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ENFIN ! FREEDOM ! C’est un grand OUF de soulagement pour les supporters du PSG qui sont enfin délivrés du Démon Cevenol après trois saisons sous son emprise. Le technicien français est licencié et devrait être remplacé dans la foulée par Unai Emery à la tête du club parisien. Durant son mandat, Blanc nous a laché quelques magnifiques perles. Alors voici 12 raisons pour lesquelles les supporters du PSG ne le regretteront pas !

1 – Ses conférences de presses

 

(Photo credit should read FRANCK FIFE/AFP/Getty Images)
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Le Paris Saint Germain sortait de deux ans avec Carlo Ancelotti… Alors autant vous dire que les conférences de presse du Mister étaient un véritable plaisir. Sa vision du football, son sourcil levé, son charisme, sa prestance et ses efforts pour parler la langue de Molière étaient entre autres, les raisons qui permettaient aux observateurs de prendre du plaisir lors de ces conférences. Laurent Blanc par contre… Ce n’était pas la même histoire. Toujours cet air hautain avec les journalistes, cette impression qu’il rabaissait les journalistes, qu’il se sentait supérieur à eux. Dans un football français qui a eu du mal à accepter Bielsa pour la simple raison qu’il ne regardait pas les journalistes (alors qu’il s’était expliqué clairement sur les raisons de cette « pratique ») on ne reprochera rien au champion du monde 98. Ca c’est pour la forme, en ce qui concerne le fond, ses conférences étaient léthargiques, on n’y apprenait rien, aucun plaisir.

2 – Son SMS envoyé à Kingsley Coman

 

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On connait tous l’histoire entre Kingsley Coman et le PSG tant le jeune français a pris plaisir à nous la rappeler à maintes et maintes reprises. Kingsley ne sentait pas la confiance de son entraineur et voulait des garanties pour rester dans le club de son cœur le Paris Saint-Germain. Olivier Letang ayant eu vent de ses envies demanda au coach Cevenol de montrer au joueur qu’il comptait sur lui la saison à venir. C’est alors que Laurent Blanc décide d’envoyer un message à Kingsley Coman « Je compte sur toi. Laurent ».

Comment ne pas vouloir rester après un tel message d’affection et une telle marque de confiance ? Incompréhensible ce Kingsley.

3 – Son absence de connexion avec les supporters

 

(Photo credit should read NICOLAS TUCAT/AFP/Getty Images)
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Non on ne lui reprochera pas d’avoir porté le maillot du club rival, mais il faut avouer que Laurent Blanc semblait déconnecté des supporters du club parisien. Dans ses nombreuses interventions, le coach français n’utilisait jamais le pronom personnel « On » pour parler de son équipe et du club mais toujours « Le Paris Saint Germain ». Comme l’impression qu’il ne faisait pas partie du projet, qu’il n’était pas le coach de ce club. Aucune relation de confiance ne s’est installée entre l’entraineur et les supporters… Remarque en avait-il besoin avec tous les médias et journalistes à ses pieds ?

4 – Les médias français totalement dévoués à sa cause

 

 (Photo credit should read FRANCK FIFE/AFP/Getty Images)
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Sur-protégé voir adulé par les médias, l’homme-sur-qui-aucune-critique-n’est-tolérable. Laurent Blanc pouvait compter sur ses amis dans les médias et sur leur corporatisme. Aucun mot déplacé, aucune remise en question sur son travail et si jamais le PSG échouait ce n’était pas la faute du pauvre Blanc mais celles des joueurs payés des millions incapables de gagner. Pourtant comme indiqué plus haut, l’attitude de Laurent Blanc avec les journalistes n’étaient pas toujours des plus cordiales mais on lui pardonne tout à lui voyons. Seul Daniel Riolo apportait un regard différent sur le travail du technicien français. L’impression qu’avec cet entraineur le PSG avait pour but de se faire aimer par la France du football alors que cela n’avait jamais été le cas auparavant. On a déjà hâte de voir les premiers comparatifs avec son successeur, les premiers « Blanc faisait mieux, avec lui ça jouait mieux » dans les médias français. Prévisible.

5 – Son manque d’ambition contraire à la vision du club

 

 (Photo credit should read FRANCK FIFE/AFP/Getty Images)
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« Dream bigger » tel est le slogan des Qataris pour montrer que le club se veut ambitieux et veut grandir de manière considérable. Or avec Laurent Blanc sur le banc, nous sommes dans un oxymore presque parfait. Un entraineur pas du tout à l’image de ce qu’est devenu le club de la capitale : un club ambitieux avec des rêves plein la tête. Le club et lui ne semblait pas être sur la même longueur d’ondes, en témoigne certaines déclarations pour le moins surprenantes.

