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L’Atletico a encore bu son délicieux jus de défaite. Le secret le mieux gardé de l’Atletico : la loose.

Les notes du Real Madrid :

Navas : notes6 C’est toujours plus facile de gagner la Ligue des Champions avec un vrai gardien de but. Le vrai gardien du Paradis c’est Diego Navas.

Carvajal : notes2 Sa sortie en larmes a fait perdre de précieux points de popularité à l’Etat Islamique. On le pensait plus viril. Quelle désillusion pour le peuple masculin qui voyait en lui un homme au caractère bien trempé, un homme de poigne. Point positif, sa sortie a permis la rentrée de Danilo qui entre chandelles et têtes plongeantes a ramené un peu de folklore à San Siro.

Pepe & Ramos : notes10 Magnifique. Partidazo. Un penalty débile provoqué, un but sur corner, un tacle par derrière à la 94 ème, des scènes de cinéma à couper le souffle. Le duo le plus violent de la planète football a fait étalage de toutes leurs qualités et de leur savoir-faire pour offrir leur meilleur visage. Fernando Torres a fait office d’onctueuse saucisse halal dans un délicieux hot-dog composé de Pepe et Sergio.

Marcelo : notes7 S’il avait joué à la place de Cristiano Ronaldo, le Real n’aurait certainement pas attendu les tirs au but pour gagner. Nos vies sont ternes et le resteront tant que Marcelo jouera au vulgaire poste de latéral gauche.

Casemiro : notes6 Fantastique. Le champion d’Europe 2016 s’appuie donc sur Casemiro en 6. Quelle époque formidable. Pourquoi pas après tout. Qui sommes-nous pour juger ?

Modric : notes7 Rien ne bouge. La plus belle blonde de San Siro c’était pas Madame Carrasco c’était la croate. Je veux m’endormir et sentir Luka Modric me caresser la joue avec son extérieur du pied.

Kroos : notes6 Petit caramel de coup-franc sur l’ouverture du score et deuxième Ligue des Champions au compteur pour l’idolâtre de Johan Micoud. Cette victoire c’est un peu celle du Zidane de la Weser. Donc on est content hein.

Ronaldo : notes10 Quel match de Cristiano. Le portugais a encore démontré qu’il était un joueur incroyable. Dans tous les bons coups offensifs comme défensifs, on a vu que du Cristiano ce soir. Peut-être l’une de ses performances les plus abouties. Au dribble, à la passe, à la finition, à la récupération, l’homosexuel le plus célèbre de la planète football était partout. Quel joueur.
Mdr.

Bale : notes8 Ce mammifère vivant dans les arbres et se nourrissant exclusivement de fruits exotiques et sauvages a décidément une sacré paire de gonade. Quel courage chez ce primate des temps modernes. Son penalty est une magnifique publicité pour tous les hommes qui souffrent, qui ont mal, mais qui continuent de se battre. (ne pas oublier sa passe décisive du chignon sur l’ouverture du score)

Benzema : notes5 A envoyé Godin aux vestiaires sur un fantastique double-contact. Et a croqué la balle de match en deuxième mi-temps. Sorti logiquement par Zidane car il n’est ni Ronaldo, ni un joueur qui a coûté 100 briques. Discrimination anti-arabe nous explique Kader69OL.

Les notes de l’Atletico Madrid :

Oblak : notes5 Un match bizarre pour le gardien slovène. Des arrêts décisifs comme face à Benzema mais aussi des balbutiements sur les ballons aériens. On avait quelques fois l’impression de voir Letizi. Dans la séance de tirs aux buts il a totalement déjoué, à l’heure où l’on vous parle il doit  encore être en train d’attendre qu’un joueur tire au milieu.

Juanfran : notes7 Le héros malheureux de cette finale, son match était pourtant un modèle du genre. Ce chien fou a multiplié les montées dans son couloir  à deux doigts du malaise vagal et à offert l’égalisation sur un plateau à Carrasco. Oui mais voilà le football est cruel, très cruel puisque c’est lui qui manque son tir au but et donne la victoire au Real Madrid .

Godin : notes6 Monsieur Godin s’est fait déposer par Benzema de manière assez exceptionnelle sur une action. Il aura aussi fait quelques erreurs inhabituelles chez lui, l’impression qu’il n’était pas bien dans son assiette. Mais bon rassurez vous, le patron a quand même gagné d’innombrables duels aériens comme à son habitude.

Savic : notes6 Préféré à l’autre uruguayen  Gimenez, il a été solide. L’archétype du joueur de l’Atleti, capable de mettre des coups, de gagner des duels et d’être très bon défensivement. Son fasciés pas très agréable à regarder ne dois pas nous faire oublier que c’est avant tout un bon défenseur.

Filipe Luis : notes7 Cette saison il est sans doute l’un des tout meilleurs arrières gauches d’Europe. Dans son couloir il les a surclassé un par un mais a été contraint de sortir sur blessure.

Gabi : notes8 Le brigand de l’Atletico, le vrai. Il nous a sorti un énorme match, on avait l’impression que chaque joueur avait insulté sa mère avant le match. Du coup il a décidé de les monter en l’air un par un. Sur l’égalisation, il est au départ de l’action avec une très belle louche.

Koke : notes6 14 km parcourus par le milieu de terrain espagnol mais à l’inverse de Matuidi, il sait utiliser le ballon à bon escient ensuite. L’enfant de l’Atletico aurait aimé offrir à son peuple la Primera. Mais il devra encore une fois se contenter d’une seconde place. Il est sorti lessivé tellement il a tout donné encore ce soir.

Augusto Fernandez (non noté) : Il a illuminé le terrain par son flow, étonnant pour un joueur qui est passé par St Étienne. Il est sorti à la mi-temps, remplacé par Carrasco.

Carrasco : notes7 Une entrée époustouflante, comme d’habitude il rentre et dynamite le jeu par ses accélérations et percussions. Son but égalisateur plein de hargne nous a offert une prolongation. Mais les vieux démons du Belge ont parfois tendance à ressurgir, quelques mauvais choix dans le dernier geste et a parfois tendance à trop garder le ballon. Mais bon sa célébration avec sa compagne était très mignonne et sa coupe de cheveux est un modèle du genre.

Saul : notes6 Better Call Saul ? Ce soir il a répondu présent par moment mais n’a pas eu la même réussite que contre le Bayern. La révélation de la saison coté matelassier n’a tout de meme pas à rougir de sa finale. Sans doute l’un des joueurs à suivre dans le futur car son talent est grand. Lire notre article sur Saul

Torres : notes5 Torres a traversé le match tel un marcheur blanc traversant tout le pays à la recherche de Brann Stark. Des fautes, des contrôles manqués où encore des passes approximatives.. Mais il a quand même gagné intelligemment un penalty en se jouant de Pepe.  On n’oublie pas non plus son ouverture aile de pigeon pour Grizi.

Griezmann : notes6 On avait remercié il y a quelques mois El Cholo d’avoir fait de Griezmann un attaquant de la trempe de David Trezeguet.. Mais Griezmann a poussé le mimétisme un peu trop loin en tirant son penalty sur la barre comme le roi David face à l’Italie. Mais à l’instar de Asamoah Gyan, il a porté ses cojones et marqué son penalty aux TAB.

(Photo by Laurence Griffiths/Getty Images)