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Il s’est fait un nom grâce à ses coups francs tous plus extraordinaires et précis les uns que les autres. Hakan Çalhanoğlu est l’une des pièces maîtresses de la sélection turque, il sera sans doute l’une des attractions de l’Euro. Portrait du milieu de terrain du Bayer Leverkusen.

Hakan Çalhanoğlu, l’artilleur de génie

 

(Photo by Sascha Steinbach/Bongarts/Getty Images)
(Photo by Sascha Steinbach/Bongarts/Getty Images)

 

La diaspora turque est omniprésente en Allemagne, le plus connu de tous est bien évidemment Mesut Özil. Hakan, évolue au même poste que son aîné, numéro 10 derrière l’attaquant. Mais son jeu est différent de celui du gunner. Plus dans la finition, dans le dernier geste et moins dans la recherche de la passe que son compatriote. Parfois utilisé comme second attaquant dans le 4-4-2 de Roger Schmidt, il met en œuvre toutes ses qualités au profit de son attaquant. Précision, puissance et esthétisme, trois mots qui correspondent à merveille au milieu de terrain turc. Ses coups francs ont fait le tour du monde, on pense notamment à celui marqué face au Borussia Dortmund. Mais ce n’est pas sa seule qualité, bien au contraire. Pièce importante d’une équipe bourrée de jeunes talents (Brandt, Jedvaj, Wendell pour ne citer qu’eux), il brille par ses qualités diverses. Techniquement il n’est pas embêté avec le ballon, le genre de joueur qui a compris que le ballon était son meilleur ami. Du coup sa palette technique est variée, les contrôles, les gestes techniques, les dribbles et les crochets il maitrise cela à la perfection. Sa technique de frappe est hallucinante, à l’instar de ses coups francs, ses frappes sont toujours très dangereuses. Son QI football est aussi à mettre en avant, il jouit d’une bonne intelligence tactique et d’un bon volume de jeu.

Mais les axes de progression sont multiples pour le jeune turc, auteur d’une saison moyenne illustrée par des stats peu flatteuses (5 buts et 9 passes décisives TCC). Il donne l’impression d’avoir stagné cette saison malgré quelques très bons matchs en championnat, voire en coupe d’Europe. La créativité, ce qui fait la force d’un Mesut Özil par exemple, il semble en avoir beaucoup moins ce qui limite un peu son apport à ce poste. Sa vision de jeu pourrait elle aussi être améliorée, mais le talent il le possède.

Fort comme un Turc

 

(Photo by Alex Livesey/Getty Images)
(Photo by Alex Livesey/Getty Images)

 

Contrairement à Özil ou encore Emre Can, Çalhanoğlu a choisit de représenter la Turquie malgré le fait qu’il soit né en Allemagne. Sans doute le meilleur choix pour lui quand on connait la concurrence accrue présente en Nationalmannschaft. Cet été à l’Euro, il aura sans doute à cœur de réaliser une excellente compétition pour mener son pays le plus loin possible. Un Euro qui pourrait être l’occasion de le propulser encore plus sur le devant devant de la scène, dans une équipe turque dont on se souvient qu’elle nous a fait rêver à l’Euro 2008. Hakan est positionné au milieu de terrain voir sur un côté en sélection. Il est entouré de joueurs de talent et doit composer avec eux comme bien sûr Arda Turan. Son entente avec le joueur barcelonais pourrait être l’une des forces de cette équipe. Capables de jouer au ballon, de combiner dans les petits espaces mais aussi d’êtres décisifs l’un comme l’autre, ils pourraient nous régaler et nous offrir quelques beaux matchs.  Les adversaires de la Turquie sont prévenus, il faudra éviter les fautes aux abords de la surface car avec Çalhanoğlu un coup franc est tout aussi dangereux qu’un penalty.

Il sera sans aucun doute l’un des joueurs à surveiller cet été, ses qualités, ses défauts et ses axes de progression vous ont étés présentés dans cet article. Place maintenant à la vérité du terrain.

(Photo by Christian Hofer/Getty Images)