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Diezistas, la saga continue ! Pour ce nouvel épisode, réglez la DeLorean sur la saison 2001-2002 : on part faire un détour en Espagne, et plus précisément à Valencia… Vamos!

2001-2002 : le titre du Valence Club Fùtbol

Au début des années 2000, Hector Cùper reprend les rênes du Valence Club Fùtbol qui était jusqu’alors coaché par un certain Claudio Ranieri, parti officier du côté de l’Atletico Madrid après les avoir battus en finale de la Copa del Rey 1999.

Le technicien argentin venu de Majorque ne tarde pas à prendre ses marques et arrive à hisser son équipe sur la dernière marche du podium de la Liga et en finale de la Ligue des Champions (s’inclinant en finale contre le Real Madrid par un score sans appel 3-0).

La saison suivante, Valence réédite son beau parcours européen et parvient à nouveau à jouer la finale de la coupe aux grandes oreilles mais s’incline à nouveau, cette fois ci face au Bayern Munich. De nombreux joueurs importants ont participé à ces deux épopées européennes dont voici la liste non exhaustive : Cañizares, Pelegrino, Angloma, Kily Gonzalez, Mendieta, Claudio Lopez ou encore Carew.

Ces deux échecs cumulés à une cinquième place décevante en Liga à l’issue de la saison 2000-2001 poussent Hector Cùper à accepter le défi proposé par l’Inter Milan de Massimo Moratti. Face aux refus de plusieurs noms ronflants, les dirigeants tentent le pari de confier les clés de l’équipe à un entraîneur méconnu qui vient de permettre à Tenerife d’accéder à la Liga : Rafael Benitez. Avant cette expérience, le technicien espagnol a connu jusque-là une carrière plutôt chaotique, ponctuée par de deux accessions en Liga et 3 licenciements. Avant de s’engager à Tenerife, Rafa, marqué par ses échecs, entreprend un tour d’Europe empreint d’humilité afin d’observer les méthodes d’entrainements des pointures de l’époque : Capello au Milan AC, Lippi à la Juve ou encore Ranieri à la Fio.

La méthode de Bénitez est atypique pour l’époque. En effet, ce fut l’un des premiers techniciens à intégrer les nouvelles technologies dans sa réflexion et son travail au quotidien. Lors de la préparation physique, les différents joueurs sont équipés de capteurs identifiant les attributs qui seront analysés dans un logiciel spécifique concocté par le préparateur physique. Au-delà de la personnalisation du travail, ces données permettront au coach de gérer à la minute près le temps de jeu de ses troupes. L’analyse statistique est un des piliers de la méthode Bénitez. Les données individuelles et collectives de son équipe et de ses adversaires sont disséquées afin d’identifier d’une part les points à améliorer et à consolider pour son effectif et d’autre part les faiblesses de ses adversaires pour jouer au maximum sur ces lacunes. Pour illustrer ses propos, Rafa et son staff exercent un travail d’analyse vidéo gargantuesque et visionnent plusieurs fois aussi bien leurs matchs que ceux de leurs futurs opposants.

Le début de saison est poussif. Le discours, les préceptes de jeu et la méthode de travail mettent du temps à être assimilés par ses troupes. Malgré les difficultés et le manque de résultat, les joueurs ne lâchent pas leur coach. En témoigne la victoire renversante sur le terrain de l’Espanyol Barcelone puisque, menés 2-0, les valenciens repartent de Catalogne avec une victoire sur le fil 3-2. Cette victoire permet à Benitez de sauver sa tête sur le banc Ché et marquera un tournant dans la saison du club, puisqu’à l’issue de cette journée los Merengots pointaient à la huitième place et réussissent ensuite une belle remontada leur permettant d’offrir le titre de champion à Mestalla après 31 ans d’attente. Ils devancent ainsi les têtes de gondoles de la Liga de l’époque : le Deportivo la Corogne de Valeron, Tristan ou Makaay ; le Baça avec son armada Oranje et le magicien Rivaldo ; le Réal avec ses Galactics (ZZ, Figo, Raul, Roberto Carlos, Makele et j’en passe). Au niveau européen l’aventure en coupe UEFA est stoppée, ironie du sort, par l’Inter d’Hector Cùper.

Les joueurs clés de cette épopée :

  • Cañizares : érigé au rang d’idole par Mestalla, le dernier rempart espagnol est considéré comme le meilleur gardien de l’histoire du club Ché. Rafa Benitez a basé ses succès valenciens sur une solidité défensive, et quand la solide charnière faisait argentine faisait défaut le club pouvait compter sur Santi.
  • L’armada argentine : dans le 11 type on compte pas moins de 4 joueurs argentins, à savoir Ayala, Pellegrino, Kily Gonzalez et Aimar. Les deux premiers cités formaient une charnière de fer et Ayala était considéré comme l’un des meilleurs à son poste. Kily aka Speedy Gonzalez dynamitait le couloir gauche avec une force de percussion et un volume de jeu impressionnant. Pablito lui illuminait le jeu du club Ché de par sa classe : un des dernier Diez comme on les aime.
  • La doublette du mitar, Albelda et Baraja : les deux hommes ont formé une paire de milieux terrain dotée d’une complémentarité rare. Leur volume de jeu, leur QI football et leur force de frappe étaient des armes redoutables pour Rafa.