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Depuis début janvier cela fait 3 ans que Lucas Moura est arrivé au PSG. Trois ans que l’on attend que le brésilien confirme les espoirs placés en lui à son arrivée. Lui que l’on annonçait comme un énorme crack au moins aussi bon que Neymar est-il un immense flop ?

Un crack ? Dans quel sens ?

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Courtisé par quelques grands clubs européens, Lucas Moura est arraché au grand Manchester United par le nouveau riche (Ma Lamborghini a pris quelques dos d’âne) le Paris Saint-Germain. En regardant quelques vidéos Youtube, on y voit un jeune joueur qui semble pétri de talent et qui aide son équipe à remporter la « Copa Sudamericana ». On se dit alors qu’effectivement le PSG a fait un grand coup.

« L’Héritier », bien sûr vous aurez compris ce à quoi fait référence le titre de cet article. Raï disait à l’arrivée du jeune Lucas qu’il était son successeur. Force est de constater qu’il en est encore loin.

Lucas est positionné au poste d’ailier droit dans le 4-3-3 de Laurent Blanc poste auquel il devrait normalement être à l’aise. Mais Lucas ne joue pas du tout comme un ailier droit. En effet il ne se retrouve que trop rarement à droite. Il est souvent attiré par l’axe qui est sa position moyenne sur le terrain. Ballon au pied, Lucas repique souvent pour ne pas dire tout le temps dans l’axe. Peut être des consignes du coach Laurent Blanc pour libérer le couloir à son latéral (Aurier ou VDW). Mais Lucas ne déborde presque jamais, dommage lorsque l’on connait les qualités de percussion et de vitesse du brésilien. Les seules fois où le brésilien décide de déborder, il est dangereux. On peut aussi parler du fait que Lucas tente toujours de dribbler vers l’intérieur et non vers l’extérieur, ce qui confirme sa tendance à aller vers l’axe. Les appels de Lucas ne se font que très rarement dans la profondeur, là aussi c’est dommage car il n’utilise pas ses qualités à bon escient.

Lucas Rodrigues Moura da Silva (psg)

A première vue, Lucas semble être un joueur assez technique mais en regardant d’un peu plus près son jeu, on peut y remarquer quelques anomalies.

Tout d’abord, la conduite de balle de Lucas n’est pas optimale du tout, le ballon est touché trop peu de fois ce qui implique un contrôle du ballon moyennement efficace. Sur cette conduite de balle, on peut noter que Lucas n’utilise jamais (sans abuser) son pied gauche ce qui peut parfois être problématique. Voila qui nous donne une conduite de balle par à-coups, tout comme l’exécution de ses dribbles. Des dribbles qui peuvent être déroutants parfois mais qui manquent de fluidité et qui sont quelques peu saccadés. Lucas n’est pas un joueur très beau à voir jouer que ce soit dans l’exécution de ses gestes, dribbles et bien sûr sa conduite de balle. L’exemple parfait de ces dires est l’action qui a fait le tour du monde contre l’OM.

Ce jour là Lucas effectue un rush dans la défense marseillaise et ne parvient pas à marquer. Cette action résume assez bien le joueur qu’est Lucas. Sur ce fait d’arme, on remarque une conduite de balle douteuse, un tout droit dans une défense marseillaise apathique et un dernier contrôle très mauvais devant Mandanda qui lui empêche de bien finir son action. Oui avec Lucas on s’enflamme au début et on finit par être déçu.

Ses contrôles, passes et autres sont d’un bon niveau sans plus. Il ne se démarque pas des autres joueurs dans ces domaines.

On ne peut nier que Lucas a du talent, mais n’est ce pas trop peu pour un joueur censé être un énorme crack ?

Les raisons de l’espoir.

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Malgré cela on peut toujours espérer que Lucas explose un jour. En effet il a su montrer par séquences des choses intéressantes. Ses matchs de référence depuis son arrivée sont en Ligue Des Champions, contre le FC Valence et le FC Barcelone.

Contre Valence à Mestalla (pour sa première apparition en Ligue des champions) il avait été énorme face au latéral gauche mexicain du soir Andres Guardado. Il enchaînait les débordements côté droit, les appels et les courses dans le dos du défenseur à qui il avait donné le tournis et ce malgré une cheville douloureuse. Contre le FC Barcelone, rebelote. Il s’était joué de Jordi Alba tout le long du match par ses percussions incessantes, débordements et appels en profondeur. Points communs de ces deux matchs ? Lucas collait un peu plus la ligne et débordait énormément. Reverrons nous un Lucas de ce niveau un jour ?

L’an dernier Lucas semblait être dans une bonne passe, il enchaînait les prestations convaincantes et était de plus en plus décisif. Mais une blessure lors d’un sombre match au Parc des Princes face à Caen précédant une rencontre de Ligue des champions contre Chelsea est venue stopper le brésilien dans sa lancée. Il finira la saison avec 7 buts et 5 passes décisives mais aussi par une non convocation avec le Brésil pour la Copa América.

Cette année Lucas a perdu du crédit et se retrouve logiquement sur le banc avec l’arrivée de Di Maria. Lorsque le brésilien est titulaire il n’est pas bon et  multiplie les mauvais choix. Lucas semble plus à l’aise en sortie de banc, un sorte de Lou Williams au basket. En effet il réussit à se montrer décisif lorsque Lolo White le fait rentrer en cours de match où il amène un peu de fraîcheur. (4 buts et 2 passes décisives pour lui depuis le début de saison). Est-il donc condamné à jouer le supersub ?

Au final, après trois ans d’exploitation le transfert de Lucas reste une énigme. 40 millions ont été déboursés pour espérer voir un crack arriver dans la capitale ce n’est apparemment pas le cas. Ce que montre Lucas n’est évidemment pas suffisant à la vue des espoirs placés en lui.

On se rapproche pour l’instant plus d’un flop qu’autre chose. Lucas pourrait etre l’Héritier oui mais sûrement pas de Raï… De Reinaldo peut être ?