Après le panorama frenchy de tout à l’heure, on vous propose un état des lieux d’un mercato hivernal plus que mouvementé. Les billets ont volé dans tous les sens. Voici les transferts les plus marquants en Europe.

Comme d’habitude, les clubs de Premier League ont fait sauter la banque. La livre Sterling a coulé à flots dans le nord de l’Angleterre et plus précisément dans l’axe Liverpool – Manchester.

Le Club de la Mersey a laissé son joyau Coutinho filer du côté du FC Barcelone pour la modique somme de 120 millions d’euros. Avec ce pécule Jurgen Klopp s’est offert le défenseur, à date, le plus cher de l’histoire en la personne de l’ex Saints : Virgil Van Djik, VVD pour les intimes. Avec ces deux mouvements les Reds ne se sont pas trop fragilisés sur le plan offensif, preuve en est la victoire face l’ogre Citizen. Au contraire, le renfort de Virgil en défense vient stabiliser une arrière garde fragile. D’autres recrues devraient étoffer cette défense à commencer par un dernier rempart digne de ce nom. Avec ce transfert, le LFC doit pouvoir s’accrocher à sa place parmi le top 4, synonyme de qualification pour la Ligue des Champions, et réaliser un bon parcours dans la plus prestigieuse des compétitions européennes. Premier obstacle : le FC Porto.

A une soixantaine de kilomètres de là, le leader incontestable et incontesté de Premier League s’est également renforcé en défense centrale. En effet, après plusieurs tentatives Pep Guardiola est parvenu à ses fins en attirant dans ses filets Aymeric Laporte. Le jeune défenseur français, qui a terminé sa formation de l’autre côté des Pyrénées, doit permettre au technicien catalan de trouver le complément idéal à l’indéboulonnable Nicolas Otamendi. Sa technique, sa précision dans ses interventions et son QI football sont autant de qualités qui doivent permettre aux Sky Blues de bien figurer sur la scène européenne après avoir assis leur domination dans le championnat domestique. Pour le joueur cette exposition doit lui permettre de convaincre Didier Deschamps et son staff qu’il a les épaules assez larges pour composter son billet pour le train en direction de la Coupe du Monde cet été. Il part de loin mais il peut tout de même intégrer le groupe s’il répond aux espoirs que Pep place sur ses jeunes épaules. Victime de l’arrivée de son compatriote Eliaquim Mangala, prêté,  est parti trouver du temps de jeu du côté de Goodison Park.

Le manager mancunien lui continue sa partie FM avec des moyens illimités et compose une défense à des coûts jamais égalés. Ses dépenses ne devraient pas calmer l’ardeur des détracteurs des clubs aux moyens importants et  devraient faire accélérer l’UEFA dans la livraison du Fair Play Financier 2.0.

L’autre club de Manchester s’est lui aussi montré actif durant ce mercato hivernal. En échangeant Mkhitaryan contre Alexis Sanchez, le Mou réalise un trade dont il sort sur le papier gagnant. En effet, il déleste un concurrent direct à la course à la Ligue des Champions de l’un de ses meilleurs atouts offensifs. Ce renfort ne sera également pas de trop pour les Reds Devils qui rencontrent de grosses difficultés offensives malgré les investissements conséquents consentis par le club. Le nouveau numéro sept (ce numéro si lourd à porter dans ce club), devra répondre aux attentes qui pèsent sur ses épaules. Il sera également intéressant de savoir si cette arrivée ne va pas être trop préjudiciable à Anthony Martial dans l’optique de la Coupe de Monde.

Pour compenser ce départ, Arsène Wenger a monté un trade rriangulaire, à faire pâlir d’envie les franchises NBA. Pour remplacer Alexis Sanchez, les Gunners ont débauché Aubameyang pour la modique somme de 62 millions d’euros, Giroud reste à Londres mais pose ses valises à Stamford Bridge moyennant 20 millions d’euros pendant que Michy Batshuayi va chercher du temps de jeu au Signal Park sous la forme de prêt payant. Cette transaction est gagnante pour toutes les parties prenantes puisqu’Arsenal s’offre une nouvelle tête de gondole pour son attaque, Giroud va chercher un temps de jeu importantissime dans la course à la Coupe du Monde, Conte a trouvé enfin son Target Man et Michy va pouvoir grapiller un temps de jeu précieux dans la Rhur.

A part l’arrivé de Michy en remplacement d’Aubameyang, le marché allemand a été plutôt calme.

