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Bonjour Président,

Nous y voilà. Nous allons cet été atteindre les fameuses cinq années qui auront succédé à votre prise de pouvoir à la tête du Paris-Saint-Germain.

Tout d’abord merci. Merci pour tous ces mercato, pour cette équipe capable de rivaliser avec les plus grands, pour ces joueurs qui offrent des titres et qui procurent des émotions à chaque week-end (ou presque) de la saison.

Merci aussi pour votre implication. Vous êtes un président exemplaire qui fait honneur à l’image du PSG ainsi qu’à la crédibilité du projet grâce à votre capacité de garder les meilleurs joueurs de l’effectif.

Mais maintenant, l’heure du premier gros bilan approche et nous sommes dans l’obligation de constater que cette équipe stagne.

Oui président : cette équipe stagne. Bien que l’arrivée de Zlatan a pu « professionnalisé » le club en lui faisant passer un palier évident, nous ne pouvons nier que le PSG croupit depuis 2012.

Il s’agit maintenant de passer à une nouvelle ère. La première sous Ancelotti n’aura malheureusement pas duré assez longtemps et elle actuelle avec Laurent Blanc ne peut malheureusement durer plus longtemps.

Faisons les comptes. Le PSG a joué trois fois en quarts de finale de Ligue des Champions sous les ordres du Cévenol :

La première fois, l’entraîneur fait erreur au match retour en alignant une équipe sans liant et en faisant un choix tactique en cours de match (entrée de Marquinhos) qui aura eu une conséquence immédiate. Le PSG recule et encaisse le 2-0 : Éliminé.

La seconde fois, l’entraineur préfère rester passif et ne rien tenter face au 4-3-3 du FC Barcelone. Certes, il y avait des absents, mais pourquoi ne pas essayer autre chose ? Si il existait un jour où il fallait tenter c’était bien face à cet ogre. Rien n’est fait : Éliminé.

Enfin, la troisième fois, l’entraineur titularise un joueur totalement à court de rythme et plombe par la même occasion le moral d’un autre élément exemplaire qui le supplée parfaitement depuis sa mise à l’écart du groupe. Je parle bien sûr de Serge Aurier et de Marquinhos. Pire, au match retour l’entraineur décide de sortir de son chapeau (car c’est réellement le cas) une animation qui demande énormément de travail tactique pour le match le plus important de la saison. Une animation qui n’a jamais été travaillée et mise en place en match, alors que l’entraîneur disposait de plusieurs mois pour le faire étant donné l’avance creusée dans notre championnat national. Pire encore, voyant son équipe totalement amorphe dans l’entame de match, l’entraineur ne change rien, préférant attendre la blessure du joueur clé du milieu de terrain pour modifier un système sans queue ni tête. Est-ce la première fois que Laurent Blanc attend et reste spectateur ? Non.

La situation du « banc insuffisant » était déjà présente l’an passé. Un entraineur incapable de tenir compte de faits et de faire son maximum avec un recrutement cohérent pour empêcher que les mêmes situations ne se reproduisent, peut-il conduire un club avec de telles ambitions ? Comparons cet effectif à ceux de l’Atletico Madrid, Dortmund, Manchester City ou même de la Juventus Turin. Le PSG n’est pas moins bon. La différence se trouve ailleurs, elle est clairement sur le banc de touche. Non pas pour les remplaçants, mais pour les choix tactiques décisifs dans les grands match. À chaque essai, l’entraineur s’est trompé d’une façon inadmissible.

À l’heure du bilan, le PSG n’a toujours pas passé les quarts de finale en cinq ans d’investissement. L’excuse habituelle « le PSG tire un gros club » ne fonctionne plus : cette équipe a besoin d’un nouveau souffle, que ce soit sur le terrain ou sur le banc de touche. « Améliorer l’équipe » passe aussi par bonifier la personne qui la dirige et dicte les choix forts. Beaucoup d’autres actions pourraient être reprochées, mais je pense que vous pourriez vous même les observer.

En espérant que vous ferez les bons choix,

Cordialement.

Roms (@Sao__Tao)