant en août 2016, Pep est présenté face à la presse en compagnie de Florentino Perez, les deux arborant un maillot « Pep Guardiola 2019 ». Le Real sort d’une saison non blanche en ayant gagné un des trois trophées (celui que vous voulez), mais ce n’est pas assez. Pep est ensuite présenté au Bernabeu : « Vamos afición, UN DOS TRES HALA MADRID ».

Qu’est-ce que ça va donner cette histoire ? Pep, ayant signé tout en croyant qu’il pourra effectuer ses expérimentations loufoques, sera bien encadré par Florentino. Car aussi grand tacticien qu’il puisse être, il est hors de question de voir Modric arrière droit ou autre Marcelo en défenseur central. Au delà de ça, la majorité du groupe semble être Guardiola-compatible. Les conditions sont idéales pour faire de grandes choses, encore mieux qu’avec le Bayern.

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Impossible de faire un article sur Guardiola au Real sans évoquer la rivalité Barca-Real. Imaginons un clasico avec des meringues dirigés par Pep, et les catalans par Luis Enrique qui lui aussi est un maitre dans l’art de la traîtrise. Celaa ajouterait un peu de sel à ces clasicos et pourrait presque nous ramener à la tension dégagée par chacun de ces matchs entre 2010 et 2012 (avant l’overdose). Un mélange de foot, de tension, de drama, de vengeance et de revanche.

Maintenant, on peut se poser une question: est-ce que les madrilènes doivent ou peuvent adhérer à un tel projet ? Eh bien oui mesdames et messieurs. Guardiola a été insulté par les supporters madrilènes dans le passé : wow étonnant que le coach du pire ennemi se fasse insulter. Mieux que ça, on peut trouver moyen le mandat de Pep au Bayern et être pour sa venue au Real. La situation n’est pas la même. Au Bayern il reprend les rênes d’une machine régnant sur l’Europe, la modifie à sa sauce et se fait humilier par deux fois en Ligue des champions. Ce n’est pas le cas au Real (la saison est encore longue cela dit). La situation n’est pas catastrophique non plus, mais avec un tel groupe, il est possible de faire beaucoup mieux et un homme comme Guardiola peut être plus que l’homme de la situation.