[Serie A] Milan – Inter : les notes

Soir de derby della Madonnina à San Siro entre un Milan à la peine et un Inter en pleine bourre. Logiquement, ce sont les hommes de Conte qui se sont imposés. Score final : 2-0. Les notes :

Milan AC :

Donnarumma (7) : Le Milan lui doit le droit d’y croire pendant 80 minutes. Il doit composer avec des erreurs de marquage énormes et des passes en retrait catastrophiques, mais maintient les siens à flot quelle que soit la situation ou presque.

Conti (3) : Il a le mérite de proposer des solutions dans son couloir, à l’inverse de son homologue du côté gauche. Mais question utilisation du ballon et défense en un contre un, c’est à ne montrer dans aucune école.

Musacchio (3) : Si vous vous demandez ce que hurlaient les tifosi milanais en feu pendant 90 minutes, ça devait être quelque chose comme « ça part dans ton dos ! »

Romagnoli (4) : Le plus fiable des 4 défenseurs ce soir. Vu la prestation de ses collègues, c’est un minimum pour le capitaine rossonero. Il ne peut rien pour empêcher Lukaku lancé de tuer le match.

Rodriguez (3) : Placements approximatifs et passes en retrait catastrophiques ? Il n’y est pas étranger. D’Ambrosio s’est régalé offensivement. D’AMBROSIO.

Kessié (4) : Beaucoup d’activité, et bien souvent de façon désordonnée. Ce serait bien de passer un peu plus de temps debout la prochaine fois.

Biglia (4) : Arrivé au club avec le n°21 sur le dos pour rendre hommage à Andrea Pirlo, il s’est rendu compte que la marche était bien trop haute et a décidé de récupérer le n°20 de Yoann Gourcuff. A raison.

Çalhanoğlu (3) : Il est capable d’avoir une influence non négligeable sur le jeu de son équipe quelle que soit sa hauteur sur le terrain, tant qu’il est dans l’axe. Exilé sur la gauche, il peine à se mettre en évidence.

Suso (entre 3 et 6) : Encore une grande soirée du schizophrène Andalou.

Leão (5) : Lancé pour le première fois dans un match de cette envergure. Il a rapidement compris que Godin n’avait ni sa jeunesse ni son explosivité, mais ça ne l’a pas empêché de faire ample connaissance avec les épaules et les tacles de l’Uruguayen.

Piątek (3) : La malédiction du porteur du n°9 du Milan continue. Que quelqu’un rappelle Super Pippo.

Inter :

Handanovic (non noté) : Le capitaine nerazzuro n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent. La seule fois où il a été battu, la VAR lui a sauvé la mise. Sinon, il n’a même pas eu à s’employer.

Godin (7) : A 33 ans, Diego n’a jamais paru aussi solide. L’Uruguayen est partout : impeccable à la relance, impérial dans les airs et infranchissable en 1 contre 1. Piątek cherche encore la solution.

De Vrij (6) : Avec son comparse Skriniar, ils ont livré une prestation très propre, muselant parfaitement Suso et Piątek. Conte peut dormir sur ses deux oreilles, sa défense à trois, c’est du solide.

Skriniar (6) : Voir De Vrij.

D’ambrosio (6) : Préféré à Candreva, il s’est montré très actif sur son coté, surtout en première période. Gêné par le retour de Rodriguez, il trouve le poteau alors que le but était vide. Quelques minutes plus tard, c’est Donnarumma qui s’impose sur son audacieux ciseau du tibia à la Neymar (36’). Plus discret en seconde période.

Barella (6) : Moins en vue que ses collèges du milieu de terrain, l’international italien s’est quand même montré utile par sa précision dans les transmissions, à l’image de son centre parfait pour le but de Lukaku. Quand Barella, tout va. Remplacé par Candreva, qui manque de peu le 3-0 dans le temps additionnel.

Brozovic (7) : Son prénom se marie mal avec son nom mais qu’importe, Marcelo Brozovic a été omniprésent ce soir. Son but est certes chanceux, mais il récompense une prestation XXL au milieu de terrain.

Sensi (6,5) : Sensi, sans peur et sans reproches. Ultra remuant, l’italien de poche s’est démené sur son aile et a logiquement été récompensé en offrant l’ouverture du score à Brozovic à l’issue d’un coup-franc qu’il avait lui-même obtenu. Remplacé par Vecino à la 71’.

Asamoah (6) : Moins en vue sur son flanc gauche que son homologue d’Ambrosio sur le côté droit, le Ghanéen s’est quand même montré solide, à l’image de ce retour salvateur en première période sur la longue chevauchée de Suso.

Lautaro (6,5) : Si Messi est surnommé « La Puce », alors on pourrait surnommer son compatriote Lautaro Martinez « La Tique ». Il est partout, il s’infiltre, il court, il pique. Une vraie plaie pour les défenses adverses. Remplacé par Politano (76’), qui trouve la barre quelques minutes après son entrée.

Lukaku (5,5) : Big Rom se démène, fait ce qu’il peut sur le front de l’attaque. Il est lourd, il peine à se retourner quand on le trouve, mais sur l’une de ses rares occasions, il marque. Et c’est tout ce qu’on lui demande.

 

 

Photo by Icon Sport

L'Equipe Ultimo Diez