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Dimanche, c’est derby. Dans toutes les familles Romaines, on prépare ce match comme si c’était le dernier. Si la Roma peut espérer jouer le Scudetto, la Lazio elle n’a plus rien à jouer. Enfin presque, il reste un derby à gagner. En cas de victoire, la Roma serait éliminée de la course au titre et la Lazio l’emporterait enfin après trois ans sans victoire pendant le derby. Qui de mieux qu’Eric Maggiori, rédacteur en chef de Sofoot.com et So foot Club pour nous parler de la Lazio? Et ça vaut le détour.

@ericmaggiori : Quand il ne gère pas SoFoot.Com, il met des roustes au ping pong et peut te vendre Tommaso Rocchi et Cristian Manfredini comme étant les derniers grands joueurs de l’Histoire de la Série A.

Pour commencer, d’où vient ton amour pour la Lazio ?

EM: En 1994, comme tous les petits garçons, je suis à fond le Football et en particulier la Squadra (étant d’une famille Italienne) et l’équipe de France. Malheureusement, la France n’est pas qualifiée pour la Coupe du monde aux Etats-Unis donc je suis attentivement l’Italie. Comme tout enfant de l’époque, j’avais un livre Panini pour la CdM et là, je tombe amoureux d’un joueur, Giuseppe Signori, et je vois qu’il joue à la Lazio. Je commence à m’intérésser logiquement à Signori et à la Lazio alors que toute ma famille est Juventina. Chaque match que je vois Beppe Signori, je kiffe le voir jouer. Un jour, je vois mon père dépité devant sa télé et il me dit que la Juventus vient de prendre 4-0 contre la Lazio et que Signori avait marqué. A partir de là, j’explose de joie et c’est mon premier souvenir en tant que tifoso. C’était en 1996. A partir de la j’ai commencé à suivre attentivement la Lazio puis 1997-1998 je me mets à lire les quotidiens Italiens pour suivre mon nouveau club. En 22 ans, je n’ai raté pratiquement aucun match.

La Lazio a complètement raté sa saison. On a l’impression que depuis l’arrivée de Lotito , c’est impossible que vous enchainiez deux bonnes saisons à la suite. Comment ça se fait ?

EM: La présidence de Lotito marche par cyclse. Depuis 2004, on marche sur des cycles répétitifs. C’est toujours les mêmes évenements qui se répètent, toujour les mêmes campagnes. Depuis qu’il est arrivé, on fait qualification en LDC en 2007, saison blanche l’année d’après, 2009 victoire en Coupe d’Italie, traversée du désert pendant deux ans et en 2013 tu regagnes la Coupe d’Italie. Lotito est un président à réaction quand il s’agit d’acheter des joueurs. Quand la Lazio gagne, il va expliquer qu’il n’y a pas besoin d’acheter de nouveau joueurs, sauf que les mecs vont se planter parce qu’ils n’arriveront pas à enchaîner tout les trois jours. Et ainsi de suite, c’est un cercle vicieux. Quand on gagne la finale de Coppa contre la Roma, tous les tifosi se disent, Lotito va nous faire plaisir et investir pour fêter ça. Au final, il ne recrute personne et flingue l’euphorie.

Á contrario,  la Roma fait son petit bonhomme de chemin, l’écart entre les deux équipes semble énorme. Qu’est ce que tu en penses ?

EM: (Il hésite) Il est énorme mais relatif. Déjà il était moins important l’an dernier. La différence est que la Roma s’est stabilisée dans le haut de tableau et a pu s’appuyer sur l’arrivée des investisseurs Américains. Pendant que la Roma met 50 millions au mercato, Lotito investi 0 euro ou fait en sorte que les comptes soient équlibrés en permanence. C’est incomparable. Après, niveau jeu, oui il y a de l’écart. Faut pas oublier que la Roma profite du faible niveau des deux clubs de Milan. Avec l’arrivée de Spaletti, la Roma est vraiment forte. Le projet est cohérent alors que nous on est dans le flou total. La seule chose qui nous rassure chez les Tifosi de la Lazio, c’est que la Roma est éternel second.

