1

Dans cet alléchant 1/8ème de finale, le FC Porto reçoit la Vieille Dame qui fait office de favorite dans cette double confrontation. La Juventus qui voulait donc se mettre à l’abri dans l’optique d’un match retour à la maison. Et c’est chose faite avec cette tranquille victoire 2-0.

Les portugais

Casillas  : Il aura tenu tête à la Vieille Dame et rivalisé avec Gigi pendant plus d’une heure. Fusillé à bout portant à deux reprises, il n’aura pas pu réaliser un clean-sheet qui aurait fait du bien à son club.

Telles  : Des tacles rugueux, des contestations et des pleurs… Un vrai bad boy qui a sa place dans le clip d’Akhenaton ou dans le dernier hors-série So Foot.

Marcano  : Bien en place aux côtés de son collègue brésilien, il aura fait son match et permis aux portistas de croire jusqu’au bout à la qualification.

Felipe  : Des contours soignés, une solidité défensive et beaucoup de calme, tel est le cocktail parfait pour verrouiller la surface de San Iker (pendant 70 minutes bien sûr).

Maxi Pereira  : La tête de Nigel De Jong, l’apport offensif de Meunier et les centres d’Aurier, Maxi aura tenté de combler l’inexistence de son capitaine au milieu de terrain.

Danilo Pereira  : Un des seuls joueurs de Porto à avoir surnagé dans cette rencontre alternant récupérations rassurantes et relances propres. L’avenir est loin devant lui, les titres européens avec Porto aussi.

Herrera  : Mangé par Alex Sandro, il aura perdu la majorité de ses duels aériens ou balle au pied. Aussi hargneux sur un terrain que Bayrou en politique, il n’aura pas mérité le capitanat ce soir.

Neves : Jeune, serein et talentueux, il aura encore une fois prouvé que l’âge n’est qu’un chiffre. Facile au milieu de terrain, il aura orienté le jeu à sa guise. Remplacé par Corona (), qui n’aura pas apporté plus que des courses balle au pied.

Brahimi : Appliqué défensivement quand son équipe avait besoin de lui, il aura aussi assuré l’intérim offensivement pour combler la sortie de Silva. Le décrassage que fut la CAN avec l’Algérie lui aura fait le plus grand bien. C’est un Brahimi épanoui que l’on a retrouvé sur le terrain ce soir. Remplacé par Diogo Jota (Non noté), qui n’aura pas eu l’opportunité de s’illustrer, et qui aura même pénalisé son équipe en lâchant le marquage sur le deuxième but.

Soares  : A base de course, d’engagement et de volonté, il aura crédibilisé l’iroquois-moustache pendant près d’une demi-heure. Esseulé en attaque pendant la fin du match, il n’aura rien pu faire d’autre que de courir dans le vide.

Silva  : Lichtsteiner chute et fait pleurer Telles, qui pousse Silva sur le banc et le fait pleurer, qui fait pleurer le peuple portista qui perd son joyau. Par pitié, ça lui vaut la moyenne. Layun prendra sa place à la trentième minute et réalisera un match abouti, plus discret et efficace que Telles avant lui, malgré une belle passe décisive pour Pjaca ().

Les transalpins

Buffon  : « Sei bella come un volo di Gigi Buffon » reste la phrase numéro 1 pour conclure avec Alessandra, ta collègue Erasmus. Bon, ce soir, il n’a pas eu de grande parade à faire. Soirée piano piano.

Lichsteiner  : A poussé Alves sur le banc. A poussé Talles a l’exclusion. C’est quoi la prochaine étape ? Pousser Pipita au régime ? Remplacé par Dani Alves, qui a allumé Casillas.

Barzagli  : Guérison express numéro 1. Impeccable.

Chiellini  : Guérison express numéro 2. Impeccable aussi.

Alex Sandro  : Le brésilien retrouvait ce soir son ancienne équipe. Il leur a tout fait. Grande Sandro.

Pjanic  : Métronome, il a impulsé un tempo pianissimo tel un horloger suisse.

Khedira  : Certains diront qu’il est discret et tellement important. D’autres diront qu’il est discret et pas franchement influent. Mais tous s’accorderont sur le fait que Marchisio doit être titu.

Cuadrado  : La déception du soir. Un poil en deça de ses collègues. Remplacé par Pjaca, qui a marqué dès son arrivée sur le terrain. Goleador précoce.

Dybala  : Le joyau a tout tenté pour être le sauveur, sans succès. Mais personne n’est dupe, le nouveau chouchou de Rihanna vole au dessus du football.

Mandzukic  : Sur le papier on a tendance à se dire que Mandzukic ailier c’est un peu comme Bouna Sarr arrière droit. Et puis on réfléchit. L’un est un choix de Max Allegri, l’autre en est un de Franck Passi. Alors on se dit pourquoi pas …

Pipita  : J’ai tout mangé le chocolat. J’ai tout fumé les Granola. Et comme t’étais toujours pas là, j’ai défoncé la pancetta. Oui messieurs, remix de Sabine Paturel, revoyez vos classiques.