Tops/Flops Athletic Club – Real Sociedad : Oyarzabal en héros, Martinez coupable

La finale d’une vie se jouait ce soir entre l’Athletic Club et la Real Sociedad, en Coupe du Roi édition 2019-20. 1 an trop tard, c’est la Real Sociedad qui s’impose, sur un pénalty marqué par Mikel Oyarzabal et provoqué par Iñigo Martinez, ancien des Txuri-Urdin. À San Sebastian on exulte, à Bilbao on pleure, mais on gardera l’image d’une fête basque en finale de coupe nationale. Nos tops et nos flops de la rencontre :

Tops

Le jeu de la Real Sociedad

Un temps asphyxié par le bon pressing de l’Athletic, le jeu proposé par les hommes d’Imanol Alguacil a rapidement permis aux Txuri-Urdin de prendre le dessus. Avec un bloc haut, un bon contrôle du ballon et notamment au milieu, des transitions très rapides et de la verticalité. Les Leones s’usent en essayant de récupérer des ballons et la Real Sociedad combine facilement.

Mikel(s)

Un prénom, deux grands joueurs. Mikel Merino à la passe, Mikel Oyarzabal à la finition. Avant le pénalty transformé par Oyarzabal, Merino à l’origine de l’action délivre un caviar pour Portu qui subit une grosse faute de Iñigo Martinez dans la surface. Les deux leaders techniques de la Real Sociedad sont auteurs d’une très grande finale de Copa del Rey, pour une victoire historique.

Christian Portu

Foudroyant dans la profondeur, ultra actif sur son côté droit avec toujours de bons appels et des efforts constants pour se les créer, Portu est un élément clé de la réussite de la Real Sociedad ce soir. Créant avec Isak à ses côtés un sacré désordre dans la défense de l’Athletic.

Flops

Le milieu de l’Athletic Club

Le double pivot des Leones est l’un des points essentiels du jeu de Marcelino depuis son arrivée au club début janvier. Ce soir Unai Vencedor et Dani Garcia n’ont pas sorti la tête de l’eau face à David Silva, Merino et Zubimendi. Les deux sont d’ailleurs sortis vers la 70e par Marcelino. Seul Berenguer à droite arrivait à amener du danger.

Iker Muniain

Feu follet de l’Athletic Club, le joueur n’a pas su amener son explosivité, ses dribbles et sa vitesse dans son couloir. Bien tenu par un Andoni Gorosabel des grands soirs, le capitaine des Leones n’a pas su créer d’occasions franches. Une partie dont le destin était tracé avant le coup d’envoi. Qu’est-ce qu’on a dit concernant le trophée avant le match Iker ?

L’absence de supporters

Si le match avait un enjeu importantissime pour les deux clubs, la finale se joue à près de 900 kms du Pays basque, dans un stade vide à Séville. On imagine que les supporters auraient enflammé les tribunes sur ce pénalty revisionné par la VAR ou sur la main d’Iñigo Martinez qui traîne dans la surface (alors que celui-ci a quitté la Real pour l’Athletic). On se contentera seulement d’un match à la TV et de célébrations dans les rues de San Sebastian…

L’instant Ultimo Diez

La passe de Mikel Merino dévastatrice à la 63e d’un extérieur du pied droit il glisse la balle qui traverse le terrain de gauche à droite pour trouver Portu qui avait fait un excellent appel sur son côté droit. Mais Iñigo Martinez vient faire une faute brutale pour stopper cette belle action, évitant de très peu le carton rouge (mais pas le pénalty sifflé derrière).

Le chiffre : 34

Cela faisait 34 ans que la Real Sociedad n’avait pas remporté de titres, le dernier étant aussi une Coupe du Roi en 1987.

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