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Après un passage à la DNCG réussi, l’Olympique de Marseille a enfin officialisé ses premières recrues. Outre Henri Bedimo et Saif-Eddine Khaoui, le club Marseillais a vu débarquer l’international Japonais, Hiroki Sakai. 11 ans après Koji Nakata, l’OM accueille un nouveau Japonais. Avec 66 matchs de Bundesliga dans les jambes, l’ancien arrière droit d’Hanovre arrive plein d’interrogations dans ses bagages.

Un arrière droit made in Bundesliga

Sakai reste un joueur intéressant malgré le scepticisme des supporters dû au passage de Nakata à l’OM. L’arrière droit est un arrière comme on en forme de nombreux au Japon. Comme Nagatomo ou Uchida, le néo-Marseillais est porté vers l’offensive. Rapide, endurant, l’ancien des Kashiwa Raysol est un contre-attaquant.

Son profil a rapidement conquis les dirigeants de Hanovre après la coupe du monde des Clubs à Yokohama durant laquelle les jaunes de Kashiwa se sont fait éliminer par le Santos de Neymar. Dans un championnat défensif comme la L1, Sakai pourrait être bridé par son coach. Alors que Franck Passi n’a pas encore été confirmé à son poste, il serait intéressant de voir l’ancien d’Hanovre en compagnie d’un coach au principe de jeu basé sur l’offensive. Le Japonais n’étant pas considéré comme un très bon défenseur et ayant quelques lacunes techniques, il risque d’être mis à mal rapidement si son coach ne l’utilise pas correctement. Aujourd’hui, il est numéro un à son poste en sélection du Japon, malgré la concurrence féroce de Uchida, autre Japonais jouant en Bundesliga.

Vahid Halilodzic utilise parfaitement les qualités de son joueur, avec Sakai et Nagatomo sur les ailes, l’ancien coach de l’Algérie a fait du Japon une équipe redoutable sur les ailes. Sakai possède un gabarit plus qu’intéressant pour son poste devenant même une menace aérienne sur coupe de pied arrêté, son physique atypique ne correspondant pas au standard habituel des latéraux Japonais. Avec son mètre 85, il parait être un géant face au mètre 70 de Nagatomo, un argument non négligeable pour la Ligue 1. Si le scepticisme est logique, il faudra laisser un petit temps d’adaptation à l’international Nippon pour le voir rayonner en France. Pas forcément un coup de maitre mais une bonne pioche pour l’OM surtout en l’état des choses.

(Photo by Stuart Franklin/Bongarts/Getty Images)
(Photo by Stuart Franklin/Bongarts/Getty Images)

Vraie investigation ou simple coïncidence?

Le statut de Sakai a surement eu un rôle concernant sa signature. En effet, il arrive libre d’Hanovre. Au vue de la situation du club Marseillais, signer un international Japonais pour 0 euros, ayant une certaine expérience est une bonne affaire. Reste à savoir si l’OM a signé le joueur parce qu’il était libre ou bien parce que le profil du joueur était intéressant.

La cellule de recrutement de l’OM est perçue par des spécialistes comme une des meilleures de France mais n’est jamais sollicitée par Labrune depuis qu’il est en poste. Au vue de la situation du club, celle-ci aurait pu être sollicitée par l’Orléanais pour orchestrer le mercato qui devrait logiquement être son dernier. Dans ce cas là, on serait en pleine révolution. Fini le copinage avec les agents proches de Labrune, l’OM regarderait un peu plus loin que le bout de son nez et s’ouvrerait à des possibilités plus exotiques, plus intéressantes pour les finances du club. Sakai n’est peut être pas un joueur du calibre d’un Isla ou Manquillo, mais sa signature est un gage de sécurité. L’OM a des idées pour ce mercato. Officialiser deux joueurs le lendemain de son passage à la DNCG en est la preuve.

On connait la situation du club, les joueurs à bonne valeur marchande seront vendus et le club repartira sur un nouveau cycle en attendant le rachat. Les médias Japonais pourront venir observer leurs joueurs et acheter les maillots de leur arrière droit, un argument non-négligeable pour les finances. En attendant, laissons le temps au Japonais de s’intégrer à sa nouvelle ville, son nouveau pays, sachant qu’il est difficile pour les Japonais de s’intégrer en France, nous n’oublions pas les passages de Nakata ou Inamoto à Rennes plus récemment, trouvant les Français « Froids et distants ».