[Coupe du Monde] Islande : comment réussir son dépucelage ?

Après avoir créé la surprise lors de l’Euro 2016, l’Islande continue son bonhomme de chemin et a obtenu son ticket pour la Russie. Mais jusqu’où ira la sélection nordique cette fois ? Le petit pays de 300 000 habitants surprendra-t-il le monde comme il a surpris l’Europe il y a deux ans ? À eux de le faire, ou de le refaire une fois de plus.

Petit historique des phases éliminatoires :

Après sa première fois à l’Euro avec une prestation bien plus qu’honorable jusqu’en quarts de finale avec un huitième remporté face à une Angleterre où Harry Kane se chargeait de tirer les corners, revoilà les Vikings qualifiés pour la plus grande compétition de football au monde. Dans un groupe assez divisé sur le papier, celui-ci était composé de la Croatie, la Turquie, l’Ukraine, la Finlande et le Kosovo. Les plus gros obstacles étaient bien évidemment la Turquie, l’Ukraine et la Croatie. On pensait bien sûr que la Croatie allait sans surprise terminer première de son groupe. Mais l’Islande n’a pas fini de surprendre. Elle termine premier du groupe I et totalise sept victoires, un match nul en Ukraine et deux défaites en Croatie et en Finlande. Une victoire tout de même importante en Turquie 3-0, ce qui paraissait improbable sur le papier. Et pourtant, ce fut chose faite. Il doit y avoir un mental extraordinaire à travers cette équipe. Auparavant, jamais l’Islande n’avait réussi à passer les phases de qualification. Pour l’édition 2014, elle avait échoué en barrages contre la Croatie, encore.

Présentation de l’équipe :

 

Jusqu’aux quarts de finale de l’Euro, l’équipe était emmenée par Lars Lagerbäck, en poste depuis 2011. Celui-ci parti entraîner la Norvège par la suite, c’est son co-sélectionneur Heimir Hallgrímsson qui a pris les devants. Il aligne à presque toutes les rencontres un 4-4-2 à plat qui fonctionne assez bien, preuve à l’appui à l’Euro et en phase éliminatoire de Coupe du monde.

Certains joueurs restent essentiels dans cette équipe au vu de leur expérience et de leur longévité. Commençons dans les buts avec Hannes Halldórsson, en poste depuis 2011. Il sait se montrer solide durant ses matchs et avait fait un assez bon Euro avec un très bel arrêt réflexe du pied gauche face à Nani contre le Portugal en phase de poule. En défense, Birkir Saevarsson se charge du couloir droit. Dans l’axe, il y a les deux piliers Ragnar Sigurdsson et Kari Arnason. Au milieu de terrain, on retrouve le plus connu de tous depuis la retraite d’Eidur Gudjohnsen, Gylfi Sigurdsson dont on connaît la qualité sur coups de pied arrêtés ainsi que le capitaine Aron Gunnarsson mais aussi Birkir Bjarnasson. Enfin en attaque, Kolbeinn Sigthorson, excellent en sélection alors qu’il n’a pas réussi à s’adapter au FC Nantes, Jon Dadi Bodvarsson ou encore Alfred Finnbogason. Parmi ces quelques joueurs, certains jouent dans les championnats nordiques mais d’autres jouent dans les premières divisions des cinq grands championnats. On retrouve aussi beaucoup d’Islandais en Championship.

Réitérer l’exploit :

 

L’Islande a marqué d’une grosse empreinte le football mondial avec une particularité sur le terrain et en dehors. Les Nordiques ont été originaux avec leurs longues touches dans la surface. Sans oublier en dehors du terrain le fameux clapping, que tout le monde a repris par la suite. Début juin 2016, on les présentait comme un petit nouveau. Or, ils ont prouvé en terminant second derrière la Hongrie et devant le Portugal, totalisant une victoire et deux matchs nuls. Ils ont été remarquables et dès leur qualification lors du dernier match de poule en gagnant contre l’Autriche, l’Europe s’est tournée vers les Vikings. Pas assez forts contre une équipe de France à la maison, leur parcours s’est arrêté en quarts de finale sur un score original (tout comme eux) de cinq buts à deux. Éliminés avec les honneurs, les joueurs sont accueillis en héros lors de leur retour au pays. En plus de cela, avec leur parcours, l’Islande a connu un baby-boom quelques mois plus tard au vu de la joie apportée par ce parcours.

Le clapping islandais au retour de l’Euro :

Et maintenant ? les Nordiques ont encore prouvé et vont participer à leur toute première Coupe du monde. Dans un groupe D qui s’avère compliqué avec l’Argentine, le Nigéria et la Croatie, il faudra être attentif à la nouvelle saga islandaise. Connaissant déjà bien la Croatie, ils pourront s’en doute en obtenir quelque chose. Peut-être aussi contre le Nigéria, qu’ils ont affronté seulement une fois en 1981, ils avaient gagné 3-0. Quant à l’Albicéleste, celle-ci n’a jamais rencontré l’Islande. Au vu de l’effectif argentin, cela risque d’être difficile. Mais impossible n’est pas islandais maintenant que l’on sait de quoi ils peuvent être capable. Affaire à suivre donc pour les irréductibles vikings.

Pour connaître les dernières news de cette équipe d’Islande, on vous invite à regarder notre vidéo de présentation juste ici :

Crédits photos : AFP PHOTO / KARIM JAAFAR

Nissart, Scouser. Xabi Alonso est l'essence même de la classe sur le terrain comme en dehors.