« On en fait trop avec la Ligue des champions. »

« Aujourd’hui on rencontre nos maitres » Avant de jouer le Barça en Ligue des Champions.

Le club de la capitale a écrit quelques unes des plus belles pages de son histoire en Coupe d’Europe, pourtant Lolo White minimisait à chaque fois les contres performances de son équipe en C1.

6 – Ses méthodes d’ENTRAÎNEMENT et ses idées de recrutement

 

(Photo credit should read FRANCK FIFE/AFP/Getty Images)
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Il incarne parfaitement ce qu’est le football français. Un football français qui se complaît dans la médiocrité et pense être sur le bon chemin. Son staff moins élargi que celui de Carlo Ancelotti, ses entrainements lights comparés aux grands clubs européen. Mais aussi et surtout des idées de recrutement ignobles, indignes du club que le PSG est devenu. Là où Leonardo et Carlo Ancelotti ont souvent brillé, Blanc n’a fait que creuser dans la médiocrité avec des choix de recrutements incompréhensibles.

7- 35 Millions sur Cabaye et Stambouli

 

(Photo credit should read JACQUES DEMARTHON/AFP/Getty Images)
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Comme dit plus haut, le recrutement de Lolo White fut un fiasco. Les deux exemples les plus frappants et surtout les plus incompréhensibles sont les arrivées de Yohan Cabaye et Benjamin Stambouli. Deux joueurs qui n’entrent pas du tout dans la dite « Philosophie » de possession de balle de l’homme aux quotas mais qui ont tout de même été recruté. Pire même, ils auront coûté 35 millions d’euros au club parisien. 35 millions pour deux joueurs qui n’ont pas le niveau PSG… Bah bravo MORRAY.

8 – Verratti sorti à la 63 ème minute au Camp Nou

 

(Photo by David Ramos/Getty Images)
(Photo by David Ramos/Getty Images)

 

Nous sommes le 10 décembre 2014, match de poules de Ligue des Champions au Camp Nou entre le FC Barcelone et le Paris Saint-Germain. Au match aller, le PSG s’était imposé 3-2 avec le premier but de Marco Verratti au club. Ce soir là, l’italien était au sommet de son art. De nombreuses récupérations, des gestes techniques, des passes étincelantes bref « Il Gufetto » éclaboussait le match de tout son talent. Jusqu’au moment où… Laurent Blanc décide de le faire sortir à la 63 ème minute de façon incompréhensible. La raison donnée par Laurent Blanc est la suivante : « Je voulais que l’on ait le ballon près de la surface adverse ». Merci Lolo pour cette bonne blague, décidément tu en as fais beaucoup. A quand le one-man show ?

9 – Cavani ailier gauche et Matuidi faux neuf pendant trois saisons

 

 (Photo credit should read THOMAS SAMSON/AFP/Getty Images)
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La confiance de Cavani il l’a pompé, sapé, aspiré durant trois saisons. Trois saisons pendant lesquelles Cavani a joué milieu gauche dans le fameux 4-3-3 du « Meilleur entraineur français ». Par séquence, Edinson se retrouvait même à jouer deuxième latéral gauche. Une image horrible qui pouvait choquer les plus jeunes. Autre ineptie, Blaise Matuidi qui se retrouvait souvent en position avancé voir très avancé puisqu’on l’apercevait sur quelques actions à la pointe de l’attaque parisienne. Ce « désordre » tactique pouvait fonctionner face aux équipes faibles de Ligue 1, mais au plus haut niveau ça ne pardonne pas. Matuidi est devenu tout sauf un milieu de terrain récupérateur.. D’ailleurs quelqu’un connait le poste de Blaise Matuidi aujourd’hui ?