Cette saison, vous avez un point commun avec les Romanisti, vos ultras sont en grève. En France, la Lazio et ses supporters ont une mauvaise image. Explique nous ce qu’il  se passe en tribune, si la situation va s’améliorer, et pourquoi la Lazio a mauvaise réputation ?

EM: Premièrement, concernant les tribunes, c’est difficile que cela s’améliore. Côté laziale, c’est un double combat. Il faut savoir que, pour une fois, on est uni avec les Romanisti sur un point: les barrières au stadio Olimpico. Le préfet a instauré l’implatation de barrières dans le stade qui gâchent tout. On a l’impression que c’est juste pour faire chier les gens. Ensuite, il y a l’histoires des amendes pour les places. En fait, si tu ne te mets pas à ta place, tu prends une amende. C’est incroyable quand même! Donc il y a eu des contestations sur ces deux points et les deux Curva ont décidé de boycotter le derby (on annonce 22.000 personnes pour le derby). Après pour nous, c’est plus profond que ça. Il y a derrière une guerre contre Lotito car le stade meurt à petit feu à cause de Lotito. Quand Lotito est venu, un de ses premiers combats, il l’a livré contre la Curva Nord parce que dans la Curva, il existait un commerce parallèle fait à base de produits  dans lequel le Lazio touchait zéro euro. Lotito voulait combler ce manque à gagner et a décidé de faire la guerre à la Curva, et depuis, les relations sont exécrables. Les Ultras viennent de moins en moins au stade en signe de protestation du à leurs mauvais feeling avec Lotito. Pour montrer que la Lazio était aux tifosi, l’an dernier, les supporters ont décidé de venir au stade contre Sassuolo. 55 000 personnes au stade avec une pancarte: « Libère la Lazio ». En bon communiquant qu’il est, il a juste répliqué: « La Lazio est à moi et je la lèguerai à mon fils. Dans la Curva, il n’y a que du trafic de drogue et de la prostitution », rien que ça. Deuxièmement au sujet de la réputation, le problème c’est que t’as des cons qui continuent à l’entretenir. On traine de vieilles casseroles depuis les années 90 avec le fascime mais faut savoir que les portraits qu’on voyait en Curva Nord, on les voyait aussi en Sud à la Roma juste que c’était moins médiatisé. Après, les problèmes de racismes existent, on ne va pas le nier. C’est dur de s’en débarasser. Quand 30 individus font des bruits racistes, tu finis par les entendre. Et pourtant, il n’y jamais eu de problème de racisme avec nos joueurs.  Mais pour info, ce qu’il s’est passé avec Kalidou Koulibaly, t’as des tifosi qui ont fait ça juste pour faire chier Lotito et espérer un huis-clos pour que Lotito perde de l’argent. C’est dire que le mal est profond.

Á ton avis, ne manque-t-il pas à la Lazio des figures comme Totti, De Rossi qui représentent le club ?

EM: (Il coupe) Il manque clairement une icone. Lotito a écarté tous les anciens, que ce soit dans l’équipe ou dans l’encadrement depuis son arrivée. Hormis Maurizio Manzini, faut le faire, il ne reste plus personne. J’en parlais avec Alessandro Nesta à Montreal, lui qui est un ancien de la maison, il me disait: « Pourquoi tu veux que j’aille à Formeo? Je connais plus personne là-bas. Je vais pas y aller et dire salut moi c’est Nesta ça va? Non, je prefère retourner à Milanello où je vois les même têtes et je m’y sens à ma place ». Nesta aurait du être cette icone. Il avait même présagé de revenir à la Lazio après la victoire en Coupe du Monde sauf que Lotito a préféré répliquer: « J’ai pas besoin d’un vieux. » Neuf mois plus tard, Nesta gagnait encore la Ligue des Champions. Nesta aurit du faire toute sa carrière chez nous à l’instar de Totti et c’était son souhait. J’ai toujours en tête son départ du club, où quand on lui dit le dernier jour du mercato qu’il part à Milan, il dit: « Non, moi ça m’interesse pas, je veux rester ici. » Et on lui replique: « C’est pas une question mais une affirmation, si tu pars pas le club coule. » Au final, il se sacrifie pour nous*. Après, avec du recul, en soi une figure emblématique au club ce n’est pas si important. Sur ces dernières années, nous on gagne dix titres et la Roma cinq. C’est bien d’avoir Totti ou De Rossi mais ça ne change rien au sportif. C’est signifcatif pour les supporters surtout.

