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C’est une déclaration aussi chaude qu’inattendue qu’a livré jeudi Adil Rami à nos confrères d’RMC. Tout juste vainqueur de la Ligue Europa avec Séville, l’ex-hétérosexuel a surpris son monde en déclarant « Tous ceux qui me connaissent le savent : tu peux critiquer mon football et mes performances, mais dans son discours, de dire qu’il ne prendrait pas les meilleurs joueurs individuellement mais les meilleurs joueurs de groupe, ça veut dire que je ne suis pas un bon garçon, un voyou. En tout cas, je l’ai pris comme ça. Si on parle football, je ne vois pas pourquoi je ne suis pas à l’Euro ».

Plus convoqué depuis juin 2013, Adil semble comme Jul, dans sa paranoïa. Alors que le lobby pro-LGBT bat son plein en France, on pourrait mal imaginer qu’un sélectionneur ne pense pas à un de ses plus fiers représentants pour sa défense centrale s’il en avait ne serait-ce qu’un dixième des capacités nécessaires. La non-convocation de l’icône de Têtu ne semble être une surprise que pour lui, le sélectionneur et la presse faisant semble t-il de lui un 8 ou 9ème dans la hiérarchie des centraux, derrière les convoqués et les absents tel Laporte, Zouma ou encore Perrin.

Qu’Adil n’en veuille pas trop à Deschamps, sa belle saison, il la doit peut être en partie à l’ancien capitaine des Bleus. L’été dernier, alors en pleine réflexion sur son avenir, Rami appelle le sélectionneur, qui lui conseille de … partir à Seville plutôt qu’à Lyon. Un vaste complot pour laisser éclore la pépite Sam Umtiti ? Affaire à suivre …

 

Crédits photos : CRISTINA QUICLER/AFP