En 2008, il arrivait à Manchester City en provenance de Hambourg. Après deux années en Bundesliga, il se sentait prêt à relever un nouveau défi, un nouveau challenge en Angleterre. Une arrivée qui coïncidait avec le rachat des Emiratis. Il débarquait à Manchester, comme un jeune homme, plein d’ambition, aspirant à faire de grandes choses dans ce sport. 11 ans plus tard, après avoir rendu de bons et loyaux services, il quitte ce club comme une légende. Une aventure parsemée de moments de joies et de blessures, mais dont on retiendra uniquement les moments historiques qui le lient à ce club.

Natif de Uccle en Belgique, Vincent Kompany fait ses classes à Anderlecht. Il entre dans le monde professionnel à seulement 17 ans et dispute plus de 100 matchs sous le maillot d’Anderlecht. Un passage de haute volée, puisqu’il remportera le championnat, et sera élu meilleur joueur.

En raison de prouesses remarquées en Jupiler Pro League, Vince rallie l’Allemagne, et un autre club légendaire, Hambourg. Après une première saison mitigée, suite à des blessures, le Belge s’impose la saison suivante comme un taulier, étant un grand artisan de la saison réussie du club. Vient ce fameux été 2008. En désaccord avec la direction du club, liant Jeux Olympiques avec la Belgique et reprise précipitée avec Hambourg, Vincent part au clash et décide de quitter le club.

Une décision qu’il ne regrettera pas. Suite à cela, il s’envole pour Manchester contre une somme de 8.5 millions d’euros. Numéro 33 dans le dos, il dispute son premier match sous ses nouvelles couleurs le 24 août 2008 face aux Hammers. Victoire sans appel 3-0, une entrée en matière réussie pour Kompany. Polyvalent, capable d’évoluer aussi bien dans l’axe de la défense qu’au poste de milieu défensif, Kompany ne met pas longtemps à se mettre les fans de City dans la poche. Doté d’une envie et d’une détermination remarquables, il ne cesse de progresser, année après année. A l’image de son club, il évolue, et vise toujours plus haut.

Néanmoins, Vince doit faire face à l’arrivée massive de joueurs venant compléter le secteur défensif. Le Belge joue moins avec Mark Hugues, et doit prendre son mal en patience. Mais l’arrivée de Mancini fin 2009 est salvatrice pour Kompany qui retrouve rapidement une place dans le 11 de City.

En 2010, il récupère le numéro 4, un numéro particulier qu’il gardera 9 ans. Une année qui rime également avec le premier titre glané par Kompany à City, avec la FA Cup. Chaque saison, le Belge s’améliore et se construit une solide réputation outre-Manche. Lors de la saison 2011-2012, Man City et Vincent Kompany entrent dans une nouvelle dimension. Une saison rondement menée par les troupes de Mancini, puisqu’ils remportent la Premier League au nez et à la barbe de leurs voisins mancuniens, dans les ultimes instants de la saison. Ajoutez à cela une victoire 1-6 à Old Trafford, et le titre de meilleur joueur de la saison POTY. Certains commencent à parler de lui comme du meilleur défenseur de Premier League.

En 2014, bis repetita, Man City triomphe de nouveau sur le plan national, en faisant un doublé coupe championnat. Encore une fois, Kompany est un des hommes providentiels du club.

Le Belge est un défenseur extrêmement rugueux et agressif. Sur le plan physique, Vince The Prince est un roc, dur à passer, et qui garde bien à l’œil les nombreux 9 venus le défier.

Doté d’un très bon jeu aérien, il aura mis plusieurs coups de casques importants, dont un fameux but face au rival Mancunien.

Il joue simple, et relance proprement vers ses coéquipiers.

« Quand il est fit, c’est un défenseur central incroyable » Pep Guardiola

Outre ses nombreuses qualités footballistiques, Kompany est reconnu pour ses valeurs humaines. Respectueux, travailleur, déterminé, il aura représenté fièrement son club. Capitaine, il aura continuellement montré l’exemple, aussi bien aux jeunes, qu’a ses acolytes. Plus qu’un simple footballeur, Vincent Kompany s’engage également pour aider les sans abris de Manchester.

Après avoir connu beaucoup de succès, Vincent Kompany entame une longue traversée du désert. Les blessures à répétition viennent stopper son évolution, et retardent le retour au plus haut niveau du Belge. Ses reprises sont souvent éphémères, et peuvent laisser planer le doute quant à son avenir au sein du club. Mais la relation idyllique entamée en 2008 entre lui et City devait obligatoirement s’arrêter au sommet.

Un soir de 6 mai 2019, Manchester City doit impérativement l’emporter face à Leicester pour conserver sa première place dorée. Bousculés par les Foxes, les Citizens voient le temps défiler, et le doute commence à s’installer chez les protégés de Pep Guardiola. Mais une légende du club, un historique de Man City, prend les devants, et envoie un missile se loger dans les buts de Kasper Schmeichel. Stade en fusion, Guardiola ébahi, coéquipiers en pleine euphorie, c’est signé Vincent Kompany.

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Une frappe lumineuse nominée parmi les plus beaux buts de la saison en Premier League.
Emu après le match, Vincent Kompany laisse présager un éventuel départ en fin de saison. Auteurs d’une saison à couper le souffle, les Skyblues viennent de faire le triplé national, une performance jamais égalée en Angleterre. Une belle manière de clôturer en beauté un passage couronné de succès à Manchester City.

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Après 11 années à garnir les armoires de trophées du club, il quitte Manchester City par la grande porte. Plébiscité, ovationné, complimenté par l’ensemble des observateurs du ballon rond, il gardera une place toute particulière, un statut honorifique de légende du club. Loué aussi bien pour ses performances sportives que pour son comportement exemplaire, il laissera une trace indélébile parmi les supporters Citizens.

Venu comme un jeune espoir Belge, il repart en roi d’Angleterre.

Photo by Ben STANSALL / AFP

Sinon, c'est si cool que ça d’être champions ?