Quel joueur de la Lazio t’a le plus marqué ?

EM: Sandro Nesta c’était vraiment mon chouchou. Il y a Beppe Signori quand j’étais plus petit bien sûr, ensuite t’as eu la Lazio de la grande époque, la meilleure équipe du monde. J’étais un grand fan de Marcelo Salas, Nedved, Simeone puis Claudio Lopez. Mais récemment, y en a un seul qui m’a vraiment fait frémir, c’était Mauro Zarate. C’était pas le plus régulier mais son instabilité mêlée à son génie, ça me faisait quelque chose. Depuis l’époque des Nesta, Crespo and cie, j’avais plus ressenti ça. Malheureusement ça a duré un an (rires).

Que penses-tu de la saison de Felipe Anderson ?

EM: Catastrophique. C’est sa troisième saison, il a du cumulé quatre bons mois. La seule surprise, c’est qu’il ait eu cette période folle où on croyait voir Neymar. Le déclic a eu lieu à San Siro où il met un doublé et depuis il marchait sur l’eau. Cet été, s’il y a une bonne proposition, il doit partir.

En France, on ne se rend pas compte de l’atmosphère qui se dégage autour d’un derby. A mon avis, c’est le plus gros derby parmi les grands championnats. Tu peux expliquer comment est l’ambiance d’un derby et comment tu le vis ?

EM: Je le vis très mal (rires). Pendant longtemps j’avais envie que le derby n’arrive jamais tellement ça me mettait mal. J’avais peur de la date du derby, trop d’émotion. Depuis la victoire en coupe d’Italie, il y a eu une cassure dans l’approche du derby. C’était le pire derby à jouer ; il y avait trop d’enjeu autour de ce match. Le fait de l’avoir gagné, tu te dis que tu ne peux pas faire mieux. Tu gagnes en finale contre ton ennemi, à cause de toi il ne peut pas jouer la Coupe d’Europe et toi au contraire tu la joues. C’est fou! Celui de l’année dernière était pas mal niveau interêt vu que c’était pour la deuxième place. Mais là avec les supporters qui ne viennent plus, ça a baissé en passion. Le derby reste le match que t’as pas envie de perdre. Dimanche à 15 heures, je sais que je serai à fond. Nous on est hors course partout, on peut espérer sauver notre saison là-dessus. Le derby ça reste six mois de vannes, c’est les matchs qui restent dans les têtes. Quand tu parles à un tifoso, tu lui demandes ses cinq plus beaux souvenirs, il te sort trois voire quatre 4 derbys.

Si tu devais choisir le derby qui t’a fait le plus frissonner, ce serait lequel ?

EM: (Il hésite) Il y en a trois que je dégage sans arriver à les départager. T’as celui où Lucas Castroman marque à la 95ème. J’avais 15 ans, je crois que je n’ai jamais autant crié de ma vie. Le match est fou et le scénario autour l’est aussi. La Roma est championne à 99% si elle gagne, et derrière, c’est la Juventus qui pousse pour rattraper la Louve. Je regarde le match avec mon père. T’as le but complétement fou de Nedved qui entretient l’espoir et t’as ce but venu de nulle part de Castroman. Mon père a explosé avec moi parce que tout était relancé, c’était incroyable. Celui où Klose marque à la 93ème alors que le score est de 1-1 face à la Roma de Luis Enrique alors qu’on était sur une mauvaise serie durant les derby. Et puis la finale de Coupe d’Italie avec le but de Lulic. En vérité, j’ai pas un bon souvenir de ce derby, j’ai tellement stressé avant et pendant le match, c’était limite de la peur. Je me disais que si on perd, je sors plus de chez moi.

