Tout savoir du SC Braga avant le match contre Marseille

Ça y est c’est le grand soir, la Coupe d’Europe tant attendue depuis deux longs mois maintenant… ah non en fait c’est juste les seizièmes d’Europa League. Dans tous les cas, l’Olympique de Marseille affronte ce soir le Sporting Clube Braga au Stade Vélodrome. Mais quelles sont réellement les chances de l’OM de se qualifier et surtout, que devra faire le club phocéen pour se donner ces chances ?

Une rencontre à priori homogène

On connaît le passif de Marseille avec Braga en Coupe d’Europe notamment en 2015 où les deux équipes avaient chacune gagné leur match à domicile. En Coupe d’Europe, justement, Braga est sorti premier d’un groupe très relevé composé de Ludogorets, Basaksehir et Hoffehneim. C’est donc une performance honorable qui conduit le club à affronter Marseille, deuxième de groupe.
En championnat, c’est une saison finalement très bragarense qui se déroule actuellement avec une quatrième place qui est maintenant devenue habituelle derrière les trois gros.

Du côté de l’effectif, il apparaît que les deux équipes disposent d’armes relativement égales en termes de qualité des joueurs. Le point fort de Braga reste sans aucun doute son contrôle du milieu qui permet une rapide projection vers l’avant avec des attaquants jouant énormément en première intention. Dès la récupération, les milieux (Vukcevic et Danilo) cherchent directement la verticalité soit sur les côtés, soit dans l’axe avec des attaquants pointe sachant jouer intelligement en remise comme c’est le cas d’Ahmed Hassan.
Les Bragarenses savent également contrôler le jeu et attaquer de manière construite quand l’occasion se présente. Ce sont justement ces mêmes milieux qui décident de déclencher les offensives et qui deviennent donc les métronomes de cette équipe. Autre élément important : la polyvalence des joueurs. Ricardo Horta, par exemple, est repositionné attaquant pointe depuis peu alors qu’il est ailier gauche de formation. Cela permet des permutations du 4-4-2 (formation initiale) vers le 4-3-3 pour perturber les défenses adverses en créant le surnombre sur un côté. Contre Boavista (victoire 3-1) il y a un mois, Horta (en pointe) vient de nombreuses fois appuyer Esgaio  (ailier) à droite dans le même temps que le latéral (Goiano) fait une course : le jeu en triangle est facilité et la difficulté de réaction adverse est grande.
Cela s’observe à tous les matchs mais le dispositif et le choix des joueurs seront déterminants pour l’équipe d’Abel Ferreira. Contre les plus grosses écuries comme Hoffenheim (victoire 3-1), Braga a par exemple joué en 4-3-3 en attendant derrière pour jouer le contre. Contre Benfica, c’est un 4-2-3-1 qui a été choisi afin de temporiser un maximum balle au pied en attendant la faille, raté pour cette foi-ci car Braga a perdu 3 buts à 1.

Globalement, le SCB est une équipe qui sait jouer au ballon et qui peut s’adapter au bloc adverse et c’est dans cet aspect que reposera la clé du match puisqu’il est impossible d’anticiper vraiment l’équipe alignée tant les possibilités sont nombreuses.

Prendre Braga à son propre jeu pour espérer quelque chose

Et oui, Marseille a aussi cette qualité de pouvoir s’adapter a différents dispositifs et au sein même de celui-ci, de modifier des choses. Que ce soit justement en 4-4-2, 4-3-3 ou 4-2-3-1, l’OM a su montrer de belles choses. Pourquoi alors ne pas utiliser cela pour surprendre d’entrée ?

De même, on peut observer que Braga a du mal lors des attaques placées adverses. Sur la défaite 3-1 à Porto d’il y a 10 jours, deux buts sur les trois sont encaissés sur des attaques placées qui finissent en centre-tête. Cela peut paraître surprenant au vu des gabarits des centraux du SCB avec Raúl Silva et Bruno Viana (1m87 tous deux et un excellent jeu de tête). Cela révèle un problème de synchronisation des centraux notamment en raison du fait que Viana est encore assez inexpérimenté et effectue les mêmes déplacements que Silva. Le but de Sergio Oliveira (milieu du FC Porto) le montre avec exactitude. Peut être alors Mitroglou qui connait la maison et qui a de grandes qualités de la tête et dans le placement aurait pu être privilégié pour débuter s’il ne s’était pas blessé avant-hier. Cela dit, un joueur comme Germain sachant attaquer ces espaces devrait faire l’affaire.

Dernier point à souligner : Abel Ferreira est un adepte du turn-over comme expliqué précédemment. Néanmoins, cette technique semble arriver à ses limites. Cette défaite contre Porto le montre notamment avec manque criant de créativité offensive en raison de l’attaque Ricardo Horta-Wilson-Paulinho dont les profils sont incompatibles car non-complémentaires.

Le crackito à surveiller : Xadas 

S’il y a bien un joueur à retenir de cette équipe de Braga, c’est Bruno Xadas. Encore une fois, c’est à prendre avec des pincettes car le turn-over est tel dans les titulaires qu’il est encore impossible de savoir s’il jouera. Dans tous les cas, il semble être le meilleur joueur de son équipe. Capable d’évoluer sur un côté, en 10 et depuis cette saison neuf et demi, le petit gaucher de 20 ans n’est pas sans rappeler un certain Bernardo Silva (avec 10 bons centimètres de plus). Paradoxalement au reste de son équipe qui se veut extrêmement organisée presque militairement avec un rôle défini pour chaque joueur qu’il doit respecter à la lettre, Xadas est beaucoup plus imprévisible. Ainsi, il peut aller créer un décalage en une touche ou aller casser deux lignes rien qu’avec une passe. Lorsqu’il joue, il est très souvent à l’origine du déséquilibre du bloc adverse justement grâce à ce genre de gestes. Si Ferreira se décide à le faire jouer, un joueur ne suffira pas pour le marquer…

Crédits photos : AFP PHOTO / MIGUEL RIOPA

4-4-2 losange et presunto comme exutoires.

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