Coté BvB à souligner le départ de Bartra vers le Bétis Séville. Le joueur ne s’est jamais remis de l’attentat perpétré contre le bus jaune et noir lors du quart de final de Ligue des champions contre Monaco.

Coté munichois, le board a trouvé, moyennant 9 millions d’euros, un suppléant de choix à Lewandowski en la personne de Sandro Wagner. L’ancien avant-centre d’Hoffenheim a brillé dans le Bade-Wurtemberg au point d’intégrer la sélection allemande durant la Coupe des Confédérations en Russie. En Bavière l’imposant avant-centre allemand (1m94 pour 90kg) retrouvera ses anciens coéquipiers Niklas Süle et Sebastian Rudy.

Durant cette période le club phare de la Bundesliga a, comme il en a l’habitude, fait main basse,sur un talent d’un concurrent direct sans débourser le moindre euro. Leon Goretzka, dont le contrat arrivait à échéance en juin 2018, a cédé aux sirènes munichoises après avoir brillé avec son club formateur Schalke 04. Comme un certain Manuel Neuer, ses prestations remarquées sous le maillot bleu de la Rhur lui ont ouvert les portes de la Mannschaft.

L’autre mouvement à souligner de l’autre côté du Rhin est le come-back de Mario Gomez à Stuttgart.

Pour finir notre tour d’Europe du mercato hivernal nous allons garer le gamos d’Ultimodiez en Espagne.

En Liga Santander, les clubs qui ont réalisé les transferts les plus marquants sont les deux leaders du classement.

L’Ateltico de Madrid a vu sa suspension levée et a pu aligner ses deux recrues estivales à savoir Vitolo et Diego Costa. Ces renforts seront précieux pour les Colchoneros afin d’assurer leur rang au classement et figurer de la meilleure des façons en Ligue Europa, compétition qu’ils chérissent tant.

Le Barça, irrésistible en championnat et sur la scène européenne depuis le début de la saison, a bien digéré le transfert de Neymar au PSG. Grace à la manne générée par ce transfert les catalans ont pu cet hiver s’attacher les services d’un autre brésilien talentueux : Coutinho.

Cette nouvelle recrue devra trouver sa place dans l’orchestre blaugrana et ne pas altérer l’harmonie des partitions de Valverde. L’autre renfort de poids à la Masia est Yerry Mina, le puissant défenseur central colombien (1m95 pour 94 kg) venu suppléer le nouveau patron de l’arrière garde barcelonaise : Samuel Umtiti.

La bonne surprise de la saison dans la péninsule ibérique est le FC Valence. Sous la houlette de Marcelino (ex Villareal), le club Ché produit un jeu séduisant et spectaculaire. Afin de se maintenir dans les 4 premières places du classement synonyme de qualification pour la Ligue des Champions, et ainsi renouer avec son glorieux passé, les résidents de Mestalla ont densifié leur entrejeu en signant Coquelin durant cette période. Cantonné au banc de touche malgré des prestations indigentes de Granit Xhaka, le Français n’a pas eu d’autres options que de quitter l’Emirates pour retrouver du temps de jeu.

Le Pays Basque a lui aussi connu des mouvements qui ont fait du bruit. Pour compenser le départ de Laporte à City, les dirigeants de Bilbao sont partis faire leurs emplettes du côté de San Sebastien en achetant l’un des meilleurs joueurs de leurs concurrents en la personne d’Iñigo Martinez. Les 32 millions d’euros n’ont en aucun cas calmé la fronde des supporters d’Anoeta envers leurs dirigeants.

La dernière zone d’activité majeure sur ce marché se situe en Andalousie, puisque le FC Séville, pour accrocher une place qualificative en Europa League et tenter de faire un parcours honorable en Ligue des Champions, a obtenu le prêt de Sandro Ramirez en manque de temps de jeu à Everton et celui de Roque Mesa en provenance de Swansea.

Comme vous avez pu le constater ce mercato hivernal a, contrairement à l’accoutumée, été tout sauf calme. Vivement le prochain marché estival qui, avec la Coupe du monde et les réformes du Fair Play financier que nous concocte l’UEFA, s’apprête à être on ne peut plus mouvementé. 

Crédits photos : AFP PHOTO / Josep LAGO

 

Menottiste je dirais même plus Bielsiste bref l'amour m'a rayé comme le maillot de l'Argentine