Est-ce qu’on peut dire que la Lazio est l’équivalent de l’OM en pire ?

EM: Oui je pense. J’ai souvent fait le parallèle avec les collègues de So Foot. Les saisons se ressemblent, rien qu’actuellement on est dans la même situation. Aucune logique sportive, niveau passion, ça se ressemble. Aprèes les Laziali sont plus défatistes, on s’attend toujours à faire une saison de merde, mais quand on fait une bonne série, c’est direct l’enflammade et vice versa en cas de défaite.

D’ailleurs, la dernière fois que la Lazio est venue en France, vous avez pris 3-0 au Vélodrome dont un but de Mendoza. Vous aviez un effectif médiocre du à l’arrivée encore récente de Lotito. Est-ce que c’était la période sombre du club ?

EM: On était clairement en reconstruction. T’as tous les joueurs qui partent en 2004 et tu en fais venir un nombre incalculable de l’autre côté. T’as des coups qui marchent comme Rocchi ou Pandev, le retour de Di Canio, mais c’était une équipe qui marchait plus aux couilles qu’au talent. On gagne que comme ça, avec un jeu haché, beaucoup de fautes. Il a fallu que Mauri et Ledesma arrivent en plus de Delio Rossi pour voir un peu de jeu. Concernant le match contre l’OM, le seul souvenir que j’ai d’une rencontre entre les deux clubs, c’est quand on gagne 5-1 avec le match exceptionnel de Simone Inzaghi

Si tu devais choisir entre Delio Rossi, Petkovic, Reja et Pioli, tu choisirais qui ?

EM: Chacun à ses qualités et défauts. Petkovic ou Delio Rossi te font pas gagner le Scudetto. Ils peuvent faire une saison où l’équipe va flamber mais ne peut pas faire mieux qu’une troisième place. Le dernier vrai bon coach qu’on ait eu, c’était Mancini. Il était jeune avec des idées nouvelles. Là, on a juste des coachs qui ont le niveau de l’équipe qu’on leur donne. Mais si je devais en choisir un, ce serait plutôt Reja parce que, humainement, il était génial. C’est le papy qu’on aimerait tous avoir comme coach.

Tu as connu l’age d’or de la Lazio avec Cragnotti Peux-tu expliquer qui était Cragnotti et ce que représentait la Lazio à l’époque ?

EM: Cragnotti arrive au club en 92, la Lazio ne représentait pas grand chose à l’époque. Les années 80 étaient compliquées, y a la relégation à cause du totonero en 80**, relégation en B, on y passe trois saisons de galère. On remonte, on arrive à se maintenir à la dernière journée, mais l’année suivante on fait une saison affreuse à 15 points, on finit dernier. On fait l’ascenseur, bref c’est le yo-yo .On fait signer Karl-Heinz Riedle et Ruben Sosa en deux ans, cela stabilise l’équipe. Cragnotti arrive avec ses idées, il veut faire de la Lazio un grand d’Italie et reveille le peuple Laziale. Il faut savoir qu’il était au pouvoir de la Cirio, grande entreprise Italienne. Il fait venir Gascoigne, Signori, Zeman. La Lazio devient une des meilleures équipes d’Italie. Il passe la seconde en 97, il veut que la Lazio devienne le meilleur club d’Italie. Mancini, Nedved et Sven-Göran Eriksson viennent. On a une vraie machine de guerre. On gagne tout sauf la Ligue des Champions, alors qu’on doit la gagner lors de la saison 1999/2000. Sauf qu’il y a le match contre Valence à Mestalla et ce fameux Blackout où on prend 3-0 en peu de temps. Ça se fini à 5-2, le retour est compliqué, on ne gagne que 1-0. Personne ne lui en veut à Rome. Il a fait des conneries, c’était un mauvais gestionnaire, il avait le fisc au cul et plein de dettes, mais il a fait rêver les gens. Il a tenu sa promesse et ça c’est important. A la différence d’un Lotito qui est un bon gestionnaire mais ne fait rêver personne, lui a réussi à nous vendre du rêve. Si Cragnotti revenait, il serait acclamé comme le Pape.

