[Euro U19] Ces jeunes italiens qui pourraient aller au Qatar en 2022

C’est le grand jour, la tant attendue finale de la Coupe d’Europe des moins de 19 ans 2018 a lieu en fin d’après-midi et elle opposera le Portugal à l’Italie. L’Italie, justement, est le seul demi-finaliste qui n’avait pas encore eu droit à son article. Voilà donc une liste des différents joueurs italiens présents à l’Euro qui peuvent prétendre à avoir une place lors de la Coupe du Monde 2022 en cas de qualification italienne.

Allessandro Tripaldelli

Formé à la Juventus Turin, le latéral droit évoluant aujourd’hui à Sassuolo après avoir fait ses classes dans les équipes de jeunes de la Juve et de Sassuolo, Tripaldelli présente toutes les qualités d’un très bon latéral gauche. Rapide, adroit son pied fort, intelligent dans ses choix et sachant jouer en remise quand cela est nécessaire, il pourra sans aucun doute prétendre à une place de titulaire en 2022 si sa progression continue en si bon chemin. En plus de déjà rivaliser avec des joueurs appelés en A tels que D’Ambrosio, il profitera du vieillissement d’autres internationaux comme Criscito. Il devra se défaire d’un homme : Federico Dimarco, 21 ans cette année, qui évolue du côté des jeunes de l’Inter Milan.

Davide Frattesi

Transféré l’an dernier de la Roma, lui aussi, à Sassuolo, il ne compte pour l’instant qu’un match avec l’équipe première, en Coupe d’Italie. Relayeur à vocation plutôt offensive, certains le voient déjà comme un Andrea Pirlo 2.0 car en l’observant bien, on constate qu’il a un style de jeu similaire avec une excellente vista et des ballons par-dessus dont il a le secret. Là où il diffère cependant du maestro italien, c’est dans sa capacité à avancer très rapidement balle au pied pour chercher les attaquants plus haut sur le terrain. L’Italie A manque justement de joueurs dans son style si l’on exclut un Bonaventura qui aura 32 ans en 2022. Carte à jouer évidente pour lui aussi.

Sandro Tonali

Il l’est des rares joueurs de l’effectif qui a déjà joué en pro, du côté de Brescia en Serie B où il a impressionné tous les observateurs en raison de sa précoce maturité. Milieux box-to-box par excellence, il sait absolument tout faire une fois qu’il est placé dans l’entre-jeu. Il récupère, joue, fait jouer, créé, construit. Bref, il fait partie de cette nouvelle génération de milieux modernes qui sont tout aussi à l’aise qu’ils soient placés sentienelles devant la défense qu’en 10, en architectes de l’équipe. Son action-type : récupérer le ballon dans les pieds de l’attaquant adverse avant qu’il n’arrive dans les 20 mètres, prendre l’information, se retourner, avancer sur 30 mètres avec le ballon, décaler son ailier dans la profondeur. Il sait donc aussi bien faire des différences tout seul qu’en s’aidant de ses coéquipiers. Problème à sa progression : Jorginho, nouveau joueur du Chelsea de Maurizio Sarri, qui dispose plus ou moins du même profil.

Christian Capone

On reste en Serie B avec Capone qui a été prêté par l’Atalanta Bergame à Pescara la saison dernière où il a lui aussi séduit tout le monde. Du haut de ses six buts et trois passes décisives, le jeune ailier gauche. Rapide et technique, il a même un geste de prédilection qu’il réalise au moins une fois par mois : le Ronaldo shop. Il a également une grosse frappe de balle qui lui permet de nettoyer les lucarnes des cages adverses assez régulièrement. 2022 peut toutefois sembler un peu tôt pour lui car Lorenzo Insigne paraît indétrônable à gauche pour l’instant.

Enrico Brignola

Joueur de Benevento (*rires dans la salle*), il alterne les matchs avec les U21, les U20 et donc les U19. De même, il brille par sa polyvalence puisqu’il sait jouer ailier droit et et derrière l’attaquant. Il a joué 18 matchs de Serie A sur la saison 2017-2018, ce qui lui a permis de côtoyer les plus grands pour plus tard leur ressembler. La faute à pas de chance, il fait partie de la génération des ailiers droits italiens à fort potentiel à l’instar de Simone Verdi, Federico Chiesa ou même Matteo Politano qui présentent tous quatre les mêmes caractéristiques, celles des cracks jouant sur un côté : vitesse, technique, percussion et intelligence dans les choix. Décidément, Roberto Mancini aura des choix difficiles à faire.

Andrea Pinamonti

Malgré le fait qu’il ait été benché pendant cet Euro car il y avait, selon Paolo Nicolato, meilleur que lui, il n’en reste pas moins un excellent ailier droit qui peut aussi jouer attaquant pointe qui peut aisément s’inclure dans la liste de quatre joueurs évoquée juste au-dessus. Alors qu’il pourrait vraisemblablement être titulaire avec l’Inter Milan cette saison, il va pouvoir montrer toute l’étendue de son talent, qui n’est pas peu. Ses qualités sont effectivement très nombreuses et sont, pour lui aussi, les mêmes que celles des très bon attaquants assez versatiles. Il est donc sur un profil relativement similaire à celui de Brignola même s’il sait faire des appels beaucoup plus incisifs du fait qu’il joue aussi en pointe. 2022 is coming.

Moise Kean

Voilà LE crack de cette équipe italienne qui sera là en 2022, c’est une exclu U10, allez hop. Assurément précoce, il évoluait du côté de l’Hellas Vénore (prêté par la Juve) l’année dernière. Il a même joué six minutes en Ligue des Champions en 2016, alors qu’il n’a que 16 ans (oui, c’est un 2000 !). Il est incroyablement fort et allie vitesse, finition, placement, appels, bref tout ce qui fait qu’un très bon 9 est un très bon 9. Il va se régaler à aller montrer à Belotti, Immobile ou Zaza ce qu’est un vrai attaquant pointe. Assez insouciant dans son jeu, il a encore à progresser sur ce point, mais pas d’inquiétude, Max Allegri va régler ça tranquillement.

Crédits photos : AFP PHOTO / Lehtikuva / Timo Aalto

4-4-2 losange et presunto comme exutoires.

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