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Alors que le mercato ouvrait ses portes en janvier, chaque fan de football suivait attentivement les informations et rumeurs en tout genre concernant son club ou d’autres formations. Mais ce mercato hivernal a comporté son lot de surprises. Des surprises qui nous ont tous etonné. En effet, la Chine a décidé de poser, en force, ses gros attributs sur la table du mercato européen.

Mais d’où vient cette folie dépensière ?

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Jackson Martinez, Ramires, Gervinho : ils ont tous rejoint la Chinese Super League cet hiver, pour des sommes à en faire pâlir les Anglais. Là où même Liverpool n’a pas voulu franchir le pas des 36 millions pour le Brésilien Alex Teixeira, le Jiangsu Suning a offert 50 millions à Donetsk. Et cela juste après avoir dépensé 27 millions pour Ramires. D’ailleurs Jiangsu ne compte pas s’arrêter là, le club aurait pour cible Yaya Touré. Si cette rumeur aurait été peu crédible il y a encore deux mois, aujourd’hui ceci ne semble pas si improbable.

Non, les milliardaires chinois ne sont pas subitement devenus des passionnés de foot, ce sont des investissements purement politique. Vous connaissez Xi Jinping(pong) ? Non ? Vous êtes pardonnés.

Xi Jinping, premier ministre chinois, est un fanatique du meilleur sport du monde : le football. Le problème c’est que Xi est conscient que, footballistiquement, son pays est encore plus mort que la Creuse. Mais rien n’arrête l’argent et le pouvoir, Xi a décidé de changer les choses, la Chine deviendra une puissance mondiale du football. La Chine accueillera une Coupe du Monde, la Chine en remportera même une.

Pour ça Xi a un plan. Un plan constitué de « réformes » qui sont censées faire évoluer le football chinois, et créer cette culture du football typiquement européenne. Jinping veut ancrer le football dans le quotidien chinois. Dans les dix ans qui arrivent, 50 000 écoles de football verront donc le jour en Chine, rien que ça. Ajoutez à cela un autre point, la pratique obligatoire du football dans la majorité des collèges et écoles primaires du pays.

En parallèle, les chinois comment à placer leurs billes dans le sport mondial. Par exemple le groupe Dalian Wanda a claqué un milliard d’euros pour racheter Infront Sports, leader mondial des droits sportifs. Les conséquences de ce rachat sont que la Chine pourra désormais accueillir plus facilement les évènements sportifs. Mais également le rachat de l’Espanyol Barcelone (56 % du club exactement) et 13 % de Manchester City pour la modique somme de 400 millions d’euros. L’Atletico Madrid est également entre des mains chinoises, à hauteur de 20 %. Mais ne vous inquiétez pas, les Chinois ne nous ont pas oublié, Peugeot a cédé 100 % du FC Sochaux au groupe Ledus !

Et pour pouvoir oser cracher sur le football en achetant Freddy Guarin à 15 millions en 2016, il faut des investisseurs. Du coup tous les milliardaires chinois, dans le but d’être bien vus par Xi Jinping et par conséquent de gagner du crédit politique, ont décidé d’acheter, acheter et acheter. Durant ce mercato hivernal c’est un concours de qui a la plus grosse qui s’est lancé en Chine. Pendant ce temps là, nous on espère pouvoir tous vendre un Gervinho à 18 millions.

Mais c’est pas fini

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Actuellement la D2 Chinoise a été plus dépensière que la Liga cet hiver et la Chine plus dépensière que l’Angleterre. Le problème, c’est que ce n’est pas terminé. Les chinois vont encore vous les briser (ou vous ravir selon votre point de vue) jusqu’au 26 février, date mettant un terme à leur mercato hivernal.

Dans les poches de Pékin il reste 3 500 milliards de dollars à investir en Europe (Que ce soit dans les banques, les entreprises et le football.)

Maintenant que la Chine a attiré votre oeil d’expert sur son championnat via ses incroyables dépenses, le plan va passer à sa seconde phase : faire évoluer l’Equipe Nationale Chinoise. Cela prendra évidemment des années, mais si la politique de formation s’avère fructueuse, alors la Chine pourrait bien s’imposer comme une nation majeure. Cette partie du plan est la plus importante. Car les investissements ne durent qu’un temps. Ces investissements dureront au grand maximum quelques années, c’est avant tout de la poudre aux yeux et une volonté de manifester une forme de puissance aux yeux du monde.

Alors, la Chine accueillera-t-elle la Coupe du Monde 2026 ou 2030 ? Mystère.