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Du haut de son mètre 63, Lorenzo Insigne, natif de Frattamaggiore (dans la province de Naples) incarne l’âme du Napoli actuel. Minuscule, vif, dribbleur, caractériel, Lorenzo est un ailier incisif et décisif, symbole de l’attachement à un club et à une ville. Le jeune italien représente l’un des rares jeunes joyaux (et potentiel fuoriclasse) que propose le football italien actuellement. A l’aube de l’Euro 2016, Ultimo Diez vous présente un petit homme prêt à déplacer des montagnes… et à soulever quelques mamans.

Une force de la nature

 (Photo by Claudio Villa/Getty Images)
(Photo by Claudio Villa/Getty Images)

Le 10 novembre 2014, Insigne se rompt les ligaments croisés du genou. Une blessure censée l’éloigner des terrains environ 6 mois, si ce n’est plus. Et pourtant, le napolitain effectuera son retour dès le 15 mars 2015 face à l’Hellas Verona, une prouesse. Ce retour rapide symbolise bien le joueur qu’est Insigne, solide, vif et surtout qui ne lâche rien.

Lorenzo possède également une qualité de percussion violente mais aussi un large bagage technique lui permettant de distiller de superbes caviars pour ses compagnons d’attaque et à cela, on peut lui ajouter un sens du but très développé pour un ailier. L’ailier de poche a d’ailleurs terminé la saison avec 11 passes décisives à son actif, tout en s’étant mué également en buteur, ce qui lui a permis de boucler l’exercice avec un total de 13 buts. Costaud. Depuis l’arrivée de Maurizio Sarri sur le banc du Napoli, Lorenzo semble un peu plus libéré du labeur ingrat des tâches défensives et cela s’en ressent dans son rendement offensif et également sur sa régularité. Pourtant, Lorenzo Insigne est un ailier ayant de bonnes qualités défensives, que ce soit dans le marquage ou lorsqu’on lui demande de presser, le napolitain répond présent.

En forme, Lorenzo est également un joueur présent dans les grands rendez-vous du championnat italien : buteur face à la Juve, le Milan, la Fiorentina ou encore la Lazio, Insigne a su se rendre indispensable pour les hommes de Maurizio Sarri. Malgré ça, il manque au petit Italien des références au plus haut niveau européen, en Champions League.

L’ailier n’a cependant jamais déçu en Nazionale, même s’il compte peu de capes, ses performances ont souvent été saluées et ses deux seuls buts sous le maillot Italien sont marqués face à l’Espagne et l’Argentine… rien que ça !

Utilisé différemment par Conte

(Photo by Claudio Villa/Getty Images)
(Photo by Claudio Villa/Getty Images)

 

Cependant, Lorenzo connaît un essoufflement depuis le mois de février avec un rendement offensif clairement en baisse. Pourtant les italiens n’ont pas de quoi être inquiets. Car si Eder lui est préféré en sélection, cela permet à Insigne de jouer des bouts de match et d’augmenter son impact sur les défenses adverses en fin de match. Pour exemple, le match amical face à la Primavera de la Fiorentina il y a quelques jours où, entré en cours de match Insigne a planté un doublé durant les 30 dernières minutes lors d’une éclatante victoire 6-0. Le super-sub parfait, en somme.

Toutefois, l’un des gros défauts de Lorenzo Insigne réside cependant dans la capacité à éliminer le joueur au marquage sur lui. Insigne est un percuteur, un puncher capable de mettre à mal n’importe quel défenseur lorsqu’il est lancé, cependant quand le jeu est plus figé, que l’équipe fait tourner et possède le ballon de manière assez stérile, Lorenzo est presque incapable de provoquer cette différence, ce déséquilibre par une élimination.

(Photo by Claudio Villa/Getty Images)
(Photo by Claudio Villa/Getty Images)

Aujourd’hui, Lorenzo démarre l’Euro avec un statut de remplaçant en dans la tête d’Antonio Conte, mais ses entrées seront tout de même à surveiller tant le jeune napolitain est à l’aise lorsqu’il s’agit de mettre à mal les défenses adverses. Même en démarrant du banc, Lorenzo sera l’une des principales armes des Azzurri cet été en France, ainsi que du Napoli la saison prochaine et sûrement encore pendant quelques années. En tout cas on l’espère !