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Voici la deuxième partie de notre top 20 des joueurs meilleurs que leur propre idole, avec un florilège de surprises.

10- Le grand Johan et le petit Toni

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Les Allemands sont connus pour avoir des modèles qui leur ressemblent. Comme Neuer, Toni Kroos avait un modèle qui l’inspirait tellement fort que ça se ressent maintenant dans son jeu. Lui, son modèle était un 10, français, lent, plein de vista et de grâce. Non il ne s’agit pas de Zidane mais de Micoud. Et pour tout amoureux du football, savoir ça nous conforte sur une chose, les Allemands sont de fins connaisseurs de football.

9- El Japonés y El Inglès (Aguero et Owen)

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A l’instar de Crespo, Sergio Kun Aguero était fan d’un Anglais. Et la rivalité entre Argentins et Anglais est au coeur de ce choix. Angleterre-Argentine, 1998, Geoffroy-Guichard. Owen éclabousse de sa classe ce match. Ayala en fait encore des cauchemars. Ce soir là, Kun n’a que d’yeux pour lui. Lui, aficionado de l’Albiceleste et de la Roja d’Indediente n’a d’yeux que pour un Inglès? Quelle trahison ! En Réalité, Sergio avait un vrai penchant pour la Premier League et Liverpool plus jeune, d’où son amour pour Owen. Avec le temps, on a pu voir qu’Aguero était une copie d’Owen en meilleur. Comme quoi.

8- Iniesta et un Danois qui a réussi a ne pas être présent dans le Danemark de 92

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« Je pense que l’élégance, ça ne se travaille pas, c’est de l’ordre de l’inné. Quand j’étais petit, je regardais beaucoup Zidane qui était beau à voir jouer. Mais mon idole absolue, c’était lui. Quand tu le regardais jouer au football, tu ne perdais jamais ton temps. Je me fichais bien qu’il y ait des buts ou pas. Observer ses mouvements c’était un vrai spectacle en soi. J’ai échangé mon maillot avec beaucoup de grands joueurs, très grand joueurs, mais mon plus grand regret est de pas avoir pu l’échanger avec lui. C’était mon modèle de jeunesse. Si y a bien un joueur à qui j’aurais voulu ressembler, c’est lui »
Ca fameux lui, c’est Michael Laudrup. Pour les plus jeunes, on vous invite à regarder ses vidéos. Et vous comprendrez d’où vient la magie d’Iniesta.

7- Reus & Rosicky

UEFA Champions League - Borussia Dortmund v Arsenal FC

On a tendance à l’oublier, mais Marco Reus est un enfant de Dortmund. Il a commencé au BVB et va porter le mythique maillot jaune pendant dix ans, le temps de suivre la génération dorée. En effet, entre la fin et le debut du nouveau millénaire, le BVB est devenu une plaque tournante européenne avec en point d’orgue deux finales Européenne en six ans. Dede, Frings, Sammer, Zorc, Amoroso, Chapuisat, Koller, Hitzfeld, tant de noms ronflants pour une équipe qui marque les esprits. Mais le petit Marco était fan d’un petit tchèque chétif qui venait de signer, Tomas Rosicky. Le numéro 10 du BVB vend du rêve à tous les jeunes, devenant une véritable icône à Dortmund. A défaut d’avoir joué avec Rosicky à Dortmund, Reus a eu le droit de l’affronter en Ligue des Champions. Un grand moment pour le numéro 11 du BVB.

6- Quand Neymar ne rêvait que de Robinho

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On le sait, Neymar ne jure dorénavant que par Messi, son idole comme il aime bien le répéter à chaque interview ou conférence de presse. Son père disait même que: « Il n’aurait rejoint aucune équipe européenne sans d’abord passer par Barcelone. Tout d’abord parce qu’il voulait venir ici pour jouer avec son idole : Lionel Messi. » Mais avant de débarquer en Europe, Neymar avait pour idole Robinho. Son grand frère, son protecteur, son conseiller. Comme Ney, il a été formé au Peixe, du coté de Santos et est rapidement devenu une véritable icône là-bas. Précoce, talentueux, modeste, généreux, Robinho inspire le respect et la réussite chez les plus jeunes. Neymar rêve d’un parcours à la Robinho plus tard et va réussir à faire mieux que lui. Mais il n’oublie pas de lui rendre hommage quand il est de retour au Brésil.