10 – « Ne prenez pas de risques, tenez le score ». Elimination à Chelsea en 2014

 

FOOTBALL : Chelsea vs Paris Saint Germain - Ligue des Champions - 1/4 de finale Retour - 08/04/2014

 

Cette année là, le PSG est en excellente position avant d’aborder le match retour grâce à sa victoire 3-1 au match aller. Oui mais voila, on apprendra par l’intermédiaire de quelques cadres (les deux Thiago) que Laurent Blanc a  demandé à ses joueurs de ne pas prendre de but avant tout et donc de ne pas jouer leur football. Les joueurs paraissent tétanisés et n’arrivent pas à mettre en place leur jeu habituel. Les changements effectués sont eux aussi suspects notamment l’entrée de Marquinhos au poste de numéro 6 à 20 minutes de la fin. Preuve encore du manque d’ambition et de l’attitude petit bras du « Guardiola des Cevennes ». Le but de Demba Ba a hanté les mémoires parisiennes pendant très longtemps.

11 – La gestion du cas Marquinhos

 

(Photo credit should read FRANCK FIFE/AFP/Getty Images)
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Sans doute le défenseur le plus talentueux de sa génération. Pourtant il a longtemps été boycotté, négligé par son entraineur qui a tout fait pour ne pas mettre Marcos dans les meilleures conditions possibles. En témoigne le recrutement incompréhensible à prix d’or de David Luiz. Un David Luiz qui n’a que très rarement été au dessus de Marquinhos mais qui restait tout de même titulaire. Dernière énormité en date sur ce dossier, le quart de finale face à City. Serge Aurier n’ayant plus joué depuis son affaire Periscope fut préféré à Marquinhos coté droit lors du match aller. Un scandale qui aurait fait sortir de ses gonds le défenseur brésilien. En fin de saison, Marcos semblait prendre petit à petit la place de David Luiz  mais ce fut une réaction bien trop tardive..

12 – Le 3-5-2 en quart de finale retour de Ligue des champions

 

 (Photo credit should read OLI SCARFF/AFP/Getty Images)
(Photo credit should read OLI SCARFF/AFP/Getty Images)

 

Le Paris Saint Germain version Laurent Blanc a joué 95% de ses matchs en 4-3-3. Pourtant lors du match le plus important de son mandat, Blanc a décidé de changer de système et de passer en 3-5-2. Un système inédit puisque jamais travaillé à l’entrainement et jamais utilisé dans les nombreux matchs en chocolat joués par le PSG grâce à son avance en championnat. Bien-sur cette « innovation » fut un fiasco, des joueurs se retrouvaient dans un poste qu’ils n’avaient jamais occupé. Peu d’automatismes, peu de repères et au final le choix tactique le plus scandaleux de cette dernière décennie. Un match qui restera dans les annales puisque c’est sans doute ce match-là qui aura permis au PSG d’être libéré du Fossoyeur Cevenol.

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  1. C’est vrai que quand on regarde de près son bilan, on s’aperçoit qu’il avait sans doute des habits trop grands pour lui. En outre, dans un sport collectif le coach doit donner de l’envie et de la « gnaque » à ses joueurs, chose dont Blanc semblait incapable. Cela dit, comme très bien noté dans cet article, il avait la faveur des médias et des consultants qui ont joué avec lui. Reste un problème : comment le PSG a-t-il pu renouveler en février le contrat de Blanc? Etait-ce pour le mettre dans le meilleur confort possible avant le 1/4 de LdC?

  2. On verra si Emery arrivera à accomplir tout ce qu’a accompli Blanc ici. Non rouler sur la L1 en donnant une identité claire à son équipe, ce n’est pas si facile que ça, il suffit de regarder Ancelotti. Dégager Blanc pour un Simeone ou un Mourinho je dis 1000 fois oui. Mais pour un mec spécialiste de l’Europa League, qui a gagné 0 fois à l’extérieur cette saison et qui commence déjà à vouloir ramener ses joueurs moyens comme Meunier ou Krychowiak (qui sont de bons joueurs mais pas du standing PSG), je ne suis pas convaincu.

  3. Blanc n’a récolte que le travaille effectué avant lui par Leonardo et Ancelotti. Il n’a rien apporté à cette équipe à part jouer petit bras en ligue des champions! Et effectivement, ne plus à avoir à subire ses discours hautain lors des conférences de presses est une bénédiction! Comme dis plus haut, le football français se complet dans sa médiocrité et devrait avoir plus de respect pour un football étranger qui bonifie ses bons joueurs et lui permet de garder la tête ors de l’eau.

  4. Il faudrait peut être moins écouter l’After Foot sur RMC et faire du Riolo. Ces analyses du style « les médias français », le « ce football français ». Plus on essentialiase, moins on est pertinent. On verra si Emery fait mieux. Le foot français c’est aussi les supporters anti blanc majoritairement. Idem les journaleux ne sont pas tous pros loin de là.

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