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Cette année, comme souvent, la planète foot nous a offert son lot de surprises, de sensations, d’exploits, de larmes, de sueur et donc, de frissons. De manière absolument subjective, les rédacteurs d’Ultimo Diez vous présentent les moments qui ont le plus attirés leur attention. Très peu de titres ou de grandes performances footballistiques dans cette sélection. Plutôt des extraits qui nous ont fait vibré lors de ces 365 derniers jours. Bonne dégustation.

Football - Chelsea v Paris St Germain - UEFA Champions League Second Round Second Leg - Stamford Bridge, London, England - 11/3/15 Thiago Silva (R) scores the second goal for PSG Action Images via Reuters / John Sibley Livepic

Le frisson « Verrattiesque » de Titi (@Tiinho_Mendes: Chelsea-PSG, Stamford Bridge. On allume la télé, on enfile le maillot du PSG sans grande conviction. Ibra décide de faire du Ibra et prend un rouge. La suite, une équipe qui décide de sortir ses couilles. Un Verratti de gala qui a une énième fois souillé Nemanja Matic ou encore un très bon Pastore. C’était pourtant mal parti après l’énorme raté (encore un) de Cavani et la main de Thiago Silva offrant un penalty aux blues. Mais les deux buts pleins de rage et de hargne des centraux brésiliens Silva et Luiz nous délivrèrent et nous offrirent l’une de nos plus belles joies de supporter parisien.

during Game Six of the 2015 NBA Finals at Quicken Loans Arena on June 16, 2015 in Cleveland, Ohio. NOTE TO USER: User expressly acknowledges and agrees that, by downloading and or using this photograph, user is consenting to the terms and conditions of Getty Images License Agreement.

Le frisson « Depuis que Fekir s’est fait les croisés je ne parle plus de foot » de Yannis (@YannisLB80) : 14 juin 2015, Oracle Arena à Oakland. Game 5, 2 partout entre les Cavaliers et Golden State Warriors, c’est un tournant. Lebron James tient à lui tout seul Cleveland, et Stephen Curry, le MVP Season, est en grande difficulté sur la série, mis à mal notamment par cette petite peste Australienne de Dellavedova. Il reste à peine 3 minutes dans un match serré et une atmosphère incroyable. Curry réalise un enchaînement incroyable et met au tapis « Delly » et Cleveland. Il finira le match à 37 points et les Warriors remporteront la NBA.

Le frisson « Allez allez oh oh » de François (@F_Beneytou) : Une dernière à la maison. On est 7000, peut-être plus, à partir du coeur de Bordeaux pour rejoindre le Parc Lescure, dernièrement stade Chaban-Delmas. Ce Bordeaux-Nantes est inscrit dans toutes les têtes des Girondins depuis longtemps. Des tifos, des buts, un peu, et surtout des chants. Des fumigènes pour finir, quelques larmes, beaucoup de frissons. Des mois après, cette journée du 9 mai 2015 reste ancrée comme une des plus belles pour chacun de ses participants. Un hommage à un stade, une ville, et à l’Histoire d’un club sur la pente descendante résumé par un chant simple : « Ne jamais oubliez, tous ces moments passés, Lescure à tout jamais. »

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Le frisson « El Kloppo » de Chloé (@chlogll) : Une saison de galère, dernier avant noël, un coach emblématique qui décide de partir après sept ans à nous offrir des titres, des matchs dantesques et des tonnes d’autres choses encore. Mais Jürgen Klopp ne pouvait pas partir sans une dernière finale, sans un dernier fracas sur la planète football. Et pour ça, quoi de mieux qu’une victoire contre le Bayern en demi-finale de Pokal ? 2 glissades et une transversale fracassée plus tard, on a eu notre ticket pour Berlin, pour Klopp, et un peu pour Kehl aussi. Quelle joie de voir cette équipe unie après autant de problèmes et de doutes… Ce fut une soirée mémorable bien que peu signifiante quand on y repense mais c’était un merveilleux condensé de tout ce qu’on a pu vivre avec le Borussia au cours des dernières années. Et rien que pour ça on ne l’oubliera pas.

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Le frisson « #FreeLebanon » de Majd (@majd_haidar) : La veille du triste 13 novembre a lieu un autre attentat, celui de Beyrouth. Parmi les centaines de victimes se trouvent les parents du petit Haidar, seul survivant de cette petite famille. Lorsqu’on lui demande dans les heures qui suivent où se trouvent ses parents, il répond « dans la voiture ». Petit à petit il prend conscience qu’il ne reverra jamais ses parents et parallèlement se lance un énorme élan de solidarité sur twitter :le hashtag#CristianoMeetHaidar prend de l’ampleur et l’espoir de redonner goût à la vie à ce jeune garçon renaît. Quelques semaines plus tard, CR7 et le Real répondent favorablement à l’appel et Haidar effectue le voyage à Madrid avec son oncle afin d’assister à l’énorme victoire 10-2 du Real face au Rayo mais surtout de rencontrer son idole Cristiano Ronaldo. L’immense émotion l’envahit, envahit les joueurs et même les internautes. Bien qu’il soit encore trop jeune pour comprendre tout ce qui lui est arrivé ces dernières semaines, nul doute qu’il se rendra un jour compte de la très belle expérience qu’il a pu vivre suite à son malheureux destin.