5- Zinedine et Francescoli

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En bon Marseillais qu’il est, le petit Yazid suit activement les résultats de l’OM. Il ne rate pas un match de l’équipe du président Tapis mais puis vient le déclic. Alors âgé de 17 ans et venant de débuter en pro à Cannes, Zidane tombe sous le charme de la nouvelle recrue de l’OM. Un Uruguayen plein d’élégance et de grâce venu tout droit du Matra Racing. Celui qui se faisait surnommer Principe par les Millonarios de River: Enzo Francescoli. Loin d’être la meilleure recrue de l’âge d’or de l’OM, Francescoli est parmi ceux qui ont le plus déchaîné les passions à l’OM. Sa vista et son jeu plein de technique attiraient le regard des supporters Marseillais. Le Marseillais considéré comme un fin connaisseur du ballon rond à l’époque tombe amoureux d’Enzo. Zidane n’échappera pas à la règle allant jusqu’a copier les mimiques de Francescoli. Malgré une très belle saison, Francescoli a convaincu tout le monde sauf Tapis qui préfère le vendre en fin de saison. A défaut d’avoir conquis le coeur de Tapis, il aura conquis celui de Zidane, et c’est déjà pas mal.

4- Buffon et son gourou Camerounais

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Qui aurait pu penser l’espace d’une seconde qu’un des meilleurs gardiens de l’Histoire, un des joueurs les plus classes et élégants de la planète puisse autant kiffer sur un Camerounais vêtu d’un jogging noir des plus affreux? Surement pas vous. Et pourtant, c’est le cas de Gigi Buffon. L’actuel portier de la Juve a eu le déclic en 1990. Alors libéro ou défenseur central, le petit Gianluigi suscite l’intérêt de grands clubs pour ses qualités de joueur de champ. Mais lui ne voit plus les choses de la même manière. En cause, cette fameuse coupe du monde 1990. Alors que tous les Italiens ne rêvent que de voir la Squadra l’emporter, lui préfère admirer Thomas N’Kono, l’incroyable gardien Camerounais. « Il était beau à voir, folklorique. Il dégageait une telle passion. Il portait un long pantalon et j’étais dans l’admiration. Le lendemain, j’ai décidé d’être gardien de but. » Ces paroles viennent de Buffon himself. Les deux sont dorénavant de grands amis. N’kono invita Buffon à son jubilé en 1999, Gigi appela son premier fils Thomas en son honneur. Une des plus belles amitiés du football à coup sûr.

3- Zoninoz et Mattia

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Loin de nous l’idée de dire que Mattia Destro est un petit joueur, mais il faut savoir que sa carrière a pris du plomb dans l’aile. Après une grande saison à Sienne, on l’imaginait tous devenir le grand bomber que toute l’Italie attendait. Mais malheureusement, les choses ne se sont pas passées de la sorte. Entre stagnation et prise de poids, le bon Mattia s’est perdu en chemin. Rudi Garcia n’est pas étranger à sa perte de confiance alors que tout était programmé pour que le jeune Italien explose. Malgré tous ces éléments en sa défaveur, Destro était le modèle du jeune Zoninoz. Les deux se ressemblent dans leur chemin parcouru sauf que le talentueux Zoninoz a réussi à faire une carrière plus intéressante que Destro, nous gratifiant de skills et spots publicitaires des plus attirants. On espère le revoir rapidement sur les pelouses et prouver qu’il a définitivement dépassé son idole de jeunesse.

