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Quatre équipes pour une place. Quatre équipes britanniques, composées de plus ou moins de talent, d’envie et d’ambition. Pour une seule place, LA place de vainqueur. Pierre Bourgault disait : « Il vaut mieux aller plus loin avec quelqu’un, que nulle part avec tout le monde ». Alors quelle équipe choisir, quelle équipe supporter dans ce Big Four, dont les rivalités vont s’exacerber au cours de la compétition ? Quelle équipe va vous transcender, vous transporter, durant ce mois de pur plaisir ? Selon vos valeurs et votre profil footballistique, quel maillot acheter ? Réponse dans cet article !

« Envoie sur Kyle, devant ! »

Si le dimanche matin, avant de commencer votre match, vous vous entraînez à taper de grandes relances vers votre attaquant de pointe, l’Irlande du Nord est faite pour vous. Équipe la moins bien fournie en terme de talent brut, elle possède tout de même le grand Lafferty en pointe, capable sur un coup de physique de faire craquer la défense. Si vous aimez la défaite, si vous l’affectionnez, si vous y avez pris goût, cette équipe vous ira comme un gant.

Car dans un groupe composé de l’Allemagne, championne du monde en titre, de la Pologne de Lewandowski et de l’Ukraine, la tâche sera plus que compliquée. Mais comme il ne faut jamais perdre espoir, pourquoi ne pas les voir en huitièmes aux côtés de la Maanschaft ? Le « kick and rush » a déjà fait ses preuves, non ?

« Gareth, tu pousses le ballon jusqu’aux cages, et après tu mets tout ce que t’as pour tirer dans le ballon ! »

Si vous êtes un fan inconditionnel du Real ou de Tottenham, cette équipe est la votre. Si vous aimez l’athlétisme, les tout-droit à Fifa, alors vous arborerez fièrement le maillot gallois cet été. Si votre rêve est de battre Marc Bartra sur un sprint de vingt mètres, plein de testostérone, le maillot rouge vous ira à merveille. Avec une équipe plus complète et solide que leurs confrères nord-irlandais, ils se présentent à l’Euro avec de réelles ambitions. Dans une poule où la seule top nation est l’Angleterre, les places de meilleur troisième, voire de deuxième, sont envisageables. La colonne vertébrale Hennessey-Chester-Ramsey-Bale sera la garantie du coach Coleman, qui pourra peut-être envisager un exploit après le premier match contre la Slovaquie du soldat Hamsik.

« Shoulder to shoulder »

Il y a l’Irlande du Nord, pays qui a toujours voué un amour fraternel à son voisin anglais. Et puis il y a la République d’Irlande, le vilain petit canard. Des stars, oui, ils en possèdent, à l’image du grand Robbie Keane. Mais si il faut bien retenir une seule chose, c’est que cette nation et cette équipe est l’allégorie du courage et de l’engagement patriotique. Quand on vous dit « Irlande », quelle est la première image, le premier son qui vous vient ? Pour ma part, c’est un Croke Park bondé, entonnant le célèbre « Ireland’s call » un soir de match contre l’ennemi anglais.

Alors certes, il est question de rugby, et non de football. Mais essayez juste de retransmettre cette envie sur un terrain, cette envie qui nous a tous fait ressentir des frissons incroyables. Une équipe de guerriers, prête au combat, à entrer dans la mêlée. Les noms ne s’additionnent pas, ils ne font qu’un, pour aller vaincre l’adversaire. Un si petit pays, pour un si grand rêve. Placés dans le groupe de la mort, ils devront se surpasser pour faire vibrer tout le peuple vert, et répondre à l’appel de l’Irlande ! Alors si toi aussi, tu aimes le football rugueux, solidaire, où le groupe passe avant l’Homme, va de suite acheter ton maillot floqué « Long 9 ». Car si une équipe de ces quatre fantastiques peut créer un authentique exploit, ce sont bien les petits lutins verts.

« God Save The Queen », il faudra bien son aide pour toucher au graal

Sous Roy Hogdson, beaucoup rêvent de retrouver les sommets, avec une équipe complète qui n’a jamais paru si compétente. Entre jeunes pousses et vieux briscards à chaque étage, la complémentarité est poussé à son paroxysme dans ce groupe, que l’Europe du ballon rond ne cesse de placer dans le train des favoris. Malgré cela, ils ne sont pas à l’abri de mauvaises surprises face aux équipes de l’Est accrocheuses que sont la Slovaquie et la Russie. Alors, bonne ou mauvaise surprise ? Rendez-vous dans un mois pour connaître le sort de cette équipe, que tu supporteras si tu possèdes les qualités suivantes :

-Le jeu lent, rugueux, peu technique, tu l’aimes et tu le chéris. Comme Dugarry aime et chérit Valère Germain.
-Les contre-attaques de Sterling, les longs ballons pour Vardy, le bloc bas composé de Smalling et Cahill : voilà la faible analyse tactique et technique que va t’offrir cette équipe. Mais c’est pas grave, t’étais déjà habitué à la Ligue 1 et aux analyses de Pierre Ménès.
-Les jeunes pépites c’est fait pour toi, tu les connais sur le bout des doigts : Rashford, Alli, Dier… Des posters d’eux partout dans ta chambre.
-Dernier point : les boulettes de gardiens ne te font pas pe… Quoi ? Hart fait des arrêts décisifs ? La malédiction est terminée ?

Photo by Clive Rose/Getty Images