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Le frisson « SUUUUUUUUUUUUUUU » d’Alexis (@AlmeidAlexis) : Mon plus beau moment foot de 2015 ? Le ballon d’or de Cristiano Ronaldo. Si je compte sur le
Portugal ou le FC Porto pour me faire vibrer, je suis un peu dans la mouïse. Et en tant que portugais je me dois de suivre chaque pas du merveilleux Ronaldo. De vibrer à chacun de ses pénaltys et de ses 9 passements de jambes avant de perdre le ballon. Le voir ce soir là devant la crème du football mondial soulever encore une fois le plus beau titre individuel qu’un footballeur peut avoir m’a
rempli de fierté. SUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU

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Le frisson « suffisant » d’Edu (@EduBrigante) : Je sais pas si ça suffira, mais cette année se résume à cette image. Et c’est déjà beaucoup.

Editorial use only. No merchandising. For Football images FA and Premier League restrictions apply inc. no internet/mobile usage without FAPL license - for details contact Football Dataco Mandatory Credit: Photo by Paul Currie/BPI/REX Shutterstock (5225923am) New Liverpool manager Jurgen Klopp is unveiled to the media at a press conference held at Anfield, Liverpool Barclays Premier League 2015/16 Liverpool Press Conference - Jurgen Klopp Anfield, Anfield Rd, Liverpool, United Kingdom - 9 Oct 2015

Le frisson « The normal one » de Rayan (@rayandeuxfois) : Pour résumer mon année foot je ne saurais pas trop par où commencer, tant l’épisode calendaire 2015 aura été glorieux pour le Liverpool FC. Entre titres à la pelle, jeu léché et spectaculaire, Merseyside aura encore une fois ajouté une page à sa glorieuse histoire grâce aux faits d’armes de Joe Allen et autres Christian Benteke. Si je devais toutefois ne retenir qu’une chose de cette fastueuse année ce serait bien évidemment l’arrivée en octobre de Jürgen Klopp, deuxième meilleur entraîneur de la galaxie sur le banc du club, faisant suite au renvoi du meilleur d’entre tous : Brendan Rodgers, qui devrait cependant rapidement trouver point de chute dans un club de seconde zone comme le Real Madrid ou pourquoi pas le Bayern.
JÜRGEN KLOPP KLOPP KLOPP
HE’S THE NEW KING OF THE KOP
HE WILL TAKE US TO THE TOP
CHAMPIONS LEAGUE, FA CUP

beurkom caca

 

Le frisson « bielsista » d’Alba (@Albazalaza) : OM – PSG, le troisième contre le deuxième. Sûrement le plus beau classique depuis 6 ans niveau intensité, enjeu, pression, jeu, tout était réuni pour que ce soit une grande fête. Un match retransmis dans le monde entier, toute la planète voulait voir ce match. Une ambiance folle à Marseille, un tifo incroyable et une défaite 3-2 mais le résultat final est anecdotique, on vient de vivre une des plus belles soirées depuis des années. Ce match a été à l’image de l’OM Bielsa, du spectacle, de la passion, du coeur, une fin en eau de boudin mais l’impression qu’enfin,  cet OM était médiatisé comme il devait l’être.

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Le frisson « Des bières et une qualif » d’Hugo (@hgmvn) : Mon année football 2015 fut un ascenseur émotionnel interminable. Comprenez, je supporte Monaco. J’ai atteint le septième ciel un soir, alors que Monaco se déplaçait à l’Emirates. Hasard du calendrier, j’étais à ce moment là aussi à Londres. Bien sûr le prix d’une place m’a fait ravaler mon enthousiasme. Pas grave, j’irai dans un pub. Je connaissais justement un bar assez cool. Je me suis posé dedans avec un pote. Première pinte de Guiness, première attaque londonienne. J’étais pas serein et j’avais de quoi. La moitié de l’effectif était absent. Super. Pendant que je sirotais ma bière, je voyais Monaco gérer avec maturité les Gunners. J’étais agréablement surpris. Et d’autant plus stupéfait lorsque Kondogbia ouvrait la marque sur un tir contré de loin. Sur le moment j’ai du lâché un « Suuuuu » tah Ronaldo. Je vis à côté de moi un vieux dépité. Il s’appelait Michael. Ça se voyait, les conneries de Wenger, ça le saoulait. On discuta, je lui présentais les cracks monégasques Martial, Bernardo, Carrasco qui seront respectivement décisifs sur les deux autres buts. Le match passa, les insultes sur la mère de Giroud faisait parti du fond sonore, l’over à 3,5l de bières fut dépassé. A la fin du match on discuta, moi euphorique, lui dépité. il nous paya une bière. Un brave type, ce Michael.