2- L’idole de l’idole de ton petit frère

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  « Mon idole, c’était et c’est toujours Pablo Aimar. J’adore sa manière de jouer tout en finesse, tout en technique, sans jamais en faire trop. Je m’inspire beaucoup de lui quand je joue. » Non cet hommage ne vient pas d’un numéro 10 basique Argentin fan de River comme en voit à tous les coins de rue en Argentine. Ce compliment, il vient d’un des meilleurs joueurs de l’Histoire de ce sport qu’est le football. Quand un joueur de le trempe de Lionel Messi dit ça de vous, votre carrière est un accomplissement quel que soit ce que vous avez gagné durant cette dernière. Celui qui se faisait surnommer El Payaso en Argentine a déchaîné les enfers. Nouveau Maradona, nouveau Ortega, el nuevo diez, si Boca avait Roman, River avait Pablito. Malgré la rivalité entre Xeneizes et Millonarios, les deux camps avaient un immense respect pour les 10 ennemis. Au milieu de tout ça, il y avait Messi qui vouait et voue encore un respect incroyable envers Aimar. On oubliera jamais ce Benfica – Barça lorsqu’Aimar va féliciter Messi, le quadruple ballon d’or semblait être en plein rêve voyant son idole de toujours le féliciter de son match.

2 bis- L’idole de l’idole de ton grand père

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« Si je suis le roi du football, alors Ben Barek en est le Dieu ». S’il n’était pas tombé dans le blasphème, Pelé aurait sûrement sorti la meilleure punchline de l’Histoire du football. Celui qui est considéré comme l’un des plus grands footballeurs de tous les temps avait un modèle et il était Franco-Marocain. Assez inconnu dans le monde du football, Larbi Ben Barek est connu par les plus anciens en particulier les supporters de l’OM. Celui qui a égayé Marseille et la France entière par sa technique était vu comme un joueur hors norme à l’époque. Il a eu la chance d’être coaché par le grand Helenio Herrera, considéré comme un des meilleurs coachs de l’Histoire et le meilleur coach de l’époque. Surnommé la perle noire, Larbi est un des joueurs les plus oubliés par les spécialistes du football. Il a égayé la jeunesse de Pelé, a défaut d’avoir eu la place qu’il a du avoir dans le panthéon du football, il a une place de choix dans le coeur du Roi Pelé. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

1- Sanchez et sa maman

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On a beau s’inspirer de joueurs pour aspirer à être plus fort ou devenir tout simplement un joueur convenable, le footballeur reste un homme comme un autre. « Le footballeur reste un être humain malgré tout » comme dirait Boumsong. Avant d’être des footballeurs touchant des millions par mois, chaque footeux était un petit garçon qui devait se démener pour aller à l’entrainement ou se trouver de nouveaux crampons. Chaque enfant voulait s’amuser en exerçant ce qu’il aimait le plus au monde. Mais les enfants ne venaient pas tous de familles riches pouvant tout se permettre. Là ou certains jeunes enquillaient les paires de crampons dans une même saison, des jeunes issus de milieux pauvres devaient galérer avec une paire pour plusieurs années. Pour leur faire plaisir et combler leurs désirs, des parents n’hésitaient pas à faire des heures supplémentaires. Quitte à se lever à 4h du matin et revenir à des heures tardives. Tous ces efforts marquent la vie d’une enfant, et c’est le cas de Sanchez. Alexis disait à propos de son manque de réalisme à la presse « Ca fait 11 ans que je joue au football, j’écoute personne en dehors des terrains à part ma mère », une déclaration qui peut être perçue comme de l’arrogance mais il n’en est rien. Alexis est un enfant de la rue comme on en voit des centaines de milliers dans le monde du foot à qui la vie n’a pas fait de cadeaux, que ce soit à lui ou à sa famille. Leur objectif final est de rendre heureux celle qui a fait des milliers d’efforts pour eux et ça, ça vaut tous les Ballons d’Or du monde.