River Plate – San Lorenzo : les enjeux du Clásico

Après sa défaite lors de la finale de Copa Libertadores contre Flamengo (1-2), River a su rebondir en Superliga sur la pelouse des Newells (3-2). Une victoire qui confirme la bonne forme des joueurs de Gallardo en championnat (trois victoires sur leurs quatre derniers matchs). Rien de mieux avant de se frotter à San Lorenzo dimanche (à 01h45 dans la nuit de dimanche à lundi en France) pour un Clásico très attendu.

Objectif première place pour le Millo

La bête River n’est pas restée blessée très longtemps. En effet, après une défaite extrêmement frustrante au Pérou contre Flamengo, la réaction des joueurs de Gallardo était attendue et fut plutôt convaincante face aux Leprosos. Une victoire due notamment à la bravoure du collectif et aux éclatantes individualités qui ont inversé le cours du match. Le Millo se replace donc dans la course au titre en revenant à deux points de Boca et Argentinos Juniors, avec un match en moins. Ce Clásico représente donc un enjeu primordial pour River avec une fête qui pourrait être encore plus belle pour la dernière de l’année au Monumental. En effet, les hinchas du club ne quitteront pas le stade après le coup de sifflet final et célébreront le premier anniversaire de la finale de Copa Libertadores remportée contre Boca à Madrid. 60 000 personnes sont attendues pour cet événement qui promet d’être superbe, avec une probable présence de Gonzalo « Pity » Martinez (joueur de l’Atlanta United en MLS), qui avait offert le troisième but lors du match retour. Ajoutés à cela un feu d’artifice, de la musique, des images de la finale projetées dans le stade et peut-être un discours de Marcelo Gallardo. Ce dernier pourrait confirmer les déclarations de son président, Rodolfo D’Onofrio, qui a annoncé cette semaine que El Muñeco restait à River jusqu’en 2021.
 
Mais pour que tous ces ingrédients soient véritablement savourés, une victoire contre les Cuervos est primordiale.

On ne change pas une équipe qui (re)gagne à San Lorenzo

El Ciclón est dompté par une irrégularité qui ne cesse jamais. Après un bon début de saison et une première place fin août, les joueurs de Diego Monarriz ont connu des mois de septembre et d’octobre catastrophiques, cumulant six défaites en sept matchs. Porté par les frères Romero, Angel et Oscar, San Lorenzo a redressé la barre avec une brillante victoire contre le Bicho, un nul contre le Decano et un succès contre Patronato. Ainsi, la quatrième place est à trois points des Cuervos qui sont pourtant à une triste onzième place.
 
Pour appréhender de la meilleure manière ce Clásico, Monarriz ne devrait pas effectuer de nombreux changements par rapport au onze aligné contre Patronato. Toutefois, l’entraineur intérimaire, qui pourrait être reconduit en 2020, est resté évasif sur les joueurs qui seront titulaires dimanche. En conférence de presse, il a surtout insisté sur le fait de regarder River droit dans les yeux et d’être très efficace dans leurs temps forts comme dans leurs temps faibles. L’importance de cette partie réside sur les enjeux sportifs mais aussi sur un passé douloureux pour les Cuervos lors de ces Clásicos.

Un match déséquilibré ?

Sur le papier, River part favori de ce choc avec une habituelle gestion de ces
rencontres à grands enjeux. En effet, le Millo ne rate que très rarement ces grandes affiches comme en témoigne cette série d’invincibilité des Clásicos en Superliga depuis 2017. A contrario, El Ciclón n’a plus remporté un Clásico depuis avril 2018 (contre Independiente), soit 613 jours de disette. Pire, San Lorenzo n’a plus gagné au Monumental depuis 2004 !

Ces statistiques montrent la forte domination de River ces dernières années mais des motifs d’espoir existent tout de même pour San Lorenzo. La bonne série actuelle des joueurs de Monarriz et l’état de forme général de l’effectif tendent à l’optimisme. De plus, El Ciclón fonctionne par des séries (qu’elles soient de victoires ou de défaites) et semble sur le début d’un enchaînement de résultats assez positifs.
 
Enfin, le Millo n’est pas toujours intouchable à domicile. En Superliga, Rosario, Velez Sarsfield et Talleres Cordoba sont venus s’imposer au Monumental cette saison.

Le match dans le match : Franco Armani vs Sebastian Torrico

Le plus ancien Clásico du football argentin verra s’affronter deux des meilleurs gardiens du championnat, Franco Armani (33 ans, River Plate) et Sebastian Torrico (39 ans, San Lorenzo). Depuis le début de la saison, les deux excellent et rapportent de nombreux points à leur équipe.
 
Décisif contre Newells, Armani a reçu les louanges de Gallardo qui le place comme l’un des éléments les plus importants de l’équipe. Tellement important qu’il devient aussi le titulaire de Lionel Scaloni avec l’Albiceleste. Son caractère, son pouvoir de commander et de diriger sa défense ainsi que ses sorties rapides font aussi tourner la tête de certains clubs étrangers (en Chine notamment).
 
De son côté, l’ultra expérimenté Sebastian Torrico a réalisé son plus beau match de la saison le week-end dernier contre Patronato (sept arrêts). L’ancien gardien de Godoy Cruz s’est révélé en 2013 en remplaçant Pablo Migliore dans les buts des Cuervos. Depuis, il est très apprécié des hinchas par son professionnalisme qu’il arrive à transmettre à ses coéquipiers.

Un duel de gardiens qui promet d’être palpitant face à deux des meilleures attaques de Superliga.
 
Loic Lecoq
 
 
Crédits photo : PPG / Icon Sport

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