Il manque quoi à la Lazio pour devenir un très grand club ?

EM: Des fonds pour investir. Si demain un Qatari vient, on gagnera le championnat. La Juventus te sort deux saisons de merdes où ils finissent 7ème, et à l’été 2011, Fiat arrive et te sort: « On lève 120 millions pour la Juve ». T’as du Vidal, Vucinic, Conte, Lichtsteiner qui débarquent en plus d’un Conte et de Pirlo libre. C’est plus simple avec 120 millions qu’avec cinq. Après, tu peux te stabiliser sans pour autant avoir 120 millions chaque été. La différence est que Lotito est un mauvais gagnant, il ne sait pas gérer les victoires. Quand la Lazio n’arrive pas à gagner pendant cinq journées ou après le match face au Sparta, silence radio. Mais quand on bat l’Atalanta qui sort de trois mois sans victoires, il se permet de faire des communiqués.

Explique nous rapidement pourquoi Dimanche, il faudra supporter la Lazio ?

EM: Parce que c’est une belle saison de merde prévisible, encore plus avec la blessure de De Vrij qui n’a pas été remplacé, enfin si, avec Bisevac (silence et malaise). On a souffert pendant un an, ça permettrait d’atténuer tout ça. On n’a plus gagné depuis la finale de Coupe d’Italie. Et on aimerait bien que le titre se joue entre le Napoli et la Juventus.

Si demain, on te propose de gagner le Scudetto mais de perdre quatre derby dans la saison, t’acceptes ?

EM: Ah oui, largement. J’ai eu la chance d’attendre que trois, quatre ans avant de voir la Lazio gagner la Série A en 2000 alors que les tifosi attendaient depuis 26 ans. Quand t’es supporter de la Lazio, tu sais que tu peux gagner deux, trois Scudetti dans ta vie donc tu craches pas dessus.

Bielsa était capable de couper un doigt pour gagner le derby de Rosario, tu serais capable de quoi pour ta part ?

EM: (Hésitation) C’est dur quand même. Pas un doigt quand même ça reste du foot et pour les articles ça risque d’être compliqué. Mais je pourrais raser ma barbe, ça fait cinq ans que je l’ai pas touchée donc pourquoi pas ouais !

Est-ce que Mourad Meghni est le meilleur joueur de l’histoire de la Lazio ?

EM: Non malheureusement, mais c’est dommage parce qu’il avait un vrai talent. D’ailleurs le seul match où il m’a fait vibrer, c’est en Ligue des Champions contre le Werder. Un vrai gros match de sa part. C’était l’homme de verre, un vrai potentiel mais six mois de blessures derrière.

Dernière question, pour toi, qui est l’Ultimo Diez ?

EM: (Longue hésitation) C’est difficule mine de rien de choisir. Actuellement, t’as Javier Pastore qui a le petit truc. C’est plus le même poste mais dans l’idée, lent, technique, il y ressemble. T’as Totti qui avec les années est devenue de plus en plus 10. Il a perdu en vitesse et puissance, il a reculé et fait plus le jeu. Dans les grands pays de football, il n’y a pratiquement plus de 10. Iniesta à la limite. Et l’avènement d’un joueur comme Messi a fait changer les choses. Son positionement sur le terrain te fait reculer des joueurs comme Iniesta. Si tu le mets en 1990, Iniesta aurait été un numéro 10 à l’ancienne.

* La Lazio est en difficulté financière et doit à tout prix vendre pour ne pas être retrogradée de manière administrative. Crespo et Nesta sont vendus respectitivement à l’Inter et au Milan AC. L’anecdote est que les deux se sont entraînés le matin même au Formello et le soir, ils se retrouvent tous les deux à San Siro pour leur présentations respectives.

** Le Totonero est un scandale qui a éclaté en 1980. A l’époque, on reprochait aux joueurs de Serie A, en particulier du Milan AC et de la Lazio, de parier contre leur propre équipe. Les joueurs n’hésitaient pas à lever le pied et fausser une partie des résultats. C’est un des plus grands scandales de l’histoire de la Série A.